SOCIAL à GRENOBLE: PENDANT les DISCOURS ON FERME des SERVICES « Les républicains 38 | Fédération de l'Isère

SOCIAL à GRENOBLE: PENDANT les DISCOURS ON FERME des SERVICES
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22 juil 2015 10:07 Commentaires fermés admin

Lundi soir le Conseil Municipal de Grenoble a été le Théâtre d’une logorrhée verbale dégoulinante de bonnes intentions. La municipalité Piolle (Verts/PG) présentait son « plan stratégique » pour le Centre Communal d’Action Sociale (CCAS) de la ville, le premier budget de France après Paris!

Il n’y avait ni plan, ni stratégie. Mais peu importe pourvu qu’on ait l’ivresse des mots. Il ne fut question que de droits. Sur un ton monocorde d’expert comptable, Alain Dennoyelle l’Adjoint (Verts/PG) chargé du dossier énumérait ceux ci en n’oubliant aucune des 50 nuances de la solidarité affichée. En apparatchik besogneux il récitait des principes d’autant plus faciles à énoncer qu’aucun n’est en application. Ainsi sur le « droit » au logement mais aussi à «  l’hébergement » . Suivez mon regard appuyé.

LA GAUCHE BAVARDE, ENJOLIVE, SE TIENT AUX CONCEPTS pour ECHAPPER à SON INCURIE

Dans le genre l’inénarrable Paul Bron l’Adjoint (app PS) de la municipalité qui porte la faillite de l’entretien et de la construction des écoles – l’un des échecs de la municipalité Destot- y allait de sa querelle sémantique :  » défense des droits plutôt que accès aux droits » reprochait il à Piolle ! « Et le droit à l’école primaire à Jean Macé, à Lucie Aubrac, à Chorier Berriat et partout ou les écoles débordent M.l’ex Adjoint » ? avait on envie de lui demander. Mais la gauche bavarde, enjolive, se tient aux concepts afin d’échapper à son incurie.

« GLOBAL DANS LA GLOBALITE »

Bien entendu le fumeux dans l’expression dit plus que tout du fond:  » l’accompagnement social global répondant aux personnes dans leur globalité » selon Alain Dennoyelle. Bien entendu, chaque fois , l’action doit  » être concertée ». Ou bien – autre version de la même chose –  » la participation citoyenne des personnes » (!). Plus c’est global, moins on a de comptes à rendre sur le concret.

Alain Dennoyelle a même évoqué un CCAS à l’échelle de la Métro. Il serait en effet pas mal pour Grenoble exsangue de partager son budget social avec les autres communes. Rien de mieux que la fuite en avant.

LA MUNICIPALITE N’A PAS de RESULTAT à COMMUNIQUER…

Le « débat » comme la gauche l’aime portait sur le toujours plus. Et bien entendu la dénonciation du Front National permettait des envolées lyriques de Olivier Noblecourt (PS) dont tout le monde connait le sens de la fraternité et d’Alan Confesson (Verts/PG) qu’on a connu moins mauvais: ça sentait l’intervention de principe, obligatoire, sans conviction. Les élus FN par leurs excés permettent à la municipalité de ne pas parler de ses résultats.

… L’ACTION SOCIALE N’A PAS DE BILAN

Car l’action sociale se prête aussi au bilan. Mais il n’en n’a jamais été question. Les Grenoblois n’ont pas le droit de savoir en quoi ces millions d’€ déversés à Grenoble plus qu’ailleurs sont plus efficaces à Grenoble qu’ailleurs. Eric Piolle au contraire a voulu rassurer les Grenoblois sur la paupérisation de la ville estimant que celle-ci n’était pas située dans le bas du tableau. Elle devrait être dans le haut compte tenu de son investissement contre la pauvreté. Outre que ce classement hypothétique reste à prouver le Maire n’a pas répondu sur l’évolution constante vers l’appauvrissement et qui s’accélère dangereusement. Pas besoin de statistiques précises pour le constater dans les rues de Grenoble, dans les quartiers et avec les rideaux baissés.

DERRIERE les DISCOURS GENEREUX et GENERAUX, ON SUPPRIME les SERVICES

Dans cette musique volontairement aseptisée afin de cacher les problèmes réels Vincent Barbier Conseiller Municipal (REP) a apporté une note de concret, à fait surgir les citoyens – les vrais- qui sont passé avec lui de fond de décor d’une pièce qu’ils ne regardent même pas, à acteurs . Des habitants et des militants d’opposition ont en effet suivi un cas d’espèce du fonctionnement de la municipalité Piolle dans un quartier, retraçant ses étapes au fur et à mesure. Car pendant les discours généreux et généraux, les fermetures, les restrictions, les suppressions de service continuent. Et touchent évidemment la classe moyenne à laquelle une conseillère municipale affirmait que la politique sociale s’adressait prioritairement.

SUPPRESSION d’UNE NAVETTE de PERSONNES ÂGEES et de 2 POSTES

Avec la municipalité Piolle la lecture est assez basique: une affirmation politique forte peut avoir pour objet de cacher le fait de faire le contraire. Ainsi s’agissant de l’Espace Personnes Âgées de Bouchayer . Vincent Barbier a repris tous ces éléments et a raconté au Conseil municipal la véritable histoire.

