PIOLLE et CULTURE:  » SI ÇA FROTTE, C’EST QU’ON EST AU BON ENDROIT »

Publié par user1 le

Le metteur en scène Joël Pommerat et  » le Postillon », ce bulletin grenoblois d’extrême gauche,  ne sont peut être pas d’accord sur les motifs mais totalement sur le diagnostic: la politique culturelle de Piolle est un échec patent. Le premier la juge  » populiste », le deuxième  » austéritaire et peu compréhensible » .

Du collectif le Tricycle aux Musiciens du Louvre, des festivals enterrés aux promoteurs du spectacle vivant, de MC2 au Théâtre municipal , tous les acteurs de la vie culturelle sont déçus ou en colère contre la politique municipale qu’incarne malheureusement Corinne Bernard, l’Adjointe (Verts/Ades) chargée du secteur. Olivier Bertrand également élu (Verts/Ades) qui n’est pas connu pour son don d’empathie , dont le sectarisme est redouté est bien venu à son secours, mais plutôt pour l’aider à couper des têtes.

APRES 2 ANS DE MANDAT LE CLIMAT EST DÉLÉTÈRE

Bref après 2 ans de mandat le climat est délétère. Le surgissement d’un Jérôme Katz, businessman de la culture au titre du Street Art, soudainement couvert de subventions et de faux sponsoring n’a pas amélioré l’ambiance. Ni la promotion à grands frais d’une kermesse comme la Journée des Tuiles dont la municipalité continue à cacher le coût véritable.

C.BERNARD (Verts/Ades) PROMETTAIT UN GRAND DESTIN au « CIEL »

Eric Piolle est venu lui aussi au secours de son Adjointe mais Sa Suffisance n’a pas arrangé les choses. Il avait choisi  » le Petit Bulletin » excellent vecteur pour s’adresser aux « consommateurs » de culture et d’animations. Pas moins de 2 pages pour s’expliquer et répandre la bonne parole. Corinne Bernard faisait encore des « Youpi » en faveur du Ciel , la salle de répétition pour les musiques actuelles créée par la municipalité Carignon :  » la salle est utilisée 220 jours par an. Il faut qu’on aille encore plus loin. On peut l’ouvrir H24 avec un petit peu d’investissement et c’est prévu. C’est un bijou bien caché « .

PIOLLE SUCCESSEUR  DE MALRAUX et LANG…

Depuis ces déclarations tonitruantes il a été décidé de … fermer la salle, mais à notre connaissance Corinne Bernard est toujours en poste. Faut il que le clan des Verts/Ades ait bien verrouillé la municipalité pour que de telles situations perdurent.

De son côté Eric Piolle (Verts/PG) toujours phare de l’occident, l’homme qui fait entrer Grenoble dans le XX I eme siècle malgré les Grenoblois demeure sur les sommets qu’il est le seul à fréquenter:  » on a vécu une grande époque Malraux, une grande époque Lang, finalement on amorce un peut partout ce qui va suivre »

… MAIS A « DU MAL A TRANSITIONNER d’UN MODÉLE à l’AUTRE »

En quelques mots après Malraux et Lang, Piolle arrive. Comme sur tous les dossiers: attractivité, déplacements, environnement, service public, il sait. Même si, s’agissant de la culture  » on a un peu plus de mal à transitionner d’un modèle à un autre ».

Mais comme il est titillé par le journaliste Aurélien Martinez à la fois il nie :  » je ne sais donc pas si on peut parler de tensions avec le milieu culturel, ce serait un peu réducteur » et en même temps il reconnait:  » oui il y avait une attente dans la campagne attente qui ne s’est pas matérialisée ». C’est le moins qu’on puisse dire!

 » ON A L’IMPRESSION QUE LE CHAMP CULTUREL N’EST PAS CELUI QUE VOUS INVESTISSEZ le PLUS »

D’ailleurs Aurélien Martinez dit à Eric Piolle  » on a l’impression que le champ culturel n’est pas celui que vous investissez le plus » ce qui est une façon polie de rappeler son manque d’empathie avec les artistes inhérent à sa personnalité. E.Piolle a du mal à admirer, à être séduit car il s‘admire et se séduit lui-même.

