TRAM E: La MORT du COMMERCE GRENOBLOIS ?

Publié par Les Républicains 38 le

Et si, pour le commerce Grenoblois, la ligne E du Tram était la ligne de trop? Un an après la fin des travaux, 5 ans après leur début (!) la question peut se poser.

Avec sa mise en service l’entrée nord de Grenoble ne laisse plus s’écouler qu’un boyau de véhicules individuels rejoignant les autres rétrécissements des entrées de ville. Le message est toujours le même: les voitures ne sont pas les bienvenues. Il s’agit de créer volontairement des goulots d’étranglement qui découragent. Cette doctrine éclairée a été rappelée récemment par Y.Mongaburu (Verts/Ades):  » élargir la voirie c’est augmenter la congestion » (!).

DES SITUATIONS INSUPPORTABLES

Ce dogmatisme produit à la marge des situations insupportables: ainsi rue Casimir Brenier les habitants doivent supporter l’encombrement quotidien de 8000 véhicules/jour parce que la municipalité Piolle (Verts/PG) refuse d’ouvrir le quai Claude Bernard dans les deux sens ce qui aurait l’inconvénient de…faciliter la circulation .

LA GAUCHE a SUPPRIME 2200 PLACES de STATIONNEMENT EN 10 ANS….

Alors que dans les années 90 la création des premières lignes de Tram s’accompagnait d’une politique hardie de réalisation de places de stationnement , à partir de l’arrivée de la gauche et des Verts aux commandes elle a été inversée. Alors que des parkings conséquents étaient créés aux abords des nouvelles lignes ( 1000 places à Europole, 650 places à Denfert-Rochereau , 1000 places au Musée, place de Verdun, à Berriat … ) par la municipalité de droite, la gauche a supprimé 2200 places de stationnement au sol ces 10 dernières années sans véritable compensation.

… ET CREE 6000 LOGEMENTS DEPUIS 5 ANS

En parallèle elle a conduit une bétonisation générale ( + 6000 logements ces 5 dernières années) avec des critères simples: 0,80 place de stationnement par appartement construit sachant que chaque habitant dispose en moyenne de 0,53 voiture par personne (enquête ménage de la Métro) . On imagine combien de voitures chaque appartement  » produit ».

AU POLYGONE, 15 000 NOUVEAUX HABITANTS SANS VOITURES

Le nouveau quartier du Polygone sera un modèle du genre puisque sur la presqu’ile les 15 000 nouveaux habitants seront… sans voitures. Il n’est donc pas prévu de parking! Sauf le permis de construire accordé à une banque , le Crédit Agricole, qui a fait exception: l’établissement aura ses parkings. Toujours cette lutte contre l’emprise des banques qui caractérise la municipalité Piolle(Verts/PG). Mais surtout concession à la réalité quand celle-ci à le poids de l’imposer. Ce qui n’est pas le cas du citoyen de base.

UNE DUREE INTERMINABLE de TRAVAUX NON COORDONNES

La combinaison de ces phénomènes a été mortifère pour le commerce Grenoblois. Sa descente aux enfers a commencé pendant la durée interminable de travaux non coordonnés, avec des entreprises livrées à elles mêmes, l’absence totale de prise en compte de la vie économique. Aucune autorité ne s’est exercée pour les accompagner. Même des rues éloignées des travaux en ont été victimes.

RUES THIERS, STALINGRAD, QUAI PERIERE…

L’exemple de la rue Thiers est parlant. Cette rue commerçante bénéficiait d’une clientèle extérieure à la ville qui n’a plus eu accès pendant environ 4 ans! Durant des mois des travaux de canalisations ont installé des engins de chantier, paralysé des dizaines de places de stationnement , enlaidis la rue. Ses clients extérieurs n’ont plus jamais retrouvé le chemin de la rue. On pourrait citer la rue de Stalingrad, le quai Periere et tant d’autres. Cette paralysie de la ville pendant 4 ans a eu des conséquences commerciales dans tous les quartiers . Et ça continue.

