St MARTIN D’HÉRES: M.GAFSI et A.BUSCAYRET (LR) VEULENT UNE VILLE HARMONIEUSE
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7 oct 2017 07:10 Commentaires fermés user1

Mohamed Gafsi , Conseiller Municipal (LR) de ST Martin d’Hères et conseiller communautaire à la Métro et Agnés Buscayret  Conseillére municipale (LR) et l’une des pilier de la permanence départementale LR ont répondu aux questions du DL sur la situation de St Martin d’Hères.

Nous publions l’essentiel de cette interview réalisée par Ganaële MELIS

 » ILS SAVENT BÉTONNER à OUTRANCE « 

Q: Quel état des lieux faites- vous aujourd’hui ?

Réponse:  «Saint ­Martin ­d’Hères, aujourd’hui, c’est une ville qui ne va pas dans le sens du dynamisme. Nous sommes dans la continuité de la ma­jorité précédente, voire pi­re… Le sacrilège pour la 2e commune de l’aggloméra­tion, c’est qu’elle n’a même pas une délégation dédiée à l’économie [elle compte un conseiller délégué au déve­ loppement économique, NDLR], c’est incroyable ! Il n’y a aucune volonté de tra­vailler dans ce sens alors que c’est le principal moteur de la richesse d’une commu­ne. En revanche, ils savent bétonner et construire à outrance, ça oui ! Alors que l’on devrait avoir une ville harmonieuse, entre développement économique, construction de logements et espaces naturels, on con­tinue à construire du loge­ment social. Mais ce n’est pas à Saint­ Martin­d’Hères de construire tous les loge­ments sociaux de l’agglo­mération ! […] La commune, de nos jours, c’est une ville­ dortoir qui pâtit aussi d’une image vieillissante, limite repoussoir. Et quoi de plus normal quand on regarde les orientations prises et la fiscalité qui assomme les ménages. C’est une majori­té qui n’est pas en contact avec ses administrés, ni avec ses entreprises. Elle a été élue mais cela ne veut pas dire qu’elle ne doit écouter personne. Elle n’est pas propriétaires de la mai­rie : elle est certes locataire de longue durée mais seule­ment locataire !

ST MARTIN D’HÉRES NE SE DONNE PAS LES MOYENS D’ASSURER LA SÉCURITÉ

Un peu plus loin Mohamed Gafsi et Agnes Buscayret ajoutent:

 »  Aujourd’hui, nous avons une commune que l’on traverse avec, à droite comme à gauche, des com­merces avec des rideaux fermés : c’est une ville mor­te, en fin de vie. Alors on signe des contrats d’objec­tifs avec les associations et là, on se fiche de savoir ce que devient une zone com­merciale ou des commer­ces. On devrait avoir une ré­flexion sur le sujet mais non ! Le pire, c’est qu’on continue à construire des structures (accueillant des logements et, en rez­ de­ chaussée, des locaux com­merciaux) mais le résultat sera le même : des rideaux fermés ! Enfin, nous avons une commune qui n’est pas sûre et qui, surtout, ne s’en donne pas les moyens. Les policiers municipaux ne se sentent pas en sécurité alors imaginez ce que de simples citoyens peuvent ressen­tir !»

 » UNE VOLONTÉ MANIFESTE de DENSIFIER LA VILLE « 

Q:  Quelles sont les orientations pour lesquelles vous êtes en désaccord avec la majorité municipale ?

Réponse: «Le site Neyrpic, on se de­vait d’en faire quelque cho­se pour ne pas le laisser en l’état. Cela fait des années que nous réclamons une grande aire de loisirs, avec des restaurants, du co­wor­king, tout en mutualisant les moyens avec le campus. Il y avait mille choses à fai­re et là, on décide de faire un grand centre commer­cial alors que nous avons une galerie en face avec des commerces dont les ri­deaux sont déjà fermés ! Un projet doit se construire dans la concertation : ce­lui-­ci, nous l’avons appris une fois que tout était ficelé […] Sur l’éco-­quartier Dau­det, il est prévu la construc­tion de 435 logements à 3000 euros le m2 dans une ville où le revenu fiscal moyen est de 19 000 euros. Mais pour qui construit­ on ? La verdure, les com­merces, les espaces de vie, ce sont des arguments que la majorité présente pour convaincre. Donc, sur ce projet, il y aura des locaux mais il n’y aura pas de com­merces, vous verrez. Ici, il y a une volonté manifeste de densifier la ville pour arri­ver au nombre de 40 000 habitants.»

