TERRASSES à GRENOBLE: DEUX POIDS DEUX MESURES

Publié par user1 le

Nouvelle version de «  suivant que vous serez puissant ou misérable » ou plus prosaïquement que vous serez proche ou pas du pouvoir municipal, la nouvelle saga révélée par le « Dauphiné » fait jaser dans les bistrots de Grenoble.

Questionné par  France Bleu Isère mardi par le journaliste Lionel Cariou: «  les restaurateurs ont dénoncé deux poids et deux mesures en matière d’autorisation de terrasses à Grenoble, Y a t il deux poids et deux mesures à Grenoble ? à Eric Piolle le Maire (Verts/PG) a répondu: » Au contraire. il n’y a pas deux poids et deux mesures. On a beau être proche de moi (…) il y a des règles qui s’appliquent. C’est ce que nous mettons en place» . 

Pourtant « Le Tonneau de Diogène »  place Notre Dame et les nombreux restaurateurs qui ont été mis en difficultés ou sont en attente d’une terrasse devraient prendre modèle sur la méthode de Pierre Pavy le propriétaire du 5 qui s’était installé sur le parvis de la salle Olivier Messian, rue du Vieux Temple, un espace municipal: « Nous avions eu un accord tacite du maire il y a deux ans pour installer des tables sur le parvis de la salle Messiaen »  (!) a t il expliqué au Dauphiné (30/8/17).

MEMBRE de SON COMITÉ DE SOUTIEN AUX MUNICIPALES

Membre de son comité de soutien aux élections municipales il lui a semblé  assez  facile de recevoir un accord verbal du Maire.  « L’affaire » du restaurant « lci Grenoble » s’éclaire d’un jour particulier depuis que les riverains excédés ont pris la parole ( Dauphiné du 30/8) et ont expliqué pourquoi après deux ans d’un avantage hors norme , Eric Piolle, le dos aux mur, avait été contraint de faire marche arrière avec son ami le patron du « 5 ».

 » NOUS AVIONS SIGNALÉ A MAINTES REPRISES L’OCCUPATION ILLÉGALE  » 

Le représentant du Conseil Syndical du 6 bis, rue du Vieux­Temple a expliqué  » que, nous avons signalé à maintes reprises l’occupation illégale de cette terrasse (NDLR : si­ tuée sur le parvis de la salle Olivier­Messiaen), c’est par­ ce que, depuis deux ans, on ne peut plus dormir. »

Cet ha­bitant nous tend alors un épais dossier avec des lettres envoyées à la mairie dès le 8 octobre 2016, des mails, des plaintes…  raconte Eve Moulinier :« On ne compte plus le nombre de soirées dansantes qu’on a dû subir jusqu’à deux heures du ma­tin, si bien qu’on ne peut plus ouvrir les fenêtres quand il fait chaud. Le bruit de la ter­rasse est assourdissant.

La règle n'est pas la même pour tout le monde à Grenoble

La règle n’est pas la même pour tout le monde à Grenoble

LE PARVIS PRÊTÉ SANS CONTREPARTIE 

« Très vite, on s’est étonné auprès de la municipalité que le par­vis de la salle Messiaen ait été ainsi prêté sans contre­ partie. On lui a demandé de produire la convention la liant à l’établissement, mais on n’a jamais eu de réponses. « 

Il nous tend ensuite des photos prises depuis certains étages : « Regardez la terras­se, comme elle a pu être bon­dée. Regardez comment des tables ont été également ins­ tallées dans la rue, à quel­ques centimètres du passage des voitures. Regardez, ce jour-­là, ce câble électrique qui avait été tiré depuis l’im­meuble au mépris de toute règle de sécurité ! »

LE DÉPUTÉ OLIVIER VERAN INTERVIENT SANS RIEN SAVOIR 

Il ajoute : « on va se battre, on ne laissera pas tomber l’affai­re. Certes, quand on voit que le député Olivier Véran a pris la défense sur Facebook du restaurateur, sans même avoir écouté ce que certains riverains ont à dire, on a un peu l’impression que notre voix ne compte pas. Mais on continuera à se battre. »

Un voisin raconte aussi au « Dauphiné » que le soir quand il fermait ses fenêtres en pleine chaleur «  on n’arrivait même plus à se parler avec ma femme tel­lement les voix étaient for­tes. Avant, j’entendais de la musique classique dans la rue, celle des concerts de la salle Olivier­Messiaen. C’était un vrai bonheur. Mais tout a changé… »

 » DEUX ANS SANS AUTORISATION? DE QUI SE MOQUE T ON ? »

Ce propriétaire ajoute : « Vous avez vu la page Fa­cebook du restaurant ? Sur de nombreuses invitations, on peut lire des phrases du style “Venez danser jus­qu’au bout de la nuit !”

« Donc, c’est une boîte de nuit ! Pourtant, ils n’ont pas l’autorisation pour cela, comme ils n’avaient pas l’autorisation pour la terras­se. Quand je vois M. Pavy parler d’accord “tacite” avec le maire, je suis outré. De quel droit ? On fait chier les bars de la place Notre­ Dame quand leurs terras­ses dépassent de 30 centi­mètres et là, lui, il a pu ex­ploiter la sienne pendant deux ans sans véritable autorisation. De qui se mo­que ­t­ on ? »

OCCUPER L’ESPACE PUBLIC SANS AUTORISATION, NI DROITS DE VOIRIE: 1,5 M€ de CA

Depuis deux ans un restaurateur sans droit ni titre et probablement sans payer de droits de voirie a  donc occupé l’espace public et un parvis propriété de  la ville!  On espère que les Conseillers municipaux vont au moins demander le retard en droits de voirie. Pierre Pavy a annoncé 60 000 € de chiffre d’affaires par mois soit de l’ordre de 1,5 M€ en deux ans. Sans investissement , ni frais de location et de voirie, c’est en effet une belle affaire!

Il aura fallu 2 ans de pression des riverains, la saisine de toutes les instances pour que le Maire finisse par craquer et soit contraint de  changer publiquement de position à l’égard du membre de son comité de soutien. Mais les effluves de l’arrière cuisine de la municipalité empestent l’atmosphère.

Le MONTANT de la  FACTURE du POT DES VERTS POUR LEURS CANDIDATS SERAIT INTÉRESSANT 

Rappelons que c’est sur ce parvis , dans cet établissement qu’Eric Piolle présentait les candidats Verts aux dernières élections législatives. Il serait intéressant que le montant et la date de la facture de  » Ici Grenoble » réglée par les Verts pour cette prestation soit rendu public. A grenoble c’est le temps des copains et des coquins qui se cachent derrière leurs vélos en étant actionnaires à Singapour. 

LE CONTRIBUABLE EST EN DROIT DE DEMANDER DES COMPTES

Il a fallu que l’affaire éclate pour qu’Eric Piolle y mette un terme. Mais c’est trop tard. Les faits ne sont pas prescrits et le contribuable Grenoblois est en droit de demander de comptes sur ces passe-droits et la perte de recettes pour le contribuable qui