RÉFÉRENDUM à GRENOBLE: « LE BULLETIN de VOTE a ÉTÉ AMPUTÉ » selon le CLUQ

Publié par user1 le

 » Nous réunirons les acteurs économiques et les unions de commerçants, les associations environnementales et d’usagers des transports, les unions de quartiers et les conseils citoyens afin d’établir un diagnostic partagé sur l’état du stationnement à Grenoble. Ce diagnostic permettra d’identifier les solutions qui seront soumises à consultation » … Le texte de l’engagement 49 de la liste Piolle sous le titre évocateur  » améliorer le stationnement des résidents » ne  souffre pas d’interprétation.

B.DE LESCURE ( CLUQ): LA MUNICIPALITÉ A SUPPRIMÉ LA MENTION « METTRE EN OEUVRE L’ENGAGEMENT N°49 »

Dans le cadre de la « consultation » qui s’ouvre lundi 10 octobre à Grenoble, selon Bruno de Lescure, le Comité de Liaison des Unions de Quartiers ( CLUQ) de Grenoble , demandait que figura sur le bulletin de vote  « La mention “de mettre en œuvre l’engagement n° 49 de cam­pagne de la majorité munici­pale”. Selon lui « elle a été discrètement sup­primée sans que cela nous soit annoncé. Et lorsque nous l’avons constaté, nous avons demandé sa réintégration, en vain ».( DL du 6/10/16)

POUR E.PIOLLE (Verts/PG) « CONSULTATION » RIME AVEC « MYSTIFICATION »…

Ce fait résume à lui tout seul toute la duplicité de la municipalité Piolle (Verts/PG) pour qui « consultation » rime avec « mystification ».

Eric Piolle lui-même, en personne, sans rougir,  avait d’ailleurs annoncé en mai à l’assemblée des habitants du centre ville avant que ne soient rendue publiques les mesures sur le stationnement des résidents:  » il n’y aura pas de concertation ». On peut dire qu’il s’y tient.

E.PIOLLE N’A PAS LU LES 120 ENGAGEMENTS SUR LESQUELS IL A ÉTÉ ÉLU

Pas plus qu’Elisa Martin n’avait regardé le plan de casse du service public, Eric Piolle n’a même lu les 120 engagements sur lesquels il a été élu.

Ayant dépassé le seuil des 2000 pétitionnaires le CLUQ a pu porter sa question devant le Conseil Municipal à savoir demander à la municipalité de respecter son engagement 49 et d’entamer la concertation avant de mettre en oeuvre son matraquage des tarifs. La municipalité ayant répondu  » non » – c’est à dire confirmant officiellement qu’elle trahit cet engagement- la question est soumise à consultation des Grenoblois.

P.CLOUAIRE (Verts/PG) TENANT du FAUX

Toute la com’ de la municipalité développée en particulier par un porte parole du faux, Pascal Clouaire (Verts/PG) qui la met en musique  consiste à noyer le fond et à cacher le barrage infranchissable des 20 000 votants en faveur de la question.  Ainsi se promène dans la ville la « caravane des projets » qui permet de mélanger allégrement les budgets participatifs, l’esplanade, la votation citoyenne de façon à donner l’image d’une ville ou la démocratie locale est en marche au moment ou elle est bâillonnée.

Cette confusion volontaire ayant au passage l’énorme avantage de tout rendre incompréhensible et sous couvert de développer la participation citoyenne de la rendre la plus compliquée possible.

LE LEURRE des BUDGETS PARTICIPATIFS

Car les « budgets participatifs » sont un leurre supplémentaire dans cette tromperie généralisée: l’état de la place de Metz ou le Maire et les élus passent régulièrement a t il besoin de leur être signalé par un « citoyen » vigilant ? A Villeneuve pendant que la municipalité ferme la piscine couverte des Iris, ferme le siège du CCAS , le « débat » est engagé pour ou contre la création d’un four à pain public?  De qui se moque t -on? D’ailleurs les Grenoblois ne sont qu’une poignée à se laisser prendre.

ESPLANADE: PENDANT QUE HDZ DÉROULE LES « SCÉNARIOS » LES 650 LOGEMENTS SONT EN CONSTRUCTION!

A l’esplanade pendant que HDZ déroule les « scénarios » qui seront présentés à la  » Maison du projet » la municipalité a commencé la construction des 650 logements dont 50 % de HLM, sans espace vert supplémentaire, un stationnement à portion congrue, aucune école pour faire face à l’afflux d’élèves  sinon la promesse de la création d’une passerelle sur l’Isère pour rejoindre l’école Jean Macé, elle a supprimé cet été 320 places de stationnement gratuit!

