UNIVERSITÉS: 11 PRÉSIDENTS DÉNONCENT LA LOI FIORASO qui revient à la « logique administrative «

Publié par Les Républicains 38 le

Alors que le texte  de loi sera examiné en Conseil des ministres fin mars, le monde universitaire s’inquiète des insuffisances du projet de loi proposé par Geneviève Fioraso.

Parmi les 11 Présidents d’universités qui ont décidé de protester figure Lise Dumasy, présidente de l’université Stendhal Grenoble-III.  C’est un nouveau coup dur pour la Ministre qui avait déjà subi un lourd revers à Saclay (G.FIORASO CHUTE À SACLAY selon le « Nouvel Observateur « ).

 

TACLÉE DEUX FOIS PAR LE GOUVERNEMENT

D’autant qu’elle a été taclée deux fois par le gouvernement : sur les PPP PPP: J.Cahuzac (PS Budget ) dément G.FIORASO (PS Universités)! et sur la demi part étudiant (Encore un succès ! G.FIORASO (PS) SÈCHEMENT DÉMENTIE PAR LE GOUVERNEMENT) ; ça tourne à la débandade.

Dans leur «  lettre ouverte «  les 11 Présidents estiment que «ce projet de loi n’est pas à la hauteur de l’université du XXIe siècle», Ils appellent «les élus de la nation» et la communauté universitaire, à se saisir de ces questions, «pour une loi ambitieuse, concertée, à la hauteur des enjeux réels».

PAS DE CAP STRATÉGIQUE CLAIR SUR DES SUJETS MAJEURS

Pour eux «il ne ressort pas de cap stratégique clair sur des sujets majeurs tels que la démocratisation de l’enseignement supérieur ou le rôle de la recherche pour la société».( Recherche: G. Fioraso (PS) ENFONCE LES PORTES OUVERTES).Sur un plan financier le projet de loi «n’apporte aucune garantie aux établissements sur l’engagement de l’État à assurer un financement intégral et adéquat de leurs charges».

Plus grave selon eux, «le projet de loi est totalement silencieux sur les moyens». Les onze présidents rappellent ainsi la demande de la Conférence des Présidents d’université (CPU) d’inscrire dans la loi le principe de sécurisation de la masse salariale.

UNE DIMINUTION CONSTANTE POUR LA RECHERCHE

La lettre dresse un constat particulier sur le monde scientifique universitaire. En terme de dépenses allouées à la recherche, elle explique que la France est désormais la quinzième, en diminution constante  depuis 2002 (….) . Ils qualifient cette situation de particulièrement grave, «dans un contexte de désaffection grandissante des jeunes pour les sciences».

«Ce projet de loi comporte d’autres silences inquiétants», notamment sur «le rôle des organismes dans le nouveau paysage de l’enseignement supérieur et la recherche», et dans des domaines universitaires en difficulté comme les sciences humaines et sociales.

11 SIGNATAIRES REPRÉSENTANTS TOUTE LA FRANCE

Les onze signataires sont :Mohamed Amara, président de l’université de Pau et des Pays de l’Adour,Fabienne Blaise, présidente de l’université Lille-III,Philippe Boutry, président de l’université Paris-I Panthéon-Sorbonne, Lise Dumasy, présidente de l’université Stendhal Grenoble-III,Rachid El Guerjouma, président de l’université du Maine Le Mans-Laval, Anne Fraïsse, présidente de l’université Montpellier-III, Jean-Michel Minovez, président de l’université Toulouse-II Le Mirail, Jean Peeters, président de l’université de Bretagne-Sud, Pascal Reghem, président de l’université du Havre, Jean-Paul Saint-André, président de l’université d’Angers, Danielle Tartakowsky, présidente de l’université Paris-VIII