« A la veille des vacances, le 11 juin, votre municipalité informe les résidents qu’elle envisage de supprimer la navette qui permet aux personnes âgées dépendantes de prendre un repas collectif et d’être encore sociabilisées. Cette décision brutale intervient après la suppression de deux postes par le CCAS . Est également annoncée la suppression des repas préparés sur place et leur remplacement par des repas de la cantine de la ville, évidemment moins adaptés aux personnes âgées ».

V.BARBIER ( REP):  » VOUS ESPERIEZ QUE l’ETE FASSE TAIRE LA CONTESTATION »

Expliquant: « devant les protestations et la colère, votre municipalité « accorde » généreusement 3 repas par semaine. Les autres jours la navette n’effectuera plus le ramassage. Les personnes dépendantes seront donc isolées 5 jours par semaine : une première étape avant une possible suppression complète de cette navette. De plus, vous ne cédez pas sur les repas préparés à la cantine.Afin d’enrayer le mécontentement, Mr Dennoyelle, vous avez annoncé une nouvelle réunion pour le 2 juillet, espérant peut être que l’été ferait taire la contestation. »

 » UNE VOLONTE D’OPACITE CITOYENNE ? »

Or précise Vincent Barbier « le 2 juillet à 14 h15 une cinquantaine de personnes étaient présentes rue Bouchayer, ce qui est considérable pour l’objet et l’heure. Pour accéder à la réunion, il fallait justifier les raisons de sa présence et montrer patte blanche à l’entrée : Surprenant pour une municipalité si adepte de la démocratie participative! Aucun grenoblois lambda n’avait le droit de venir s’informer de ce qui se passait dans le quartier. Une volonté d’opacité « citoyenne » sans doute ! »

 » LES PERSONNES de PLUS EN PLUS DESESPEREES »

Et le Conseiller Municipal Républicains de dénoncer : « Après avoir rejeté tout Grenoblois qui n’avait pas un lien direct avec les familles, vous Mr Denoyelle avez expliqué que le but de cette réunion n’était pas de répondre aux questions sur les changements déjà en place, mais « d’écouter les membres en petit groupe » pour recueillir leur idées sur …. un meilleur fonctionnement du Centre ! Vous ne deviez pas avoir envie de débattre de la fin des repas collectifs. Malgré la difficulté à se défendre, les usagers ont protesté contre le procédé qui les avait renvoyés à cette réunion depuis le 11 juin, et votre annonce que leurs questions restées sans réponse n’avaient plus lieu d’être débattues! Cette réunion ne semble avoir résolu aucun problème et les personnes concernées sont de plus en plus désespérées. »

 » VOUS SUPPRIMEZ UN RENDEZ VOUS de SOCIABILITE »

Et Vincent Barbier de conclure:  » cette économie de bout de chandelles est à mon sens, à notre sens, très grave. En effet, en supprimant peu à peu la possibilité du repas collectif à ces personnes dépendantes, vous retirez à ces mêmes personnes un rendez vous quotidien de sociabilité qui permet à beaucoup de sortir de leur isolement.

 » VOUS OUBLIEZ LE CARACTERE HUMAIN de la POLITIQUE »

« Vous proposez à la place des repas livrés à domicile, preuve que vous ne comprenez pas grand chose au problème laissant ainsi des personnes âgées isolées et handicapées manger seules leur repas en leur enlevant la possibilité de sortir de leur solitude en trouvant une peu de chaleur humaine, ne serait ce que par la communication. Vous reniez ainsi une partie du fondement de l’action publique, la solidarité envers les personnes âgées. Vous oubliez le caractère humain de la politique.

 » VOUS NE REPONDEZ PAS AU COURRIERS »

« D’ailleurs M. Le Maire, vous avez reçu des courriers d’usagers de l’EPA Bouchayer exprimant leur déception en ce qui concerne la nouvelle organisation présentée par M. Dennoyelle et Madame Capdebon élus en charge des personnes agées .Courriers restés sans réponse de votre part.

« Un fils d’usager de ce service vous écrit que lors de la réunion du 11 juin, « Nombreux étaient ceux qui dans l’assistance ont clairement décrit leur incapacité à prendre le tram puis à marcher depuis la station jusqu’à l’EPA ». Il note également non sans ironie que « c’est bien en voiture pourtant et pas en tram que sont venus vos collaborateurs ».

« EN PLEIN ETE POUR FAVORISER UN PASSAGE EN FORCE »

« Je profite ainsi de cette occasion pour vous demander de garantir le maintien tel quel de la navette. Navette permettant à des personnes âgées et parfois handicapées de sortir de leur isolement.

« J’ai de plus la désagréable impression cette pseudo économie – comparées aux dépenses que vous réalisez dans d’autres domaines (fête des tuiles, chalet pour Roms…)- est volontairement réalisée en plein été pour favoriser un passage en force à l’abri des regards. »

LE DOUX TERRITOIRE DES MOTS VIDES avec des DROITS EN VEUX TU EN VOILA…

A ces éléments précis et irréfutables Eric Piolle n’a pas pu répondre autre chose que ça coutait trop cher. Ce qui n’empêchait évidemment pas de continuer à se concerter pour trouver des solutions à un problème qu’il a créé. En bref une caricature terrifiante de tout le débat sur le plan stratégique inexistant. Le Conseil Municipal avait quitté le doux territoire des mots vides qui répandait des droits en veux tu en voilà, comme une poudre euphorisante, pour atterrir brutalement sur un sol d’une dureté extrême. Et qui fait très mal.

Photo: Vincent Barbier ici avec M.Cadoux et N.Béranger

 

 

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