PLACE de VERDUN: le SCANDALE d’un BATIMENT MUNICIPAL en PERDITION

Publié par user1 le

« A lire les commentaires des uns et des autres on peut se demander si je ne suis pas responsable des 20 années perdues dans l’absence d’entretien et de destination de l’ancien Musée de Peinture ! Ces locaux sont disponibles depuis 1994 et la gauche et les Verts se sont installés aux commandes de Grenoble en mars 1995. Chaque année perdue avec les dégradations supplémentaires ont renchéri considérablement le coût de la restauration du bâtiment, un patrimoine pourtant précieux et historique de la ville » explique avec ironie Alain Carignon ancien Maire (LR) de Grenoble (DL du 13/2/16).

« Ce bâtiment coule au sens propre comme au sens fi­guré… », s’émeut Matthieu Chamussy, Conseiller municipal (LR ) de Grenoble qui précise : « Il faut deux millions pour le mettre hors d’eau ; il ne peut même plus accueillir le Salon du li­vre de régionalisme alpin ! »

 » UN AVIS DEFAVORABLE POUR LA POURSUITE d’ACTIVITES »

Bernadette Ca­doux conseillère municipale d‘opposition ajoute : « Le bâtiment est dans un état tel qu’il ne peut plus être utilisé » alors même que « Grenoble postule pour le label Ville d’art et d’histoi­re».Et d’insister:«Il y a des toiles dans la grande bibliothèque, et nous avons eu en 2013 un avis dé­favorable pour la poursuite d’activité… ». Du coup, « cela relève presque de la provo­cation que de prétendre à ce label tout en consommant ce bâtiment jusqu’à ce qu’il se décompose… » (DL 11/2/16).

A LIRE LES EXPLICATIONS ON DOUTE QU’IL Y AIT UN RESPONSABLE

Place de Verdun à Grenoble – l’une des plus prestigieuses de la ville- trône un bâtiment libéré depuis 21 ans qui n’a pas été entretenu, ni n’a reçu une destination conforme à sa dimension et à son histoire. Le DL a fait le point mais à lire les explications confuses on ne comprend pas vraiment quelle était la responsabilité des élus PS et Verts dans cette catastrophe. Il n’y a pourtant pas d’ambiguïté : ce sont bien eux qui gèrent Grenoble et l’agglo depuis 20 ans?
En effet ,benoîtement ,Martine Jullian Conseillère municipale (Verts/PG) de Grenoble chargée du patrimoine en rajoute sur l‘éclatante gestion Destot : «S’il n’y avait que le musée…Le patrimoine de la Ville n’a jamais été entretenu ! «  Oubliant (?) que les Verts ont cogéré Grenoble avec le PS 13 ans sur ces 21 .

J.SAFAR (PS) FAIT LA DEMONSTRATION de l’INEFFICACITE de la  MUNICIPALITE DESTOT

Un autre « benoit « explique également: « on est parti sur une grande bibliothèque à vocation ré­gionale », une BMVR. Sauf qu’« entre le moment où on a commencé à monter ce dos­sier et celui où on l’a bouclé, l’État ne subventionnait plus » ce type d’équipement. » Une bonne démonstration de la capacité d’action et d’anticipation de la municipalité Destot. C’est Jérôme Safar (PS) qui s’exprime, ex Adjoint à la Culture et aux Finances ! Il n’a pas à se justifier non plus sur son inefficacité et son coût pour la collectivité. Pas belle la vie?

GRENOBLE RUINEE NE SAIT PLUS FAIRE

Aujourd’hui les élus poursuivent sur la lancée des commentaires et des lamentations oubliant qu’ils sont au pouvoir local. « on ne peut pas fai­re qu’avec de l’argent pu­blic », considère Martine Jul­lian. Evidemment il n’y en a plus. La ville est ruinée. Mais que coûte aux Grenoblois l’absence de rénovation sérieuse pendant 20 ans en termes de surenchérissement?

