ROYBON: L’IMMOBILISME d’A.VALLINI (PS) PRODUIT du CHÔMAGE

Publié par Les Républicains 38 le

La limite des déclarations martiales d’André Vallini (PS) est toujours très vite trouvée. Comme l’ont expliqué Jean-Pierre Barbier, Député ( UMP) et Jean-Claude Peyrin Président de l’UMP38 lors de la présentation des candidats aux élections départementales: « Depuis 14 ans on a eu des annonces, beaucoup d’annonces aucune réalisation » .

Ainsi le dossier de Center Parcs est il en train d’illustrer l’immobilisme de la majorité socialiste /PC/Verts du département, inversement proportionnelle à ses déclarations d’efficacité.

LES VERTS ONT INSTALLE des BARRAGES et BLOQUENT LE CHANTIER

Depuis le 30 novembre les zadistes ont pris posses­sion d’une maison forestière abandonnée, La Marquise, si­tuée à proximité du chantier. En fait ce sont des Verts de la nébuleuse de l’extrême gauche qui ont d’ailleurs reçu le soutien d’ Eric Piolle ( Verts/PG) , des membres de sa municipalité ( O.Bertrand, M.Boileau…) se rendant sur place .Ils ont refusé de condamner les violences.  Les contestataires ont installé des barrages pour bloquer l’accès au chantier. Pour poursuivre le défrichement autorisé par les décisions de justice,il faudrait les déloger . Aucune décision n’est prise et les mois passent.

LE CHANTIER EST à l’ARRÊT DEPUIS MI-DECEMBRE

Or la première phase de travaux était prévue jusqu’à l’été 2015. Il s’agissait de défri­cher le site, ce qui représente 80 hectares. Dans le calen­drier initial, les travaux de voi­rie et réseaux divers devaient se dérouler en mai et juin 2015, avant la construc­tion des cottages à l’automne. Le défrichement est  à l’arrêt depuis mi­ dé­cembre.

Le « DL » ( 17/1) raconte combien les entreprises et les habitants sont en colère ou désabusés . 700 emplois sont en jeu au final mais des centaines aussi pour le chantier. Dans un département de plus de 57 000 chômeurs l’immobilisme l’emporte.

 » JE NE CROIS PLUS AU SYSTEME »

Ainsi Philippe Rosaire chef d’agence pour Sintégra société de géométres intervenant pour Center Parcs  « ne croit plus au projet et ne croit plus « au système ».Depuis le 4 dé­cembre, il ne peut plus approcher le chantier. « On n’a jamais pu reprendre le travail. Pourtant, tous les matins, on devait retourner sur place pour constater qu’on ne pouvait pas tra­vailler. On a arrêté de faire ça depuis le début de l’an­née, en accord avec le grou­pe Pierre & Vacances.Il avoue:« Je l’ai très mal vécu et encore aujourd’hui, je le vis très mal. On nous empêche de travailler. L’état de droit n’est pas respecté. On se sent abandonné par les autorités. »

UN PLAN de LICENCIEMENTS

Au­ delà de ce sentiment, la suspension du chantier a des conséquences sur la si­tuation financière de son entreprise. « Pour nous, c’est une perte d’environ 15 000 euros. Un plan de licenciement est en train de se mettre en place. Nous sommes 85 employés, entre 4 et 6 personnes pourraient être licenciées. J’ai été en contact avec des entrepri­ses de Sivens, ils sont dans la même situation que nous… »

SCIERIE COMBALOT: UN SOUS TRAITANT CAILLASSE

François Brun­ Buis­son dirige la scierie Com­balot à Viriville. Lui aussi doit travailler sur le chan­tier de Center Parcs. Lui aussi a tout arrêté en dé­cembre. « Nous sommes in­tervenus jusqu’au 18 dé­cembre. Nous avons abattu 40 hectares et stocké le bois sur 12 hectares. Mais un sous­ traitant s’est fait caillassé. On a préféré éva­cuer, on avait plus d’un mill­ion d’euros de machines sur place. Alors, pendant deux semaines, nous avons été obligés de travailler manuellement, avec des bûcherons et des tronçon­neuses. Et une armée de vigiles… »

ILS VEULENT RECUPERER NOTRE TRAVAIL GRATUITEMENT

François Brun­ Buisson, pa­tron de 14 salariés, compte ses pertes. En rongeant son frein. «Nous n’avons pas pu commercialiser le bois que nous avons coupé sur le chantier. Il devait être ven­du et livré. C’est une perte de 7500 € pour le mois de décembre. Et un manque à gagner de 7 000 € par jour… Maintenant, nous al­lons essayer de récupérer ce bois coupé. Mais nous avons appris que les zadis­tes lançaient un appel aux “mal­chauffés” pour le ré­cupérer gratuitement ! Je reste calme, mais au fond de moi, je bous. » Le chef d’entreprise lâche : « 2015 va être une année difficile. »

 » TOUTES LES AUTORISATIONS pour CONTINUER »

La res­ponsable de la communi­cation  du groupe Pierre et Vacances,Valérie Lauthier précise : « Le chantier est aujourd’hui empêché par les zadistes. Nous avons pourtant toutes les autorisations né­cessaires pour continuer ».

La balle est dans le camp de l’Etat. Justement l’Isère compte deux Secrétaires d’Etat, Geneviève Fioraso et André Vallini aux abonnés absents. Sauf pour les déclarations définitives. Aucune initiative, aucune décision. La politique du chien crevé au fil de l’eau se poursuit.

A.VALLINI ( PS) : IL NE RESTERAIT QUE LA COMMUNICATION

L’Isère très en difficultés sur le front de l’emploi, avec des travaux publics sinistrés n’admettra pas un nouveau blocage d’un dossier d’investissement indispensable. Après la mise aux oubliettes par André Vallini du Tramway jusqu’à Moirans, du contournement Nord de Grenoble, de la 3 eme voie de A 480, de l’achévement de Grenoble Sisteron , l’arrêt du chantier de Roybon serait le point final d’une gestion de 14 ans du département dont il ne resterait qu’un système de communication.

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