PLUS DE 10 000 PERSONNES À LA MARCHE BLANCHE À LA MÉMOIRE DE KÉVIN ET SOFIANE

Publié par Les Républicains 38 le

Selon l’AFP des milliers de personnes ont commencé à défiler paisiblement ce mardi soir après le drame d’Echirolles
Plusieurs milliers de personnes vêtues de blanc (10.000 selon la police) ont participé mardi soir à une marche blanche à la mémoire de Kevin et Sofiane, les deux jeunes tués vendredi dernier à la Villeneuve, à Echirolles, dans la banlieue de Grenoble.«C’était mes potes, c’était des exemples», s’exclame l’un des jeunes manifestants, Aymen Keff, l’air sombre, brandissant une pancarte «Kevin et Sofiane, Non à la violence».

Un lâcher de colombes contre la violence

Tenant des ballons, des roses ou des fleurs blanches, cette marée humaine s’était rassemblée devant le lycée Marie Curie d’Echirolles, où avaient été scolarisées les victimes.

Massés derrière de grands portraits des deux jeunes tués et d’une banderole sur laquelle étaient inscrits leurs prénoms, «Kevin» et «Sofiane», les manifestants ont commencé à défiler en silence en direction du parc où s’est produit le drame, à quelque 2,5 km de là.

Au même moment, un lâcher de colombes a été salué par les applaudissements. Certains jeunes avaient revêtu un T-shirt imprimé du visage souriant des deux victimes et assurant : «Moi je veux plus jamais vivre ça».
«Evitez les problèmes, rien ne vaut la vie de famille»

En tête de cortège, marchaient dignement les parents de Sofiane et la mère de Kevin, tandis que des pancartes rédigées par leurs soins proclamaient: «soyez respectueux et prudents, écoutez vos parents, évitez les problèmes, rien ne vaut la vie et la famille».

«Nous sommes là pour dénoncer cet acte tragique, expliquent Theodora et sa soeur, Alexandra, deux étudiantes de 23 et 25 ans, venues de la banlieue de Grenoble. Ces jeunes ont le même âge que nos petits frères, ça aurait pu être eux. En 2012 on peut se faire tuer à coups de marteau, c’est fou, il faut que ça s’arrête

«Cette sauvagerie est inacceptable»

«On se sent concernés, cet acte est purement gratuit, ces jeunes ne demandaient rien à personne, cette sauvagerie est inacceptable et il est important d’être ici pour montrer à la famille qu’on est avec elle», déclare de son côté Carole Pelloux-Gervais, 50 ans, employée administrative à Grenoble.

Massés sur les trottoirs, tout au long du parcours, de nombreux passants applaudissaient au passage du cortège, tandis que des habitants, à leur fenêtre, observaient la foule respectueusement.

«A mon époque c’était pas comme ça, ça a beaucoup changé! Dans les années 70, c’était multiracial, aujourd’hui, on parque là-bas tous ceux qui ont des problèmes et à la fin on s’entretue», lâche Zineb Meriche, 40 ans, qui a grandi à la Villeneuve et  se dit «choquée par ce qui s’est passé».

En fin de marche, sur les lieux du crime, le parc de la ville, la mère de Kevin, Aurélie Noubissi, pédiatre, a déclaré: «La douleur est là, une mère qui perd son enfant c’est ce qu’il y a de pire, mais votre amour et votre solidarité me réconfortent. Cette souffrance s’atténuera si la justice de notre pays fonctionne».

Des sourates ont été lues par un imam, avant la célébration mercredi à 14H00 des obsèques des deux amis à la mosquée d’Echirolles.

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