TOUR PERRET à GRENOBLE: E.PIOLLE CHOISIT L’IMMOBILISME

Publié par user1 le

Interpellé sur la Tour Perret par Bernadette Cadoux , Conseillère municipale de Grenoble (société civile) et le groupe LR-UDI-Société Civile au Conseil Municipal du 18 avril dernier , Eric Piolle a visiblement choisi l’immobilisme.

En effet par une question orale, Bernadette Cadoux l’a interrogé   » sur votre intention quant au projet de rénovation de la Tour Perret » . Rappelant  « au préalable que la Tour qui est située au cœur du Parc Paul Mistral a été édifiée en 1925 à l’occasion de l’exposition internationale de la Houille Blanche et du Tourisme. Elle est la première tour construite en béton armé en Europe. »

Bernadette Cadoux au Conseil municipal

Bernadette Cadoux au Conseil municipal

UN ÉDIFICE MAJEUR du PATRIMOINE GRENOBLOIS

« La Tour Perret est un édifice majeur du patrimoine des Grenoblois, symbole de l’innovation de l’industrie cimentière prospère alors à Grenoble.
Elle est le seul élément qui subsiste de l’exposition internationale »  a t elle poursuivi ajoutant:  » elle est aussi l’emblème du rayonnement de notre ville, et à ce titre son image est souvent utilisée par notre collectivité pour représenter notre cité. Les Grenoblois y sont particulièrement attachés, et je regrette que beaucoup d’entre eux n’aient pu la visiter comme j’ai eu le privilège de le faire étant enfant.  »

LA RESPONSABILITÉ ÉCRASANTE de la MUNICIPALITE DESTOT

Ensuite Bernadette Cadoux a mis en évidence la responsabilité écrasante de la municipalité Destot (PS) qui a abandonné cet édifice comme l’ensemble du patrimoine Grenoblois ( tel l’ancien Musée) . En effet explique t elle  » Durant les mandats précédant le vôtre, notre conseil municipal a déjà délibéré à trois reprises pour approuver soit des études nouvelles et complémentaires concernant la restauration de cet ouvrage, soit pour en valider le coût et même un calendrier d’opération :

–         Ainsi en 2003, une étude préalable à sa restauration sous maitrise d’ouvrage de l’Etat a été lancée et a évalué ce coût à 4 544 400 €,

–         Puis vint celle de 2010 évaluant l’opération à 5 680 500 €,

–         Et fin 2013 les études préliminaires ont établi la dépense à hauteur de 7 700 000 €. »

L'ancien Musée a aussi été abandonné par la municipalité Destot : il y a des bâches sur les toits. Piolle continue

L’ancien Musée a aussi été abandonné par la municipalité Destot : il y a des bâches sur les toits. Piolle continue

UN FARDEAU FINANCIER QUI PÉSE sur le CONTRIBUABLE NATIONAL et LOCAL

Bernadette Cadoux pointe ainsi le terrible fardeau qui pèse sur les grenoblois du fait de la municipalité Destot. Si celle-ci avait poursuivi raisonnablement l’entretien de la Tour Perret au début des années 2000 , les grenoblois ne se trouveraient pas avec une note de 8 M€ ! C’est pourquoi elle a évidemment regretté que  » l’ensemble de ces délibérations votées n’ait pas été mis en œuvre. »

JP BARBIER ( LR) VEUT ACCOMPAGNER le PROJET de RESTAURATION

S’agissant du présent et de l’avenir elle a souligné la position très positive du nouveau Conseil Départemental par rapport au précédent:  » Jean-Pierre Barbier,  Président du Conseil Départemental de l’Isère, a indiqué publiquement lors du vote du budget en décembre dernier que si le propriétaire avait un projet il se ferait un plaisir de le soutenir. Cette volonté de Jean-Pierre Barbier d’accompagner un projet de restauration de la Tour Perret a été réaffirmée encore récemment lors de l’examen du plan de relance du département en séance publique. Si le département s’engage de manière aussi importante dans ce projet, la tour étant classée monument historique depuis 1998, la Direction Régionale des Affaires Culturelles, donc l’Etat, prendra à sa charge 40% de sa réhabilitation » a t elle expliqué.

UN ÉTAT de DÉLABREMENT  » HALLUCINANT »

Ainsi   » avec l’ensemble de ces partenaires, il ne restera donc à la Ville qu’une part marginale du coût à financer. Cette opportunité est inédite.C’est le moment où jamais de lancer cette restauration. Vous avez d’ailleurs dit par le passé monsieur le Maire vouloir la restauration de la Tour Perret qualifiant même dans la presse son état de délabrement,  je vous cite : «d’hallucinant». Il n’est plus temps de tergiverser car cela ne ferait qu’augmenter le coût du chantier.

« Soit vous voulez mettre vos actes en conformité avec vos paroles et vous engagez dès à présent les procédures nécessaires, soit vos propos seront forcément interprétés par les Grenoblois comme une promesse de plus sans lendemain.

E.PIOLLE ( Verts/PG ) REFUSE de S’ENGAGER

« Alors monsieur le Maire je vous pose la question:  après déjà deux ans de mandat écoulé serez-vous au rendez-vous de la sauvegarde et de la préservation de la Tour Perret? »

Dans sa réponse Eric Piolle a refusé de s’engager sur un calendrier précis en évoquant une « possibilité » de démarrer le chantier en 2019…Difficile de faire plus vague, sans doute pour mieux préparer les esprits à ce que rien ne se fasse encore dans ce mandat.  Dans quel état serait la Tour Perret après 25 ans d’absence d’entretien alors que petit à petit elle se détache et qu’un périmètre de sécurité l’entoure?

Chacun l’aura bien compris, ce projet d’ampleur, susceptible de renforcer l’attractivité touristique de notre ville, ne fait pas partie de ses priorités.

LES GRENOBLOIS NE VEULENT PAS PAYER DEUX FOIS

La  » souscription publique  » déjà envisagée par la municipalité Destot et lancée en 2015 est aussi très surprenante. Les grenoblois sont les plus imposés de France et devraient donc payer deux fois la gabegie et l’immobilisme des municipalités de gauche et Verts. Évidemment cela ne soulève pas leur enthousiasme. Ils préfèreraient que la municipalité s’engage dans des réformes de structures, renonce à ses opérations de communications coûteuses et se concentre sur ses missions de base… Comme la restauration du patrimoine qui appartient aux Grenoblois.

Photo de Une: la Tour Perret à fière allure vue de loin…