LA DROITE AVAIT PERMIS UN FOISONNEMENT CULTUREL EXCEPTIONNEL

ça rappelle le contraste avec Alain Carignon dont Diden Berramdane , quittant le Théâtre de St Marie d’En Bas rappelait « Le seul maire de Grenoble qui se soit vérita­blement intéressé à Sainte­ Marie­ d’en­ Bas, qui l’ait do­té des moyens nécessaires et qui ait suivi mes spectacles, c’est Alain Carignon ! (« DL » du 12/7/15). Tous les acteurs de la vie culturelle de Grenoble peuvent en dire autant et la municipalité de droite a permis un foisonnement culturel exceptionnel pendant les 12 ans de sa gestion.

LES CONFLITS PLUS NOMBREUX ET PLUS ENVENIMÉS

 » Deux ans plus tard les relations entre le monde de la culture et l’équipe municipale  ne sont pas au beau fixe  » écrivait  » le Petit Bulletin » pour demander des explications au Maire et à son adjointe.

Quelques mois après, cette interview  est encore plus cruelle puisque les conflits sont plus nombreux et plus envenimés avec la querelle avec MC2, la fin de Rocktambule , la fermeture du Ciel, de la Chaufferie et … des bibliothèques.

CORINNE BERNARD :  » MA LANGUE A FOURCHÉ « 

Corinne Bernard avait répondu au  » Petit Bulletin »:  »  si ça frotte  c’est peut être qu’on est au bon endroit ». Maintenant que la maison  brûle on peut estimer que la municipalité a vu juste.  Une Corinne Bernard piégée par le journaliste qui lui avait cruellement rappelé les faits.

« Dans votre discours de septembre Madame Bernard vous aviez affirmé avoir eu  » le sentiment intolérable d’être lynchée sur la place publique » .

Corinne Bernard:  » ma langue a fourché  »

Aurélien Martinez ( le PB):  » le discours était pourtant écrit et sa retranscription est toujours en ligne sur le site de la ville »

Corinne Bernard :  » si c’était à refaire je ne redirais pas ce mot ».

Qu’on les observe globalement ou dans le détail , sur un sujet ou sur un autre, il semble que l’habitude du faux acquise dans l’opposition soit intégralement reproduite au pouvoir. Aucun sujet n’y échappe.

A.BACK ( ext gauche) S’EN PREND à UN JOURNALISTE de FRANCE CULTURE

Les élus de la majorité Rouge/Verts sont furieux et explosent lorsque les journalistes rappellent les faits. Récemment Antoine Back (extrême gauche) s’en prenait à Frédéric Martel de France Culture qui avait « recyclé le fiel carignoniste « . En effet le journaliste avait repris l’information selon laquelle 5 élus municipaux ( dont Antoine Back) étaient demeurés ostensiblement assis au conseil municipal un jour de deuil national pendant la Marseillaise. Un crime que de relayer des faits

UN LOGICIEL FORMATÉ POUR TOUT ENRÉGIMENTER

Décidément cette municipalité a un rapport des plus difficiles avec les réalités. Avec les créateurs, le bouillonnement culturel, les initiatives et les changements qu’elles impliquent. Son logiciel est formaté pour tout enrégimenter comme on le voit avec la fausse participation citoyenne, les faux citoyens et toutes les usines à gaz mises en place pour empêcher toute irruption du réel dans sa mécanique.

UNE CULTURE d’ESSENCE TOTALITAIRE

Le divorce avec le monde culturel est un symptôme fort de cette peur et de sa volonté de domination, son désir de faire avancer tout le monde du même pas afin de servir son seul projet politique. Ce faisant, la municipalité Piolle est bien l’héritière et la continuatrice de cette autre culture qui vient de loin, depuis le marxisme, le maoïsme, en passant par le trotskisme , et toutes ces révolutions sanglantes pour lesquelles chaque génération s’est enthousiasmée. Cette culture de la réponse globale à » la seule querelle qui vaille, celle de l’homme  » selon la formule du Général de Gaulle.

Une culture d’essence totalitaire. Au contraire la droite fait confiance à l’homme, en son génie particulier, à son inventivité, sa capacité de création. C’est en lui qu’elle place tous ces espoirs. Le philosophe Michel Onfray reconnait à propos de la droite :  » ce n’est pas ma famille mais elle défend la liberté « . L’art étant le propre de l’homme , elle place l’artiste  et le développement culturel au coeur de ses préoccupations .