LA MINISTRE N’A PAS ÉCOUTÉ LES ASSISES QU’ELLE A ORGANISÉ

De son côté, la Conférence des présidents d’université (CPU), qui a tenu jeudi une réunion exceptionnelle a exprimé son inquiétude sur les moyens. «Pour l’heure, le projet de loi n’y fait pas allusion, alors même que le rapport des assises de l’enseignement supérieur le préconisait», s’inquiète Jean-Loup Salzmann ,président de la CPU récemment élu.( UNIVERSITÉS: G.FIORASO accusée de « manque d’ambition  » et  » de bricolage »); En effet, le rapport Le Déaut – du nom du député PS chargé par le premier ministre de tirer les conclusions législatives des assises tenues en novembre – suggérait que la future loi soit accompagnée d’un livre blanc fixant pour les cinq années à venir les objectifs et «les moyens financiers et administratifs» pour les atteindre. Mais évidemment les  » assises  » comme nous l’avions annoncé n’ont servi à rien pour la Ministre. On connaît les méthodes de G.Fioraso.( G.FIORASO : « RIEN SUR LE FOND » selon les associations)

«Pour 2013, notre budget de fonctionnement a diminué de 4 %», ajoute Jean-Loup Salzmann.

LE RECTEUR NOMMERAIT LES REPRÉSENTANTS DE L’ÉCONOMIE ! POURQUOI PAS LES PRÉSIDENTS?

La question de la gouvernance suscite aussi des inquiétudes. Les fameuses «personnalités extérieures» du conseil d’administration, issues notamment du monde économique, ne seraient plus désignées par le président et pourraient ainsi participer à son élection. Le ministère souhaite qu’elles soient désignées par le recteur, avec les effets qu’on imagine. «Si tel était le cas, autant que le recteur nomme directement le président!», lance Jean-Loup Salzmann.

LA MÉTHODE FIORASO : SECTAIRE ET DOGMATIQUE , À L’OPPOSÉ DE SON DISCOURS

On retrouve bien la méthode Fioraso totalement sectaire et dogmatique à l’opposé de son discours : c’est le Recteur nommé par le gouvernement qui désignerait les représentants de l’économie : à Grenoble on propose Alain Pilaud Président de la SEM Alpexpo , déjà sur la liste pour l’Ordre du Mérite…( M.DESTOT (PS) demande l’Ordre du Mérite pour A.Pilaud (PS) qui a conduit ALPEXPO à la faillite).

Plus radical, le Snesup, premier syndicat du supérieur classé à gauche, fustige le manque d’ambition du texte.

LA LOGIQUE ADMINISTRATIVE REPREND LE DESSUS

Pour Valérie Pécresse ex-ministre de l’Enseignement supérieur, qui a porté la loi d’autonomie , la deuxième étape passerait par la mise en place d’une «orientation sélective» et une ouverture plus forte sur le monde économique. «Avec la loi LRU, j’avais rendu à l’université sa fierté, estime-t-elle. Nous étions dans une logique d’initiatives et d’élan. Aujourd’hui, le mot “excellence” est banni du projet de loi et la logique administrative semble reprendre ses droits.»

ELLE NE SAIT PAS CE QUE SONT L’INITIATIVE ET L’ÉLAN

C’est tout à fait l’état d’esprit de Geneviève Fioraso qui sait seulement  gérer de l’économie mixte avec les fonds publics en protection. Que ce soit l’expérience Corys avec Michel Destot et Stéphane Siébert (DESTOT / FIORASO : Pourquoi le rapport publié par Atlantico est une bombe) ou bien les SEM « à la grenobloise «  la recette est toujours la même : des frais de fonctionnement élevés car des affidés sont recrutés, les investissements, subventions sont publics et les bénéfices – quand il y en a – sont privés.(de la BPI à l’économie Mixte à la Grenobloise: les dérives de la gestion G.Fioraso)

C’est la « logique administrative » dont on mesure maintenant les résultats à Grenoble . Et que Geneviève Fioraso voudrait étendre à l’université Française. Cela ne risque pas d’arranger ses performances.

 

 

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