LES ELUS PS PORTENT UNE TRES LOURDE RESPONSABILITE

On imagine ce qu’il en a été sur le trajet du Tram ! la responsabilité des élus qui ont géré le SMTC, la Ville et la Métro est grande. Leur indifférence à ce qui s’est passé mérite sanction. MM Safar, Chiron, Ollivier , G.Fioraso , tous PS qui se sont succédés à la Présidence du SMTC ou comme Premier Vice Président à l’économie de la Métro portent une très lourde responsabilité. Ils ont regardé ailleurs alors que le commerce mourrait et les rideaux tombaient. Ils ont bénéficié malheureusement de la connivence de Jean Vaylet Président ( app PS) de la Chambre de Commerce (CCI) qui n’a pas accompli son devoir de lanceur d’alerte.

3 COMMERCES INDEMNISES à la FIN DES TRAVAUX!

En février 2014, après 4 ans de travaux, seulement… 3 commerces avaient été misérablement indemnisés. Des dizaines avaient disparu corps et biens. La bureaucratie socialiste a été telle qu’on finira dans certains cas par indemniser le… liquidateur judiciaire.

Mais au lieu de combiner un développement harmonieux des transports collectifs avec l’utilisation raisonnée des véhicules individuels, les ayatollahs des transports , ont voulu éradiquer le stationnement. La conséquence est claire, nette, sans appel. Une partie de la clientèle à forte contribution a abandonné le commerce Grenoblois.

« EN FINIR AVEC le DOGME de la CROISSANCE  » ( E.Piolle)

Combinée à la paupérisation de la population du fait des choix de peuplement, de la volonté d’en finir avec le  » dogme de la croissance  » ( dixit E.Piolle) le résultat est désastreux et l’accélération spectaculaire.

En cumul, sur les deux premiers mois de l’année 2015, l’activité commerciale sur le territoire de la CCI de Grenoble (le Sud-Isère) a reculé de 1,2 %. L’extérieur de Grenoble doit compenser la baisse. Au niveau national, sur la même période, le chiffre d’affaires du commerce de proximité est stable (-0,1 %). Une chute qui fait suite à un effondrement en 2014 année pendant laquelle 104 commerces ont déposé le bilan ( + 30% par rapport à 2013) dans la seule ville de Grenoble.

533 LOCAUX VACANTS à GRENOBLE VILLE!

Dans cette même ville … 533 locaux sont vacants dans le fichier de la CCI sachant qu’il s’agit d’un plancher, tous n’étant pas répertoriés par la CCI. Grenoble peut devenir un modèle à l’envers de ce qu’il ne faut pas faire. Et également un très bon exemple des conséquences de l’idéologie de la gauche extrême. Une sorte d’application locale de la Grèce. Et les choses vont très vite. Autant la construction est lente, laborieuse, autant la dégradation entraine la dégradation.

 » J’AI PERDU UN MOIS DE BOULOT a CAUSE du CHANTIER ( C.Janner/ Optical Center)

Le « DL » ( 17/7) interroge des commerçants du cours Jean Jaurès vers la Bastille pour avoir leur point de vue. Il questionne ceux qui ont survécu car d’autres ( tel « Le Petit Paris « ) ne peuvent même plus répondre: installé sur la place de la Bastille , Cyril Janner, responsa­ble d’Optical Center, estime « avoir perdu un mois de bou­lot à cause du chantier ». Pour lui  » L’arrêt est loin, les usagers du tram ne remontent pas jusqu’ici. Comme on fait aussi de l’audition, on travaille avec une clientèle de personnes âgées. Pour elles, ce n’est pas évident de marcher jusqu’au magasin… »

 » J’AI PERDU des CLIENTS » ( Botan Kebab)