C.BERNARD (Verts/Ades)  « VA S’ATTELER à DEFINIR UNE POLITIQUE CULTURELLE de la METRO… »

Il n’y a évidemment rien à attendre de la pauvre Corinne Ber­nard l’adjointe en sursis (Verts/Ades) aux cultures qui, deux ans après son arrivée affirme « Je vais m’atteler à ce que la Métro définisse une politique cul­turelle ; je vais à la rencontre de tous les adjoints à la cultu­re, qui ne sont pas tous con­seillers métropolitains ». On est rassuré . L’ancien Musée est dans de bonnes mains.
A côté du Musée, la Grande Muette a su conduire une opération avec l’ancien cercle militaire . L’armée a réalisé une opération immobilière et n’a pas laissé dormir ou mourir son patrimoine contrairement à la ville.

La TOUR PERRET S’EFFONDRE AUSSI !

« Dans quelle autre entreprise des locaux de cette importance et à un tel emplacement pourraient ils être abandonnés et sous utilisés 20 ans avec les pertes de recettes induites? « questionne Alain Carignon.

Aujourd’hui la priorité est la Tour Perret qui s’effondre aussi assure la Conseillère municipale M.Jullian au DL. On ne l’avait pas remarquée cette « priorité « dans les choix budgétaires de la ville qui n’a rien retenu pour sa restauration! Ici aussi la gestion Despot/Safar a un sacré coût pour les grenoblois. Alors qu’avec un budget annuel modeste d’entretien cet édifice classé serait en état, il faut aujourd’hui 8 M€ pour le sauver!

M.JULLIAN ( VERTS/PG) A INTERROMPU le POINT de DEPART de la REFLEXION…

Face à cela , selon sa méthode, la municipalité Piolle aligne… les mots. Selon M.Jullian  » la réflexion est engagée » . C’est dire. Elle précise sur Place Gre’Net:  » la double exposition consacrée à l’Exposition internationale de la houille blanche et du tourisme devait être « un marqueur pour faire démarrer, non pas les travaux, mais le point de départ d’une réflexion puis d’une action ». Ce qui a freiné  le point de départ de la  réflexion? La question financière. On est abasourdi.

4 JOURNEES des TUILES pour RENOVER l’ANCIEN MUSEE de PEINTURE

Avec les impôts les plus élevés de France, étant la première ville pour les dépenses de fonctionnement et sur le podium pour la dette par habitant, Grenoble est au bord de la mise sous tutelle avec un patrimoine menacé. La municipalité Piolle poursuit la fuite en avant : le coût de 4 journées des Tuiles correspond à la rénovation de l’ancien musée. Ou bien elle préfère consacrer 300 000 € à un cabinet privé HDZ, parisien, chargée de faire avaler le projet de bétonisation de l’esplanade auquel les grenoblois résistent. Il n’y a donc rien à attendre d’elle.

DES DECISIONS IMMEDIATES PLUTÔT QU’UN CONCERT de LAMENTATIONS

Pour en sortir Richard Cazenave Conseiller municipal (LR), est partisan d’« une enseigne culturelle (de type Fnac) avec une délégation de ser­vice public adossée à une médiathèque » et pour Alain Carignon « seul un appel à des financements privés sur la base d’un appel d’offres international avec une concession de très longue durée permettrait de trouver une destination à ce bâtiment victime des élus de gauche et Verts : il faut en faire un outil pour ramener une clientèle à pouvoir d’achat qui fuit Grenoble, un moteur d’attractivité du centre ville qui meurt, un moyen de recettes pour la ville exsangue, sa restauration par le privé étant aussi une source de travaux pour nos entreprises pour qui c’est une impérieuse nécessité. A cette heure, pour stopper la dégradation et renouer avec la prospérité, Grenoble a besoin de décisions immédiates plutôt que de concert des lamentations devant un bâtiment qui s’écroule »

UN DOUBLE EXPLOIT : VIDER le PORTEFEUILLE des GRENOBLOIS et PERDRE LEUR PATRIMOINE

Pas certain du tout que cette municipalité sera à la hauteur de ce dossier : pas plus que les autres. Elle poursuit dans le verbiage auquel M.Destot a accoutumé les Grenoblois pendant 18 ans. Il couvre le bruit des morceaux de ciment qui se détachent de la Tour Perret , le bruit de l’eau qui suinte dans l’ancien Musée de la place de Verdun, des blocs qui tombent de la halle St Claire… Les élus PS /PC et Verts ont réussi le double exploit d’avoir à la fois vidé le portefeuille des grenoblois et perdu leur patrimoine. Rare. A lire les explications sur le  » Dauphiné Libéré »  il passait inaperçu. Dommage pour leur ego.

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