 » NOUS SOMMES DANS UN SYSTÉME FERMÉ » 

Q: Vous avez aussi souvent montré votre désaccord sur les MJC…

Réponse «On a écarté la MJC des Roseaux au détriment de tout un quartier, de toute une population. C’est un scandale. Il y a un précipice entre les discours et les ac­tes, ce n’est plus supporta­ble. Dans ce dossier, la ma­jorité a laissé faire les choses et s’est laissée dicter sa conduite par des personnes hostiles à la fusion.»

Q: Vous pointez aussi souvent du doigt la question de la sécurité…

Réponse : «Oui, la sécurité des ci­toyens, comme celle de nos policiers municipaux, doit être une priorité. Aujour­ d’hui, le maire semble vou­loir revenir sur son choix initial de ne pas vouloir ar­mer les agents et veut nous rencontrer. Nous verrons si c’est vrai­ment le cas ou non. Pour le reste, la vidéoprotection, nous l’attendons ! Dans le contexte actuel de hausse de la délinquance, il nous paraît logique que certains bâtiments en soient équipés. Sinon qu’allons­ nous faire ? Con­tinuer à murer des garages dans certains quartier pour éviter les trafics ? […] Un mot, enfin, sur la mé­thode. Dans cette majorité, nous déplorons l’absence de concertation et d’échan­ges, aussi bien avec les Martinérois qu’avec les élus de l’opposition. C’est d’autant plus dommagea­ble que cela a aussi des répercussions au sein de la Métropole, où la commune n’est pas défendue et re­ présentée comme elle le mériterait […] Nous som­mes dans un système fer­mé, où tout ce qui ne vient pas des rangs de la majori­té est écarté […] Tout cela, c’est anti-démocratique. Après, les uns et les autres nous font de grands dis­cours sur la solidarité et le vivre ensemble mais ils n’ont pas un échantillon sur eux des valeurs de gau­che !»

« NOUS SOUHAITONS UNE VILLE SANS FRONTIÉRE ENTRE LES QUARTIERS NORD et SUD « 

Q:Comment imaginez-vous la commune demain ? Quels sont vos souhaits pour elle ?

Réponse: «Nous voulons une ville plus sûre avec des moyens donnés à la police munici­pale. Nous voulons aussi une jeunesse qui soit à mê­me de pouvoir s’épanouir sur la commune. C’est notre rôle, en tant qu’élus, de proposer des alternatives et une vision d’avenir. Il faut donner les moyens à notre jeunesse de s’épanouir au niveau du sport, de la cultu­re, de la formation profes­sionnelle, du travail, et de la vie en société en général. Et pour ceux qui seraient tentés de prendre des che­mins tortueux, contraires à la loi, il faut être ferme. C’est pour cela aussi que nous sommes favorables aux dispositifs de préven­tion et à la présence de structures municipales dans les quartiers. La com­mune doit venir à eux, leur proposer autre chose et dé­montrer qu’il y a une alter­native à ce que certains jeu­nes mal intentionnés peu­vent proposer à d’autres […] Nous souhaitons aussi une ville sans frontière en­tre les quartiers Nord et Sud car nous avons aujour­ d’hui l’impression de deux villes qui ne se mélangent pas. Il faudrait peut­ être or­ganiser des événements ponctuels pour que ces deux “entités” échangent. Sur la place du marché Champberton, qui a coûté très cher et qui est sous ex­ploitée, nous pourrions pro­ poser des activités comme des vide-­greniers, des jeux pour les enfants le diman­che, des kermesses. »

 » NOUS VOULONS UNE VILLE PLUS HARMONIEUSE « 

Mohamed Gafsi et Agnes Buscayret expriment leur espoir pour leur ville:

 » Il exis­te un tas de pistes à creuser pour créer les conditions de la rencontre, de l’échange et du lien social. Cette ré­flexion­ là, elle est absente de la part de la majorité municipale ! […] Au final, nous voulons une ville plus harmonieuse, avec un meilleur équilibre entre le bâti, les espaces économi­ques et les espaces natu­rels, un rééquilibrage Nord/Sud, et surtout une commune qui ne soit plus “dortoir” mais ouverte, où l’on pourrait travailler et sortir ! Pour cela, il faut une vraie volonté politique, une majorité attentive aux be­soins de ses concitoyens, et à l’écoute de son opposition et, plus largement, de tou­ es les bonnes volontés sen­sibles à l’intérêt général. Et c’est là que la démocratie est belle !»

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