RECOURS, APPEL de l’OPPOSITION CONTRE L’ARRÊT du COEUR de GRENOBLE

Publié par user1 le

Comme toujours les mots des Rouge/Verts/Rose  disent le contraire de leur politique:  » coeur de ville, coeur d’agglomération » recouvre de guimauve la poursuite de l’asphyxie de Grenoble. Financée par un chèque en blanc de Christophe Ferrari Président (PS) de pacotille de la Métro, totalement dépendant pour son poste de la coalition grenobloise, elle est mise en oeuvre sans aucune concertation et évidemment sans aucune étude d’impact.

Ici ou là des commerçants affolés produisent des études de clientèle établissant que jusqu’à 70 % de leur chiffre d’affaires est du à des automobilistes. Cela n’ébranle en aucune façon l’apparatchik Yann Mongaburu (Verts/Ades) spécialiste bien connu de l’économie qui n’a jamais occupé que des postes auprès du groupe politique des Verts!  Ce qui lui donne toute autorité pour définir les comportements dans 30 ans.

LES COMPARATIFS AVEC BORDEAUX (LR) SONT TOUS NÉGATIFS

La situation des commerces qui se dégrade depuis plusieurs années ne modifie pas plus la position des élus. Les comparatifs avec Nantes (PS) ou Bordeaux (LR) démontrent que Grenoble subit une politique aux conséquences désastreuses. Même dans les zones ou les automobilistes ont accès l’abandon est tel que les clients sont embarrassés:  cours Ber­riat ou les piétons sont majoritairement à l’origi­ne du chiffre d’affaires ( ce sont aussi des automobilistes qui ont pu se garer)   » les clients se disent gênés par le squat sur le trottoir, qui em­pêche en plus les services de nettoyage de passer ; une si­tuation encore pire rue Mon­torge, où Vinoléa connaît des problèmes de dégradations et de vols à l’étalage, tout en subissant la baisse de fré­quentation de l’hyper­cen­tre  » explique Cédric El Sawy, commerçant franchisé cours Berriat qui a mis en place avec l’aide d’un statisticien une enquête sur les modes de déplace­ment de ses clients (DL 29/3/16) .

VINGT ÉLUS D’OPPOSITION DEMANDENT à C.FERRARI (PS) de RETIRER la DÉLIBÉRATION

On sait ce qu’il en est dans la zone piétonne au delà du barrage infranchissable de la place Grenette devenue cour des miracles. Les clients ne passant plus, les commerces baissent le rideau.

Vingt élus d’opposition du groupe “Métropole d’Avenir”  présidé par J-Damien Mermillod-Blondin, Maire de Corenc ont adressé au président Christophe Ferrari un recours gracieux demandant le retrait de la délibération “Cœurs de ville, cœurs de Métropole” en date du 29 janvier.Ils expliquent que  » cette délibération engage la Métropole dans un projet urbain concernant notamment l’aménagement (piétons et cyclables) des boulevards Rey, Agutte­ Sembat et Lyautey à Grenoble […] Elle fait état d’un calendrier de concertation et de rencontres avec les acteurs, associations, commerçants, acteurs économiques… postérieurement à l’engagement de la délibération qui […] fixe d’ores et déjà des orientations, des enjeux et des objectifs. C’est donc, sans concertation et sans études d’impacts […] que la Métropole a décidé du lancement de ce projet […] Le retrait de cette délibération […] permettrait à tous, comme la majorité “vert, rouge, rose” de la Métropole ne cesse de le promouvoir, sans le réaliser, de co­construire le projet de territoire, le projet du cœur de ville de Grenoble que nous réclamons depuis deux ans » ont ils écrit.

Lire ce texte et constater la pratique en dit long sur Eric Piolle

Lire ce texte et constater la pratique en dit long sur Eric Piolle

 » CO-CONSTRUIRE les PROJETS AVANT LEUR ÉLABORATION, C’EST DONNER du POUVOIR d’AGIR  » ( E.PIOLLE)

Demander une étude d’impact avant une mesure? Exiger un véritable débat avec les acteurs concernés préalablement à la définition des mesures ? Vous n’y pensez pas.

Qui écrivait dans son engagement N°1 ( sur 120!) :  » co-construire les projets avant leur élaboration c’est donner du pouvoir d’agir avant la décision au lieu et place  d’un petit pouvoir d’amendement de projets déjà ficelés » . Signé Eric Piolle. On peut dire qu’ils auront trahi les grenoblois sur tous les plans et  dans toutes les coutures.

« ÉTOILE CENTRE VILLE COMMERCE » LANCE UN RECOURS

Même l’association “Étoile Centre-Ville commerce” (qui compte près de 140 adhérents référencés) réunie en assemblée générale récemment, a décidé, elle aussi, de lancer un recours gracieux auprès du président de la Métropole Christophe Ferrari.

« Compte tenu de l’importance de ce projet et de ses incidences, il est aberrant de voir le conseil métropolitain se prononcer définitivement sur son lancement, alors que le rendu final des études préalables à sa faisabilité est fixé postérieurement à cette délibération, en avril, en faisant fi de l’information sur sa réelle faisabilité, si ce n’est sur son opportunité”  écrivent ils  (DL du 29/3/16).

SAISIR LE TRIBUNAL ADMINISTRATIF

“La décision prise, outre son caractère prématuré au regard des enjeux posés en termes d’aménagements et de déplacements, est entachée d’une erreur manifeste d’appréciation de nature à entraîner son annulation en cas de contentieux […] À défaut de faire droit de cette demande (de retrait), nous nous verrions contraints de saisir le tribunal administratif de Grenoble…” et c’est signé par les co-présidents Bernard Fourt et François Bazès.

