UNE HABITANTE DU CENTRE VILLE À E.PIOLLE : «J’AI EMMÉNAGÉ VENDREDI, DEPUIS JE DORS À L’HÔTEL…»
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8 août 2017 06:08 Commentaires fermés user1

Le centre ville explose et comme le résume un habitant dans le DL (5/8/17) :  « Dans la journée, l’hy­per­centre devient assez mort et la nuit, ce sont des nuisan­ces jusqu’à 3 heures du matin ». La combinaison d’activités monothématiques (débits de boissons) avec  l’occupation illicite de l’espace public par les bandes avinées et la mendicité, la saleté, l’insécurité, le bruit  produit une déflagration.

LA MUNICIPALITÉ PIOLLE (Verts/PG) TRANSFORME LES CO-PROPRIÉTÉS EN HLM

S’y ajoute la progression du déséquilibre social par la multiplication des HLM :  le quartier des antiquaires (rues Gaché, Bayard, de la Paix, place des Tilleuls…) se trouve de plus en plus enserré entre les HLM de la rue Très-Cloitres (la scandaleuse destruction du bâti ancien côté pair par la municipalité Dubedout a été une catastrophe urbanistique ) et  ceux de la place Sainte Claire et de la rue Raoul Blanchard ou l’OPHLM achète appartement par appartement(  2,4, 17  rue Raoult Blanchard , 7 place Sainte claire et 13 place Sainte Claire …) . Si elle équilibrait les attributions, ce ne serait pas grave.

LES ACQUÉREURS IGNORENT QUE L’OPHLM EST PROPRIÉTAIRE MAJORITAIRE ! 

Evidemment cette politique est conduite dans l’opacité la plus complète et les acquéreurs du secteur ignorent le plus souvent qu’à côté d’eux , voire dans leur immeuble , l’OPHLM est leur co-propriétaire majoritaire.
Ceux qui veulent partir le cachent et mettent en vente dans de rares moments de calme afin de tromper ces accédants à la propriété. 

Hier la lettre ouverte à Eric Piolle d’une nouvelle victime de cette politique adressée à la presse et aux réseaux sociaux est une nouvelle bombe que la municipalité ne peut pas ignorer . Elle résume trop bien la descente aux enfers que vivent les grenoblois y compris au centre ville.
Pas seulement dans les cités et à Jouhaux.

Nous la publions intégralement,

 » JE PENSAIS NAÏVEMENT QU’AU CENTRE VILLE J’ÉTAIS à L’ABRI des TROUBLES »

Monsieur le Maire,

« J’appartiens d’ores et déjà à la catégorie de plus en plus nombreuse des grenoblois spoliés par la politique de la ville.Je viens d’acheter un appartement rue Raoul Blanchard , je me suis endettée pour 25 ans, j’ai mis mes économies gagnées à la sueur de mon front car je pensais naïvement qu’en acquérant au centre ville je serai à l’abri des troubles que vivent les quartiers de Grenoble. Lorsque j’ai visité par deux fois l’appartement, la co-propriété était vide.

« LE VENDEUR FUYAIT L’IMMEUBLE APRÉS VOUS AVOIR ALERTÉ PENDANT 18 MOIS ! « 

« Le nom du bailleur , Actis, qui a racheté la plupart des appartements n’est pas mentionné dans l’immeuble. Le vendeur ne m’a évidemment pas informée de cette situation. Il fuyait lui-même l’immeuble après vous avoir alerté pendant 18 mois et avoir reçu des réponses dilatoires de vos services sur le thème « on ne peut rien faire » comme si à ce niveau de nuisance l’autorité publique ne pouvait pas dresser procès verbal, prendre des décisions d’expulsion en cas de récidive car être logé socialement comporte aussi un minimum de devoirs à l’égard de la collectivité.

« LES APPARTEMENTS QUE VOUS ATTRIBUEZ SONT SUR-OCCUPÉS ILLICITEMENT « 

« Car j’ai emménagé vendredi dernier et depuis cette date je dors à l’hôtel. En effet je me lève tôt le matin travaillant à Valence et il est impossible de dormir dans l’immeuble: tapage nocturne jusqu’à 4 heures du matin, crachats, , parties communes saccagées, oeufs jetés sur mon porche, pisse sur mon paillasson , objets balancés des fenêtres, vols, portillon bloqué faute de badges suffisants car les appartements que vous attribuez sont sur-occupés illicitement … la liste qui décrit une vie infernale est longue.

« LA DAME DU MAGASIN de COUTURE AGRESSÉE, UN PROPRIÉTAIRE du PREMIER a DÉCIDÉ de LOUER »

« J’ai lu que cela se passait dans les cités aussi comme à Jouhaux mais j’ignorais que la place Sainte Claire et la rue Raoult Blanchard ou l’OPHLM gère de plus en plus d’immeubles étaient aussi dans cette situation: rue Raoul Blanchard à ma connaissance il ne reste plus que 4 co-propriétaires.

« La dame qui tient un magasin de couture au rez de chaussée de la rue Raoul Blanchard a été agressée dernièrement dans la co-propriété, violentée,sac arraché , son commerce volé , au premier étage un propriétaire a décidé de ne plus habiter et  de louer, au deuxième un couple vient d’acquérir et subit la situation dans le désespoir.

« C’EST ÇA LA VILLE APAISÉE ?  » 

« C’est ça « la ville apaisée » ? c’est vous, par vos décisions, par vos attributions de logements, par le déséquilibre insensé que vous créez entre co-propriétaires et locataires créez ce que nous vivons. Le syndic m’a expliqué que j’avais commis une faute d’acheter dans cet immeuble et que si je voulais revendre il me faudrait perdre un tiers de mon prix d’acquisition.

« Vous imaginez bien entendu les conséquences pour moi et aussi pour l’immeuble, puis pour le quartier , puis pour la ville au fur et à mesure que des personnes comme moi abandonnerons écoeurés et serons remplacées par d’autres qui vivront aussi hors la loi?

« A GRENOBLE  IL N’Y AURA PLUS de PLACE POUR CEUX QUI VIVENT de LEUR TRAVAIL »

« Je vous demande justice et équité, je vous demande de faire appliquer la loi qui serait appliquée sans faillir à une personne comme moi si j’avais de tels comportements, je demande aux grenoblois qui partagent mon analyse ou qui vivent la même situation de m’apporter leur soutien et si un homme de loi ou un avocat veut me seconder il sera le bienvenu ( un mail ? )

« Monsieur le Maire, Président d’Actis vous ne pouvez pas rester indifférent quand vos décisions aboutissent à ruiner ceux qui vivent de leur travail – il en reste à Grenoble malgré les déclarations du Procureur de la République sur l’argent de la drogue- car dans le cas contraire la ville sera tellement gangrénée qu’il n’y aura plus de place pour eux.

Espérons que devant ce cas concret, cet appel à l’aide émouvant et précis,  la municipalité sortira de sa léthargie et de son indifférence.Et mettra fin au déni.

Photo de une: rue Raoul Blanchard, en plein centre ville de Grenoble, une habitante doit dormir à l’hôtel….

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