ROCKTAMBULE: L’HÉCATOMBE de la CULTURE à GRENOBLE

Publié par user1 le

ça tombe comme à Gravelotte. C’est au tour de « Rocktambule » de mettre la clef sous la porte après 22 ans d’activité. La municipalité de Grenoble ne disposait pas de 25 000 € permettant d’enclencher le partenariat des autres collectivités et de rassembler ainsi 10 000 €. Le département par la voix de Patrick Curtaud, Vice Président (LR) à la culture confirmant à chaque étape que le Conseil départemental apporterait sa participation pouvant monter jusqu’à 35 000 €.

Le Pole Musical d’innovation (PMI) qui portait le festival s’autofinançait pourtant entre 70 et 90 % suivant les années, preuve de la demande d’un public.

Grégory SIGNORET:  » JE SUIS DÉÇU  » …

« Je suis déçu, confie Grégory Signoret, directeur du PMI. C’était un beau projet, et ça s’arrête… » Avec son équipe, il dénonce “un choix qui doit être assu­mé. Dans nos sociétés de l’ur­gence, le plus détestable sem­ble être au final cette politique du pourrissement, du non­ choix, qui conduit inévitable­ment au « ce n’est pas ma fau­te ».” Une absence de répon­se qui serait en fait un choix politique selon le directeur du collectif qui regrette d’avoir perdu autant de temps.

… ET  » EN COLÉRE CONTRE LA MÉTROPOLE et la VILLE »

« Je suis quand même un peu en colère contre la Métro­pole et la Ville, »  ajoute Grégory Signoret ( DL du 23/7/16). Quand il s’agit de la gauche et des Verts qui coupent les crédits, on est  » un peu  » en colère. La méthode d’étouffement financière à l’Ottomane appliquée par Olivier Bertrand (Verts/Ades) qui se substitue à Corinne Bernard (Verts/Ades) pour ces opérations délicates est en effet toujours la même.

E.PIOLLE A TROUVE 175 000 € de SPONSORING PUBLIC pour le STREET ART

Pourtant s’agissant des dossiers culturels dont l’assise géographique est la ville, celle-ci doit être leader, mettre sur la table sa participation – même modeste- et entrainer les autres pour maintenir un festival qui le méritait. Eric Piolle a donné l’ordre à Actis ( qu’il préside) à Grenoble-Habitat que préside Maryvonne Boileau (Verts/Ades) à Y.Mongaburu (Verts/Ades) président du SMTC d’apporter avec quelques autres fournisseurs 175 000 € de  » sponsoring » au festival de Street art qui voyait aussi sa subvention directe augmenter de 15 000 € !

Sans évoquer la kermesse sympathique baptisée journée des tuiles, avec des chars qu’on n’a pas les moyens de renouveler d’une année sur l’autre mais qui revient à 500 000 €.

LES MUSIQUES PAIENT UN LOURD TRIBUT AVEC L’ARRIVÉE de PIOLLE

Décidément les musiques – nouvelles ou non – paient un lourd tribut avec l’arrivée de la municipalité Piolle. La fermeture du  » Ciel  » cette salle pour les musiques nouvelles créée par la municipalité de droite d’Alain Carignon , qui était si en avance à l’époque, a été fermée aussi. Comme la Chaufferie sans évoquer le sort fait aux  » Musiciens du Louvre  » dés son arrivée.

SI LA VILLE et la MÉTRO AVAIENT JOUE LEUR RÔLE ROCKTAMBULE ÉTAIT SAUVÉ

C’est pourquoi la mise en cause de la Région par Gregory Signoret relève de cette déformation politique qui fait tant de mal à la vérité. Avertie la veille pour une réunion Grenobloise le lendemain , elle n’a pu en effet être présente en juin. Et tout en soutenant le Pole Musical la région avait des problèmes pour financer une année blanche comme les responsables en avaient besoin.

Qui peut honnêtement croire qu’ayant la ville et la Métro comme partenaires actifs mettant la main au portefeuille, l’accord du département, celui de la Région ne serait pas venu non plus sous une forme à définir? Le problème essentiel résulte bien du non engagement de la ville.

F.HUGELE (PS) DISPOSE DE 55 000 € ET REFUSE DE PARTICIPER

Et de son côté la Métro par la voix de Fabrice Hugelé le Vice Président (PS) à l’attractivité du territoire (!) explique à la fois qu’elle n’a pas compétence culturelle mais dispose d’un budget de 500 000 € pour les festivals! Il disposait encore de 55 000 € ( DL du 23/7/16) mais n’a pas voulu mettre au pot commun. Comment des collectivités plus éloignées auraient elles pu suivre cette absence de volonté ?

Le dossier culturel Grenoblois est emblématique des incohérences, des méthodes sournoises et fausses de la municipalité Piolle. On le voit avec le Tricycle, avec MC2, le théâtre municipal …

UNE IMPUNITÉ RELATIVE POUR LA GAUCHE et les VERTS/ADES

Mais ce qui frappe aussi est la relative impunité dont la gauche et les Verts/Ades  bénéficient. On a vu Eric Piolle pérorer au Théâtre Municipal dans une opération de communication montée par Pascal Clouaire (Verts/PG) et Sciences Po Grenoble sans qu’il ne soit sorti par les fourches comme le serait un Maire de droite qui prendrait de telles décisions. Même si un mécontentement s’est fait entendre.

On avait bien vu François Hollande à MC2 après avoir trahi son engagement solennel de sanctuariser le budget de la culture.

LE FOISONNEMENT, la DIVERSITÉ et la RICHESSE de la CRÉATION ONT ATTEINT UN SOMMET avec la DROITE

A Grenoble le foisonnement, la diversité, la richesse de la création culturelle ont été portés par une municipalité de droite. En 1995 l’équipe Destot héritait d’un tel apport ( nouveau Musée de Peinture, celui de l’Evêché, passage au département de la gestion du Musée Dauphinois, création du Summum, du Ciel, des théâtres 145, de Poche, Premol, Espace 600, Rio…) , succès record du Théâtre municipal , Musée de la Résistance, crédits d’Etat pour rénover MC2…) qu’elle a même réduit l’offre en vendant un théâtre ( le Rio).

AU DÉPARTEMENT Jean-Pierre BARBIER ( LR) MAINTIEN UN CAP, UNE DYNAMIQUE et des BUDGETS

Au niveau du département , dans une conjoncture difficile, Jean-Pierre Barbier le Président (LR) et Patrick Curtaud le vice Président maintiennent un cap, une dynamique et des budgets en augmentation. Ce qui tranche avec André Vallini le Président (PS) qui a mis fin aux conventions culturelles départementales avec l’accord de la municipalité Destot (PS) , réduit les budgets déclarant en parallèle avec fougue :   » la culture n’est pas un luxe, c’est une nécessité.Elle joue aussi , ne l’oublions pas, un rôle économique , facteur d’attraction des territoires « . ( 19/10/12).

DES PREUVES D’AMOUR

Les acteurs culturels qui entendent la gauche se contentent de déclarations d’amour. Ils ne demandent pas de preuves. La droite en apporte et continuera d’en apporter parce qu’elle sait son importance pour la promotion des hommes , la liberté et le vivre ensemble. Il faudra bien un jour que cela soit établi et reconnu par ceux qui le savent le mieux.