SANTÉ SCOLAIRE à GRENOBLE:  » UNE DÉGRADATION INÉVITABLE des SITUATIONS »

Publié par user1 le

La suppression d’assistantes sociales dans le secteur de la santé scolaire produit beaucoup d’émotion à Grenoble. En effet il s’agissait d’un héritage social et de santé que des municipalités successives avaient sauvegardé malgré les aléas de la gestion. Comme avec les bibliothèques, Grenoble avait une certaine avance dans ce secteur. C’était une fierté de la ville. Une contrepartie aussi des impôts les plus lourds de France.

Avec la municipalité Piolle (Verts/PG) les grenoblois conservent la fiscalité la plus élevée, subissent en sus un matraquage sans précédent de tous les tarifs et perdent les services!

 » LES ENGAGEMENTS sur l’ÉCOLE et la PRÉVENTION, C’EST DU VENT »

Une usagère – qui connaît bien le service de santé scolaire – a écrit un texte pour dénoncer les choix de la majorité grenobloise à l’égard du service de santé scolaire : “On ne nous tient pas un langage de vérité […] Les engagements politiques qui prétendaient prioriser l’école et la lutte contre la précarité, c’est du vent… En effet, les assistantes sociales scolaires sont au cœur de ces engagements, et on sabre leur travail […] Les assistantes sociales de santé scolaire de la Ville de Grenoble ne remplissent pas les missions du conseil départemental. Non, elles font – faisaient – un travail bien spécifique, unique en France, dont Grenoble pouvait être fière. »

« CE QU’ELLES NE FERONT PLUS, PERSONNE D’AUTRE LE FERA »

Ajoutant « Ce qu’elles ne feront plus, personne d’autre ne le fera ! Parce que c’est – c’était – un service de prévention, et que grâce à ce travail de l’ombre, finalement bien peu de situations allaient jusqu’à la justice ou l’aide sociale à l’enfance […] Certes, cela a un coût […] mais bien moindre par rapport au coût qui sera porté par la société du fait de la dégradation inévitable des situations […] Demain, à Grenoble, il n’y aura plus d’espace pour ce soutien […] Bien sûr, Grenoble doit faire des économies, les choix sont complexes, mais effectivement, on parle bien de choix politiques : les enfants ne sont donc pas la priorité de M.Piolle ! Je suis une maman, je suis une citoyenne grenobloise, je suis en colère, triste et inquiète !” (DL du 16/6/16)

PIOLLE EN TOTALE CONTRADICTION AVEC SES ENGAGEMENTS

Bien entendu la municipalité Piolle est en totale contradiction avec ses engagements sur sa priorité donnée à l’enfant. On se souvient des trémolos d’Eric Piolle à ce sujet qui a laissé croire à une sensibilité personnelle à la question, bernant les parents qui pensaient entendre un homme aux mêmes préoccupations qu’eux. Ce n’était que comédie.

M.JACTAT (VertsPG) EXÉCUTE DES DÉCISIONS PRISES SANS ELLE

Mondane Jactat l’Adjointe (Verts/PG) à la santé à laquelle on a déjà retiré la politique de la ville pour la confier à Maryvonne Boileau (Verts/Ades) une vétérante du système Avrillier, ne peut qu’enfiler les perles des mots, n’étant qu’une exécutante de décisions prises sans qu’elle ait été même consultée. « Annoncer qu’il va y avoir des changements, ça peut paraître violent, il faut le temps pour assimiler tout ça » estime Mondane Jactat (!) dans le DL (9/6/16).

Il lui a été demandé de mettre en cause le Conseil Départemental alors que les assistantes sociales elles-mêmes indiquent qu’elles ne remplissent pas une mission du département.

LES ENGAGEMENTS 26 à 31 de E.PIOLLE N’ENGAGEAIENT QUE CEUX QUI LES ONT LU

Au final la vérité éclate entre les lignes:  « Jusqu’à maintenant, « on al­lait bien au­ delà de ce qui nous était délégué », mais les temps ont changé(…) Dans un contexte budgétai­re tendu, la Ville de Greno­ble souhaite se « recentrer sur [ses] compétences « .

Bref les engagements 26 à 31 de la liste Piolle qui faisaient de l’enfant la grande priorité, voulaient voir son parcours dans sa globalité et sous tous ses aspects n’engageaient que ceux qui les ont lu. Comme Hollande avait fait de la jeunesse la priorité de son quinquennat lui offrant environ un million de chômeurs supplémentaires…

Ce dossier Grenoblois de la santé scolaire est aussi emblématique que la fermeture des bibliothèques: au plan politique il révèle le cynisme absolu et la tromperie de la municipalité Piolle. Du point de vue des usagers il inquiète et met en colère : voir baisser la qualité de la prévention santé des enfants dans la ville ou la contribution fiscale est la plus élevée de France est évidemment incompréhensible.

Photo GLC: les grenoblois manifestent de plus en plus souvent devant la mairie