L’IMPACT N’EST ÉVIDEMMENT PAS MESURÉ

Lequel explique : « Ce recours concerne en particulier le projet de supprimer toute circulation automobile sur le boulevard Agutte-Sembat . Les adhérents souhaitent ainsi peser sur les débats et s’assurer que l’impact d’un projet d’aussi grande ampleur pour le commerce de centre-ville grenoblois est bien mesuré et que les démarches de concertation, indispensables, soient effectuées de façon sincère et loyale ». L’impact n’est évidemment pas mesuré à l’aune du développement économique puisque  nos élus sont pour la décroissance.

Ou iront ces 15 000 véhicules jour?

Ou iront ces 15 000 véhicules jour?

10 000 AUTOMOBILISTES DOIVENT DISPARAITRE

Les 10 000 automobilistes ( sur les 15000) qui pénètrent par Agutte Sembat  pour s’arrêter à Grenoble: clients, salariés, professions libérales, familles doivent disparaitre ou « changer d’habitude » comme le décrète Y.Mongaburu. On mesure ce qu’ont déjà donné les étranglements créés à partir de la Bastille (quais, Gambetta, Jaurès) pour l’entrée Nord pour imaginer ce que produirait cette nouvelle fermeture de Grenoble . Et la question du report de circulation ne se pose même pas…

« TOTALEMENT APOLITIQUE » , « TROP POLITIQUE  »

Des responsables des commerçants qui soulignent que leur démarche est « totalement apolitique ».  Ce qui est compréhensible mais on sait bien la différence qui existe entre une politique de droite et une politique de gauche et des Verts en économie.D’ailleurs le même commerçant grenoblois qui a effectué une étude de clientèle et ne voulait même pas apposer les affiches si véridiques de la CCI (  » Chronique d’une mort annoncée ») « trop politiques » précisait dans le DL:  à Meylan, « c’est une autre planète » et il se dit « bluffé par l’écoute et le soutien de cette municipalité  » ( Flavien Hanifi) . Il faudra bien un jour appeler un chat un chat.

LA MUNICIPALITÉ de DROITE AVAIT FAIT du COMMERCE UN ATOUT de la VILLE…

La municipalité de droite de Grenoble jusqu’en 95 avait fait du commerce un atout de la ville. Par l’embellissement, la propreté de la ville, la lutte contre l’insécurité, un habitat réellement mixte, de grands équipements porteurs ( Synchrotron, Musée, Europole…), en maintenant l’accès à la ville pendant les travaux du tram, en indemnisant en temps réel , Alain Carignon et ses équipes ont démontré qu’une autre politique est possible.

….C.FERRARI (PS) NE RÉPOND MÊME PAS AU COURRIER!

Aujourd’hui  Christophe Ferrari n’a même pas répondu  « aux demandes formulées dans un courrier daté du 1er février » par les associations de commerçants. Il a même oublié de les transmettre à Eric Piolle qui pourrait se charger du timbre de la réponse compte tenu du chèque que lui signe le Président de la Métro.

Le sujet de l’attractivité de la ville centre, des choix à effectuer, de l’asphyxie de l’agglomération par l’absence de toute programmation d’investissement depuis 20 ans, la promotion permanente des marges en termes de communication comme sur la voie publique afin qu’elles deviennent la préoccupation exclusive des élus, la paupérisation par l’habitat, lequel,  avec 50 % de HLM n’est plus mixte , le renoncement à la propreté, l’embellissement, la sécurité , tout est extrêmement « politique » .

DANS les ANNÉES 80 les ACTEURS de l’ÉCONOMIE ONT FAIT PREUVE de COURAGE

Dans les années 80 des hommes comme René Michal, Henri Ducret (CCI) , Robert Mosnier ( Chambre de Métiers) s’étaient dressé au nom de leurs mandants pour s’opposer à Hubert Dubedout  et Louis Mermaz (PS) afin de débloquer les dossiers comme l’absence de parking à Grenoble,  le refus de l’autoroute Grenoble/Valence ou la trop forte poussée ( déjà) de la densification sociale ( Villeneuve, Hoche). Grâce à leur engagement  » politique » au sens de la vie de la cité et en soutenant clairement ceux qui portaient l’alternative , Grenoble et l’Isère ont entamé pendant  une quinzaine d’années un cycle vertueux: les parkings ont fleuri à Grenoble ( Denfert-Rochereau, Europole, MIN, St Bruno, Verdun…) , l’autoroute Grenoble Valence a été construite , les grands congrès ont alimenté la vie économique, rempli les hôtels, la ville et l’agglo étaient un fleuron national de l’attractivité.

UNE PÉRIODE D’INCONTESTABLE PROSPÉRITÉ

Une période d’incontestable prospérité: les emplois du Synchrotron ( 1985) de ST Micro à Crolles (1992) sont encore ( avec le commerce) les éléments majeurs de l’emploi dans le bassin Grenoblois. On voit mal face à une coalition d’élus qui suit Eric Piolle dans son affirmation selon laquelle  » la métro a mis fin au dogme de la croissance  » comment les acteurs de l’économie réelle ne réagiraient pas à nouveau aujourd’hui.

LE SEULE SOLUTION EST L’ALTERNANCE

Le défi à relever est le même. Celui de l’intérêt général qui s’oppose à une idéologie mortifère pour l’économie, l’emploi et la préparation de l’avenir. En démocratie la seule solution est l’alternance politique.

Photo: carrefour Lesdiguières/Agutte Sembat, E.Piolle fait prendre les mesures pour fermer l’accès automobile.