Au niveau de l’arrêt Alsa­ce-­Lorraine ? Les commer­çants ne sont pas plus enthou­siastes… écrit le DL :« Il y a du passage, mais c’est une correspondan­ce : les gens ne s’arrêtent pas, ils courent pour attraper la li­gne A ou B », soupire l’un d’eux. « Le commerce marchait mieux avant. J’ai perdu des clients, appuie le patron du Botan Kebab. Des maga­sins continuent de fermer. »

 » IL N’Y A PLUS de PASSAGE, les GENS NE PEUVENT PLUS STATIONNER » ( O.Bichard L’Exception)

Entre Alsace Lorraine et la Bastille c’est la mort programmée. Pas d’arrêt, pratiquement pas de stationnement.  » Il n’y a plus de passage ! », déplore Olivier Bichard, chef et gérant de L’Exception. « Au début du chantier, je travaillais avec une semaine de réservations en avance ; à la fin, c’était à flux tendus, explique le res­taurateur. Je le ressens sur les repas professionnels. Des gens faisaient le détour pour manger. Aujourd’hui, ils me disent qu’ils ne peuvent plus stationner à proximité et qu’ils n’ont donc plus le temps de déjeuner chez moi. » (DL du 17/7)

 » J’AI PERDU 30 % de MON ACTIVITE » ( C.Gresse , magasin de sports)

De l’autre côté de la rue, le magasin d’articles de sports a également souffert. « J’ai per­du 30% de mon activité, je n’ai toujours pas retrouvé mon chiffre d’affaires de 2011, explique Christophe Gresse, gérant. Ceux qui avaient des habitués ont survécu aux tra­vaux, les autres ont fermé… »

 » DES CHOIX EN FONCTION des CONNEXIONS du RESEAU » ( Y.Mongaburu Verts/Ades)

A ces situations factuelles Yann Mongaburu Président (Verts/Ades) du SMTC répond comme une fiche technique avec son dogmatisme habituel . Pas d’arrêt de tram?  » le choix de la loca­lisation des arrêts de tram­way s’est fait en fonction des connexions du réseau de transport en commun. » On se doutait bien qu’il n’avait pas pris en compte la donnée économique!

Les personnes âgées qui ne peuvent pas accomplir des distances si longues? « il y a une mécon­naissance des services et du temps qu’on met à pied pour y accéder. Il faut travailler sur la signalétique et sur le cheminement piéton » (!). Il faudra le leur dire.

PAS DE LIGNE de TRANSPORTS COLLECTIFS de TROP

Tous ces espaces larges perdus et inoccupés entre la Bastille et Alsace Lorraine alors qu’il manque tant de places de stationnement? Au contraire: « sur ce carrefour, se posent également des diffi­cultés d’usage pour les pié­tons. S’il devait y avoir une reprise d’espace, il faudrait penser à tous les modes de déplacement « . On se demande s’il a parcouru le secteur a pieds ?

Alors la ligne de trop? Evidemment non, une ligne de transports en communs supplémentaire n’est jamais superflue. La méthode pour l’insérer avec la décision d’éliminer l’automobile , la suppression de tout stationnement, la création volontaire de goulots d’étranglement pour l’accès à la ville, tout concourt à étouffer l’activité commerciale.La faute est là.

LA DROITE AVAIT INTEGRE les DONNEES COMMERCIALES.

En réalisant les premières lignes de Tram la droite avait intégré les données économiques: compensation par la création de grands parkings. Refus du site propre infranchissable avenue Maréchal Randon et cours Berriat pour sauvegarder la fluidité du trafic automobile , l’accès aux commerces et la sécurité. Le désintérêt de certains élus de gauche et le systématisme d’autres produisent le résultat d’aujourd’hui.

Les conséquences sont énormes en termes d’emploi, d’animation, de recettes fiscales, de sécurité . Il serait temps pour les élus PS et Verts qui dirigent Grenoble et l’agglomération de se réveiller et de regarder en face la réalité qu’ils ont créée.

Photo: 4 commerces côte à côte qui ont fermé leur porte rue Corneille à Grenoble. Une situation courante dans la ville.

 

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