SMTC: JC PEYRIN (UMP) « TRAUMATISé par le SPECTACLE OFFERT au PUBLIC »

Publié par Les Républicains 38 le

« Il faut être optimiste : c’est la méthode coué, mais nous n’avons pas le choix  » a lancé l’inénarrable Olivier Bertrand Conseiller Général et conseiller Municipal (Verts/ades) de la majorité Piolle à l’occasion du débat d’orientation budgétaire du Syndicat Mixte des Transports en Communs (SMTC) de l’agglomération Grenobloise.

Un débat surréaliste puisque le SMTC évoque son futur budget sans que les deux majorités PS/Verts/PC du département et de la Métro n’aient réussi à se mettre d’accord sur la répartition des charges et de la dette!  Avec des Conseillers Généraux PS telle Amandine Germain qui – au passage- se désolidarisent de leur parti pour obtenir le soutien des Verts/Ades et sauver leur siège.Pitoyable.

POUR LA PREMIERE FOIS dans l’HISTOIRE des ELUS N’ONT PAS LA CAPACITE

Un imbroglio inédit dans l’histoire des transports collectifs grenoblois qui ont traversé tous les changements de majorité sans difficultés depuis 41 ans. C’est la première fois que l’agglo et le département ont des élus – MM Ferrari et Cottalorda pour le PS , MM Piolle et Mongaburu pour les Verts/Parti de Gauche – qui n’ont pas la capacité de trouver des solutions de consensus dans un dossier de cette importance.  Qui s’insultent publiquement.

L’IRRESPONSABILITE de Y.MONGABURU (Verts/ades) EST INQUIETANTE

Les propos de Yann Mongaburu (Verts/Ades) Président du SMTC ne sont pas faits pour rassurer les usagers et les contribuables: «Je suis à la fois inquiet sur l’équilibre financier pour 2015 car, à ce jour, le compte n’y est pas, mais je suis aussi opti­miste, car je veux croire à la responsabilité des acteurs » a t il lancé. Précisons qu’il s’agit de propos de  ce qu’on peut nommer être un  » décideur » dans un tel dossier. C’est dire si on peut s’appuyer sur son sens des responsabilités . L’épargne nette du SMTC est négative de moins 4M€ et il est seulement «  inquiet sur l’équilibre financier » dans un syndicat qui va encore voir ses recettes diminuer .

L’ENDETTEMENT de la METRO a EXPLOSE

Le Conseil Général ramène à 25,25 M€ sa subvention ( plus 6 M€ pour l’investissement) au lieu des 36,75M€ qu’il assurait jusque là. Et il ne veut pas entendre parler de la dette abyssale (650 M€) qui , si elle retombait sur la seule Métro ferait exploser l’endettement de la Métropole sur endettée. Sa dette par habitant est déjà de 903,49 euros, soit trois fois le montant de la moyenne nationale, qui est de 325 euros (soit +177,8%).

JC PEYRIN (UMP):  » ON NE SAIT PAS SI ON PEUT REALISER UN BUDGET »

L’enjeu est donc considérable pour les élus socialistes et Verts qui cherchent à se passer la dette d’une collectivité à l’autre: comme si, au final, ce n’était pas le contribuable qui en supporte les conséquences . Seul leur jeu politicien compte pour eux.

« J’ai été traumatisé par le spectacle que nos institutions ont offert au public, la foire d’empoigne, le crêpage de chignons entre les deux prési­dents : c’est juste pas possible « a lancé Jean­-Claude Peyrin  Président de l’UMP38 .  »  Maintenant, on ne sait pas si on va pouvoir réaliser le budget. Il aurait fallu une mis­sion d’expertise indépendan­te, comme nous l’avions de­mandé. Et surtout, quel que soit l’argent mis dans les trans­ports en commun, on sait qu’à horizon 2020, il y aura plus de bouchons qu’aujourd’hui dans la cuvette : nous sommes orphelins d’infrastructures routières. Maintenant, avec une capacité de désendette­ment supérieure à 20 ans, le SMTC doit faire le dos rond « .

LES ELUS PS/VERTS/PC ONT REFUSE L’EXPERTISE INDEPENDANTE

Christophe Ferrari, Alain Cottalorda, Yann Mongaburu et Eric Piolle ont refusé de donner suite à la proposition de l’opposition de réaliser une mission d’expertise vraiment indépendante afin de déterminer ce qui revenait à chaque collectivité. Ils ont préféré poursuivre dans les marchandages, les échanges ou se mêlent des considérations politiques qui n’ont rien à voir avec les transports en communs. On voit ainsi des Conseillers Généraux prendre des positions seulement guidées par leur intérêt électoral (A.Germain PS). On  voit d’autres élus se comporter comme s’ils étaient toujours dans l’opposition en mettant sur la table des sujets relevant de leurs obsessions idéologiques au milieu de la négociation sur les Transports en Communs ( Y.Mongaburu, O.Bertrand).

PAS DE SORTIE DE CRISE

L’affaire est si embrouillée que personne ne parvient à proposer une sortie de crise et les dirigeants des collectivités sont si irresponsables qu’ils s’accommodent de cette situation aux lourdes conséquences pour l’usager et le contribuable. L’absence de leadership de Christophe Ferrari qui se révèle être une sorte de Michel Destot du super vide, les postures de tireur de ficelles d’Eric Piolle qui ne sait plus comment dénouer sa pelote pèsent lourd.

LE TEMPS PERDU DANS LES BOUCHONS VA AUGMENTER

Jean-Claude Peyrin a rappelé ces évidences : Grenoble qui est déjà la seule agglomération de France ou le temps perdu dans les bouchons augmente devrait voir sa situation encore aggravée d’ici 2020. Les retards pris en matière de liaisons routières ne seront pas rattrapés puisque les  » nouvelles  » équipes entendent poursuivre les mêmes politiques de blocage.

LE FINANCEMENT des TRANSPORTS COLLECTIFS EST ASPHYXIE

Au plan des Transports en Communs avec une capacité de désendettement supérieure à 20 ans, des incertitudes fortes sur son financement le SMTC est asphyxié et Yann Mongaburu  va pouvoir seulement bercer les usagers de mots. C’est ce qu’il sait faire comme on l’a vu avec le lavage de la vitrine d’une agence de la BNP pour  » nettoyer la finance « . Il ira aussi loin avec les transports qu’il est allé loin avec les banques…

Rien pour la circulation , rien pour les Transports collectifs, des collectivités de même couleur politique qui explosent, un bilan financier de la Métro et du SMTC désastreux, une audit de Grenoble qui démontre que M.Destot a ruiné la ville.

Les perspectives ne sont pas réjouissantes.Seul un dogmatique comme Olivier Bertrand (Verts/Ades) peut affirmer: « Il faut être optimiste : c’est la méthode coué, mais nous n’avons pas le choix  »

Photo: Jean-Claude Peyrin et Pierre Gimel Conseillers Généraux (UMP) au SMTC

 

 

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