UN MÉPRIS et UN CYNISME QUI ABAISSENT ENCORE LA POLITIQUE

C’est pourquoi il est regrettable que le CLUQ se pense contraint de saluer « le processus » mis en place alors qu’il  constitue une régression . Non pas sur le fond avec la municipalité Destot/Safar (PS) dont les usines à gaz tournaient en rond, tenues par la gauche et les Verts. Mais par rapport aux promesses depuis l’engagement N° 1 sur la co-construction jusqu’au 49. Ce mépris et ce cynisme  abaissent encore la politique, décrédibilisent la parole publique et méritent d’être condamnés comme tels.

UN FREIN à LA DÉMOCRATIE PARTICIPATIVE

Gilles Namur Président du CLUQ évoquant  » cet outil de démocratie participative » fait erreur . Depuis la municipalité de droite tout groupe constitué pouvait intervenir devant le Conseil Municipal sans avoir besoin de réunir 2000 signatures agréées par la municipalité et même enregistrées sur le site de la ville, ce qui freine certaines ardeurs! D’autant qu’on sait que Laurence Comparat (Verts/Ades) est à la tête du contrôle des données…

LE SEUIL de 20 000 VOTANTS FIXE UNILATÉRALEMENT EST UN SCANDALE

Aucune municipalité n’a fixé unilatéralement un seuil arbitraire de 20 000 votants en faveur de la question pour que celle-ci soit adoptée! Il est vrai que les élus PS et Verts/Ades ont mis fin dès leur arrivée en 1995 à la pratique des référendums décisionnaires qui avaient été l’honneur des municipalités de droite. Si Alain Carignon, Maire de Grenoble avait fixé un seuil de 20 000 suffrages jamais les grenoblois n’auraient bénéficié du premier tramway au monde accessible aux handicapés et jamais la voie sur Berge n’aurait été créée.

LE CANADA DRY DU RÉFERENDUM :  » ON NOUS A VENDU UNE FERRARI… AVEC UN MOTEUR de 2 CV »

Aujourd’hui la municipalité Piolle invente le Canada Dry du référendum et fait tout pour compliquer la donne et le vote. Ce que Gilles Namur  reconnait : »nous déplorons les conditions réelles de la mise en place de la votation ci­toyenne. Les moyens mis en œuvre par la Ville ne sont pas à la hauteur de la démarche, ne sont pas à la hauteur de l’enjeu. Bref, les choses sont biaisées dès le départ ». Le vi­ce -président du CLUQ , Guy Waltisperger, résu­me à sa façon : «On nous a vendu une Ferrari… avec un moteur de 2CV».

Gilles NAMUR ( CLUQ) : « COMMENT DEMANDER à la PÉTITION d’OBTENIR 20 000 VOIX ? »

le CLUQ  pointe du doigt les horaires d’ouverture des bureaux de vote en semai­ne, l’ouverture de « seule­ment » trois bureaux de vote le samedi 15 octobre « et pas toute la journée ». « Comment demander à la pétition d’obte­nir 20 000 voix, de faire autant de voix que la liste majoritaire lors de l’élection municipale alors que l’élection municipa­le s’est passée dans 85 bu­reaux de vote ouverts de 8 à 20 heures, connus de tous, un jour médiatisé nationale­ment ? », interroge Gilles Na­mur. Qui pense que, face à ces éléments, la municipalité de­vrait mettre, « dès mainte­nant, les moyens nécessaires à la bonne tenue du vote ou mettre en adéquation le seuil du nombre de votants à attein­dre avec les moyens disponi­bles ».

CHAQUE  » OUI » SERA UN  » NON  » à PIOLLE, à SES MÉTHODES, à LA TRAHISON de SES ENGAGEMENTS

On peut toujours rêver. Car Pascal Clouaire a répondu: « nous avons mis tous les moyens en œuvre pour que, lors de cette édition “test”, la mobilisation soit la plus large possible  » ( DL 6/10/16). Difficile de faire mieux en matière de langue de béton.

Bien entendu les grenoblois doivent voter. Chaque  » oui » à la demande du CLUQ sera un « non » à Piolle. Une condamnation de ses méthodes. Une expression de colère contre la trahison de ses engagements.

UN SEUL BUT: PRÉLEVER 2,5 M€ SUPPLÉMENTAIRES DANS LA POCHE DES FAMILLES

Mais en étant conscient que ces décisions ont été prises dans la panique par la municipalité suite à la menace de mise sous tutelle du fait de la folle gestion de Grenoble. Elles n’ont qu’un seul but: prélever 2,5 M€ supplémentaires très vite dans la poche des familles grenobloises afin de terminer l’année. Il s’agit d’une augmentation d’impôts déguisée puisqu’étant les premiers de France pour l’impôt sur les ménages , il lui est impossible de les augmenter encore directement. Tout est tristement là.

PEUR de la VÉRITÉ: LA MUNICIPALITÉ PERD SUR TOUS LES TABLEAUX

Le reste est un mauvais habillage sémantique dans lequel la municipalité Piolle s’embourbe, se noie et se déconsidère. Une fois de plus son horreur de la vérité la place dans la pire des situations: elle perd sur tous les tableaux. Malheureusement les grenoblois ne sont  gagnants sur aucun non plus.