RSA, DROITS et DEVOIRS: LA RÉGION AVANCE EN ISÉRE AUSSI

Publié par user1 le

Le 17 novembre la Région Auvergne-Rhône-Alpes sous l’impulsion d’un Laurent Wauquiez (LR) toujours en action avait présenté son dispositif expérimental : une convention signée avec les Départements, qui propose 400 euros mensuels aux bé­néficiaires du RSA pour sui­vre une formation, afin de les préparer à des emplois touchant les secteurs d’acti­vité en tension. C’est­ à ­dire ceux qui peinent actuelle­ment à trouver des em­ployés, comme le numéri­que, la plasturgie, la métal­lurgie, les services à la personne, l’hygiène, le net­toyage…

UN DISPOSITIF « DÉGRADANT » POUR LA GAUCHE et LES VERTS

Une véritable plaie alors que le taux de chômage est si élevé. Une démonstration que le système actuel ne fonctionne pas.  Evidemment la gauche et les Verts avaient hurlé au loup comme ils le font systématiquement car la diabolisation de l’homme de droite est leur plus vieux procédé. Localement il se trouve malheureusement un Stéphane Gemmani (PS) anciennement sur les listes de droite à Grenoble pour répéter ces slogans. Comme toujours chez les convertis qui doivent donner encore plus de gages ils le font avec une surenchère d’injures.Que le DL cite avec des pincettes: « dispositif dégra­dant »,  » honte « , « actes de violence » . On ne rêve pas . Le droite introduit  » le principe du travail gratuit et forcé » (!).

Yannick NEUDER ( LR): UN REVENU SUPPLÉMENTAIRE POUR LES STAGES

Le même homme était sur la liste Micoud contre Destot ( dont il fut ensuite dans la majorité) puis a rallié Jean-Jacques Queyranne (PS) élu depuis 30 ans qu’il a défini comme le symbole de la  nouvelle manière de faire de la politique. C’est dire sa crédibilité. Il est d’ailleurs bien seul.  Il ne se trouve plus grand monde pour estimer que le travail est dégradant sauf ceux qui vivent de et exploitent la misère

De quoi s’agit il ? Yannick Neuder, Vice Président de la Région, Nathalie Béranger, Catherine Bolze, Chokri Badreddine, Lionel Filippi Conseillers Régionaux ont pris le temps de l’expliquer au DL ( 25/11/16).

Mise en place en 2017 pour une période de deux ans, cette expérimentation concernera 200 allocataires  du RSA en Isè­re, et 1 200 sur toute la Ré­gion Auvergne­-Rhône­-Al­pes.

Catherine Bolze, Yannick Neuder, Nathalie Béranger,

Catherine Bolze, Yannick Neuder, Nathalie Béranger,Chokri Badreddine  ( photo le Dauphiné Libéré)

 

N.BÉRANGER ( LR):  » CE SERA VALORISANT POUR LES SIGNATAIRES »

Elle constitue une première : en acceptant ces stages, les personnes, et c’est là la nouveauté, per­cevront, en plus de leur RSA, 400 euros d’indemni­tés de formation par mois, ce qui leur fera un revenu de près de 1 000 euros. En contrepartie, elles devront s’acquitter de “devoirs” : en cas de manque d’assi­duité ou d’arrêt de la forma­tion avant son terme, de re­fus de deux formations suc­cessives, elles pourront se voir privées de tout ou par­tie de l’allocation RSA, mais aussi de la gratuité des TER.

« Cette mesure vise à cas­ser le plafond de verre des allocataires du RSA, qui fait qu’aujourd’hui, ils perdent une partie de leurs droits si jamais ils décident d’entrer dans un processus de for­mation. Là, cela ne sera plus le cas », dit Lionel Fi­lippi (UDI). Nathalie Béran­ger (LR) ajoute : « Ce sera aussi valorisant pour eux de signer un contrat qui les lie à la Région et au Départe­ment. »

Y.NEUDER:  » ON TEND LA MAIN d’UNE FAçON RESPONSABLE et RESPONSABILISANTE »

De son côté, Yannick Neu­der fustige les oppositions qui se sont déjà exprimées sur le sujet : «Quand on veut tenter une expérimen­tation, on est attaqués avant même de commen­cer. On va voir si le disposi­tif marche avant de le dé­ployer, si une dynamique arrive à se créer. Et qu’on ne nous dise pas qu’on stig­matise les allocataires, car justement on leur tend la main, mais d’une façon res­ponsable et responsabili­sante. On décide d’aider davantage ceux qui se bat­tent un peu plus pour y arriver. Car, au bout de cette formation, c’est un emploi qui les attend. »

C.BOLZE (PCD):  » CELA RÉPOND à UNE DEMANDE des ENTREPRISES »

« Et cela répond aussi à une demande des entrepri­ses, car on cible les métiers en tension, qui ont déses­pérément besoin de main­ d’œuvre », précise Catheri­ne Bolze (PCD).

Les élus expliquent ensui­te que le dispositif sera des­tiné en priorité aux alloca­taires entrés dernièrement dans le RSA, et que le choix des “stagiaires” sera réali­sé avec l’aide des tra­vailleurs sociaux qui les connaissent. « Car on sait bien que certains bénéfi­ciaires, notamment ceux qui sont depuis très long­temps au RSA pour des rai­sons diverses, auraient trop de mal avec ce type de for­mation. On ne stigmatise personne. On part sur la ba­se du volontariat. En revan­che, on le dit aussi, avec cette convention, nous en­ voyons aussi un signal, un signal positif à la France qui travaille.»

( source le Dauphiné Libéré)