VERDICT DE L’INSEE : GRENOBLE SE PAUPÉRISE AVEC UN CUMUL DE SIGNES DE PRÉCARITÉ

Publié par Les Républicains 38 le

 Un nouveau coup de massue vient de tomber sur la municipalité de Grenoble . Il émane de l’INSEE et on ne sait pas si on lui donnera autant d’espace localement que les mirifiques classements sur lesquels la municipalité Destot base sa propagande. Pendant que l’adjoint au Bétonnage, Philippe de longevialle  ( app PS) « tchatche  »  dans tous les sens du termes sur la densification indispensable, la ville « compacte » qu’on nous impose le réel -lui – se rappelle à l’ordre. Il surgit .

TOUS LES QUARTIERS DENSIFIÉS ONT PRODUIT DE LA PRÉCARITÉ

Il est terrible. Tous les quartiers densifiés ont produit de la précarisation et celle ci s’est aggravée ces 20 dernières années selon l’INSEE qui vient de publier son rapport pour l’agglomération Grenobloise(  http://www.insee.fr/fr/themes/document.asp?reg_id=8&ref_id=14085)

Pour l’INSEE « Grenoble se distingue nettement des autres communes, par son poids  (40 % de la population de la communauté d’agglomération) et par le cumul de signes de précarité. Quel que soit le type de précarité, les indicateurs y affichent des valeurs parmi les plus élevées ».

LA PART DES BAS REVENUS À GRENOBLE EST SUPÉRIEURE DE 9 POINTS À LA MOYENNE DE L’AGGLO

« Ainsi, la part des allocataires Caf de la commune de Grenoble vivant sous le seuil des bas revenus en 2005 est supérieure de 9 points à la moyenne de la communauté d’agglomération ».

« De même, la part des assurés sociaux bénéficiaires de la CMUC est supérieure de 2 points, celle des allocataires Caf percevant le RMI de 3 points et celle des bénéficiaires d’une aide au logement de 11 points ».

LES CHÔMEURS DE FAIBLE QUALIFICATION SONT SUR REPRÉSENTÉS

« En matière d’emploi, la situation des habitants apparaît également très précaire. Les chômeurs, notamment de faible qualification, sont sur-représentés.

Il en est de même pour les allocataires du RMI. La précarité touche surtout les familles, avec par exemple 12 % des allocataires Caf qui sont des familles monoparentales à bas revenus. Enfin, près des trois-quarts des allocataires Caf perçoivent une aide au logement. En 1999, la quasi-totalité des logements sont des appartements en HLM dans la Zus « Teisseire, L’Abbaye, Jouhaux, Châtelet » et les trois-quarts dans la Zus « La Villeneuve : Les Essarts, Surieux ». »

LE CENTRE DE GRENOBLE MONTRE DES SIGNES FORTS DE PRÉCARITÉ

Ajoutant :  »  Par ailleurs, d’autres secteurs géographiques montrent certains signes de précarité, comme par exemple le centre de Grenoble » . L’INSEE cite  « dans le centre ancien, dépassant largement le quartier Cucs « Notre Dame / Très Cloître / Alma » et  autour du cours Berriat.La précarité liée à l’emploi est surtout marquée dans le centre ancien. La sur-représentation de salariés à temps partiel dans le centre ancien laisse aussi supposer la présence de travailleurs pauvres. »

En effet au lieu de résoudre les problèmes de milliers d’habitants qu’elle est incapable d’aborder la municipalité a décidé d’étendre ces problèmes à toute la ville.

4000 GRENOBLOIS VIVENT SOUS LE SEUIL DES BAS REVENUS

Selon l’INSEE « 4000 personnes vivent  sous le seuil des bas revenus en 2005. C’est 10 points de plus que dans l’ensemble des 8 communes. Les bénéficiaires de  la CMUC représentent 17 % des assurés sociaux, deux fois plus que la moyenne des 8 communes. Ils sont ainsi près de 7 000 dans ce cas. En matière d’emploi, la situation des habitants apparaît également très précaire. Les chômeurs, notamment de faible qualification, sont sur-représentés. Il en est de même pour les allocataires du RMI. La précarité touche surtout les familles, avec par exemple 12 % des allocataires Caf qui sont des familles monoparentales à bas revenus »

En étendant à toute la ville cette politique plutôt que de s’attaquer aux problèmes de ces populations, c’est Grenoble dans son ensemble qui se paupérise avec des conséquences dramatiques.

L’UMP ne cesse par ses élus et militants d’alerter sur la situation de Grenoble: la municipalité poursuit et accélère même sa politique avant les échéances électorales pour tenter de la rendre irréversible.(DENSIFICATION DE L’AGGLO : DESTOT/BAÏETTO ACCÉLÈRENT)

BEAUCOUP D’ÉLUS DANS LE SOCIAL ET C’EST L’AGGRAVATION DE LA SITUATION

Olivier Noblecourt  Adjoint (PS) au Maire, suppléant de Michel Destot a pourtant participé à la conférence sur la pauvreté au Palais d’Iéna ( notre photo) . Il est revenu pour expliquer que Grenoble était un modèle suivi par tout le monde . Sauf que les autres villes ne connaissent pas cette situation, que visiblement Lyon n’a pas suivi la même puisque les chiffres ne sont pas les mêmes . Plus nous comptons d’élus dans le social plus la situation de Grenoble s’aggrave (Outre Olivier Noblecourt ((O.NOBLECOURT (PS) UNE PRATIQUE À L’OPPOSÉ DE SES ENGAGEMENTS  ) 3  Adjoints au Maire ( 2900 E/mois) Florence Hanff, A.Djellal , C.Deslattes  ont à voir avec la solidarité  et 5 Conseillers Municipaux délégués ( 1300E/mois) Stéphane Gemmani ( préconisation sociale !) Michèle Josserand ( engagement associatif !) Hakima Necib ( Prévention de la délinquance) Bity Dieng ( économie solidaire) Linda El Haddad ( discriminations) .

C’EST LA MÊME POLITIQUE DE DENSIFICATION DEPUIS VILLENEUVE

Mais globalement, avec des mots nouveaux, des formules différentes le PS et ses alliés sont en train de tenter de réitérer, réparti sur la ville ,l’opération Villeneuve qui avait été vendue pour avec la même propagande  : crise du logement , mixité sociale, densification indispensable ( à l’époque pour les équipements publics , maintenant pour les transports en communs!) . Car » la ville compacte » telle qu’on la voit naître rue Hoche par exemple avec des immeubles qui se touchent, un hôtel en construction sur un terrain public pour réduire le parc public c’est évidemment  un scandale .

Les 10 000 habitants à Jean Macé /Quai de la Graille aussi. Le projet de Lesdiguières s’inscrit dans cette fuite en avant.(LESDIGUIÈRES à Grenoble: 15000 M2 de commerces et 150 logements sur un hectare!)

Toute la ville est  touchée . Les chiffres terribles de l’INSEE inscrivent les résultats de demain dans ceux d’hier. Mais une ville entièrement paupérisée avec des impôts et une dette tels que Grenoble les a accumulés c’est  une explosion à terme.

C’est en effet cette politique qui paupérise et précarise la ville.

C’est pourquoi le coup d’arrêt à la politique de bétonnage devient très urgent.

GRAPHIQUE EXTRAIT DU RAPPORT INSEE:

 La précarité monétaire touche aussi le centre-ville de Grenoble

 

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