RESTOS du COEUR: S.MARTIN-GRAND (LR) CORRIGE le PREMIER MINISTRE

Publié par user1 le

« Sandrine Martin-­Grand Vice­- présidente (LR) du Dé­partement en charge de l’in­sertion et de la solidarité s’est plutôt étranglée lors­ qu’elle a vu, lu et entendu que le Premier ministre puis la ministre du Travail avaient annoncé, le week­ end dernier, avoir trouvé une solution pour le contrat aidé du cuisinier des Restos du cœur de Grenoble, sans lequel l’association greno­bloise ne pouvait plus four­nir 120 repas chauds le midi «  explique le Dauphiné d’hier.

En effet à longueur de colonnes on a appris qu’Edouard Philippe, le Premier Ministre avait solutionné le problème des restos du Coeur de l’Isère. Derrière lui l’orchestre local des Députés LRM ,Olivier Véran et Emilie Chalas,  ignorant tout reprenaient le même discours sur le dysfonctionnement auquel le Premier Ministre avait mis fin…

 » JE N’AI PAS PENSÉ  QUE LE PREMIER MINISTRE FAISAIT ALLUSION à la SOLUTION QUE NOUS AVIONS TROUVÉE! » 

« Je n’ai pas pensé une seule minute que le Premier ministre faisait allusion à la solution que nous avions trouvée au Département ! » s’exclame Sandrine Martin-Grand dans le  Dauphiné  ( 9/9/17)

« Quand on est responsable politique, on est d’abord res­ponsable avant de faire de la politique » ajoute elle.

Elle a raconté à Jean-Benoit Vigny la véritable histoire des restos du coeur: « Quand Brigitte Cotte, la présidente des Restos du cœur, nous a dit en août sa crainte de per­dre ce contrat et les consé­quences, nous avons donc cherché une solution. Mais, en plein mois d’août, les contrats aidés étaient gelés par le gouvernement et nous n’avons eu qu’à la fin du mois l’information selon laquelle il restait quinze contrats de ce type au Dé­partement, ouverts finale­ment non plus seulement à l’éducation, mais également au sanitaire et au social. Or, comme le cuisinier était un allocataire du RSA, ça ren­trait dans les critères ».

LE GOUVERNEMENT EST TRÉS ÉLOIGNÉ de la RÉALITÉ des TERRITOIRES

C’est là qu’intervient le coup de baguette magique de la communication politi­que : « Quand j’ai entendu le Premier ministre, je me suis dit qu’il faisait une exception à la règle pour les Restos du cœur. Je n’ai pas pensé une seule minute qu’il faisait allusion à la so­lution que nous avions trou­vée!»

Dans un communiqué, le Département dit même du gouvernement qu’il est “très éloigné de la réalité des territoires […] il semble peu se soucier des conséquences de ses décisions hors de Paris”.

 » LES EFFETS D’ANNONCES JE CROYAIS AVOIR ENTENDU QUE LES FRANÇAIS N’EN VOULAIENT PLUS »

« Les effets d’annonce, je croyais avoir entendu que les Français n’en voulaient plus et qu’ils voulaient être dans le concret, tacle à son tour Mme Martin-­Grand. Là, c’est un peu léger ». D’autant plus, dit­ elle, « que ces dispositifs sont des outils d’insertion, d’accompagne­ ment vers un retour à l’em­ploi ». Et de pointer ces nombreux secteurs « qui sont désorganisés à cause de ces suppressions de con­trats. Nous allons accompagner au maximum ceux qui en ont besoin avec nos moyens mais, à un moment, avec la baisse des dotations, ce n’est plus possible. Je reçois pourtant des mails toute la journée d’associations et de communes, qui demandent de l’aide.Les ADMR (Aide à domici­le en milieu rural) sont no­tamment en grande difficul­té ».

Elle insiste : « On ne fait pas de grand coup de communication sur des sujets aussi sensibles ».

Mais  « Il faut croire que si » commente Jean-Benoit Vigny.

MN BATISTEL (PS) CHOQUÉE PAR Olivier VÉRAN ( EX PS) 

De son côté la  députée iséroise Marie­-Noëlle Battis­tel (PS) a  été également choquée par le demi-tour de son collègue Olivier Véran sur ces sujets. En effet elle a siégé à ses côtés pendant tout le quinquennat d’Hollande en soutien au gouvernement. Les attaques du « nouveau » Député En Marche n’ont pu que l’étonner! Elle fustige donc sa position ( Dauphiné du 9/9/17) et le met en contradiction avec la politique qu’il soutient aujourd’hui. Mais avec Olivier Véran il suffit d’attendre peu de temps : dans quelques mois il sera le contempteur de ce qu’il affirme en ce moment.

Photo: Sandrine Martin-Grand avec Jean-Claude Peyrin Vice Président (LR) du département