TRAINS RÉGIONAUX en ISÉRE: L.WAUQUIEZ MET LE PAQUET SUR L’AMÉLIORATION

Publié par user1 le

Des infrastructures obsolètes, un matériel hétérogène, un coeur de réseau saturé, des trains en retard ou qui n’arrivaient pas… le bilan en matière de trains régionaux est édifiant.

Il émane pourtant des donneurs de leçons sur les transports publics qui se mobilisent notamment actuellement pour la ligne Grenoble-Gap.
La majorité sortante de la Région conduite par JJ Queyranne (PS) comptait pourtant une Iséroise, Eliane Giraud (PS) comme Vice Présidente aux Transports ! Le co-président du groupe Verts de la majorité régionale s’appelait… Eric Piolle (Verts/PG). Mais ça n’empêche aucun  de pérorer haut et fort.

UN RETARD ABYSSAL en ISÉRE : BILAN DE LA GESTION DE LA GAUCHE et DES VERTS 

D’autant que l’Isère subit au niveau des trains régionaux le retard abyssal que lui procure l’absence de ligne à grande vitesse entre Saint Exupéry et Grenoble: les TGV encombrent la ligne classique, empêchent de bénéficier de TER rapides et nombreux, rendent difficile l’entretien de la ligne qui ne peut s’effectuer que la nuit. Rappelons au passage que Bordeaux est à 2 heures de Paris et que … Chambéry a obtenu avec le Lyon-Turin que la ville soit directement desservie.
Bref une incurie dans ce dossiers de la part de ceux qui ont été ensemble les patrons de la Région et de l’Isère. MM Queyranne, Vallini et Destot , tous PS se reconnaitront.

Dés le départ et même pendant la campagne Laurent Wauquiez (LR) a pris en mains ce dossier. Il vient de signer une convention audacieuse et innovante avec la SNCF pour changer la donne.
«les discussions ont été cordia­les, mais sportives » explique t il au DL ( 14/11/17) Tandis que Guillaume Pepy, le prési­dent de la SNCF, les décrit «carrées, mais correctes».

ATTENTION PARTICULIÉRE POUR L’AXE LYON/GRENOBLE/CHAMBÉRY

Laurent Wauquiez a rappelé que «un train arrivait à l’heure, en retard ou était annulé, rien n’était différent pour la SNCF».

La nouvelle convention de six ans, qui a un effet rétroactif au 1er jan­ vier 2017 et doit être signée mi­-décembre, après avoir été soumise aux instances de la SNCF et votée en as­semblée plénière, sera beaucoup plus exigeante pour améliorer la régularité et la qualité de service.

L’ob­jectif est d’avoir 40 % en moins de TER en retard et une diminution de la moitié des TER annulés. Les recet­tes de la SNCF ne seront plus garanties en cas de baisse de fréquentation et un nouveau process de suivi des performances, une pre­ mière en France, sera mis en place. Des pénalités seront systématiquement appli­ quées lors de manque­ ments. Celles concernant les trains annulés seront multipliées par cinq. Les an­nulations pour grève seront aussi prises en compte.

Sur les lignes de forte fré­quentation particulièrement affectée qu’est notamment  Lyon/ Grenoble, des objectifs annuels avec un système de bonus/malus de 1,2 million d’euros, sera ins­tauré.

Guillaume Pepy  pré­cisant : « On est plus en res­ponsabilité que dans le pas­sé, mais avec une plus grande autonomie de ges­tion».

Des changements qui devraient se traduire pour tous les usagers des TER avec un grand soulagement.

LA CONVENTION TER EN CHIFFRES

( source le Dauphiné libéré )

545 millions d’euros

Montant annuel moyen versé par la Région pour le fonction­ nement des TER dans le cadre de la nouvelle convention. Laurent Wauquiez affirme que « c’est sans précédent dans la région ». La convention est de six ans, soit de 2017 (rétroactif au 1er janvier) à 2022.

92,5 %

Le taux de régularité visé d’ici à 2022. Il a été de 87,4 % en 2016. Il est actuellement pour 2017 de 88,6 %.

+4,3%

La progression de fréquentation des TER régionaux en 2017. Selon Guillaume Pepy, ce résultat efface les pertes enregis­ trées au cours des deux années précédentes.

25 millions d’euros

La somme qu’attend la Région de l’État au titre de sa participa­ tion au sauvetage des petites lignes. Pour Laurent Wauquiez, seulement 3 des 28 millions annoncés ont été réglés à ce jour.