Ph.de LONGEVIALLE Adjoint à Grenoble: de Charles Pasqua à François Hollande!

Publié par Les Républicains 38 le

Philippe de Longevialle est un militant RPR qui s’est engagé très tôt à droite . il appartenait à la tendance dure de la droite. Meylanais il jugeait les ténors locaux trop portés sur le compromis et désirait les doubler sur leur droite. Appartenant à la mouvance de Charles Pasqua dans les années 80 – il avait 25 ans – il a conduit une liste de droite aux élections municipales de Meylan contre la liste officielle . Sur le thème de la vraie droite.

Devenu collaborateur d’Alain Carignon Maire de Grenoble de 1989 à 1995 tous ceux qui ont travaillé avec lui se souviennent de ses critiques sur la politique d’ouverture conduite par le Maire de l’époque. Qu’il jugeait trop tolérant avec la gauche.

IL CONDUIT LA LISTE RPR/UDF À MEYLAN

Finalement rallié à la droite Meylanaise il sera Adjoint au Sénateur Maire UMP Guy Cabanel jusqu’en 1995 . Déjà à l’urbanisme puisqu’il se présentait comme  » expert immobilier indépendant ».

À 35 ans, après 10 ans de militantisme à droite il conduira la liste RPR/UDF à Meylan en 1995 . Une campagne dont le PS garde un souvenir cuisant . Un tract anonyme et diffamatoire a circulé . L’origine n’en sera pas déterminée. Échouant de 18 voix face à la liste PS de  Jean-Xavier Boucherle, Philippe de Longevialle obtiendra l’annulation de l’élection à cause de ce document…Las le 11 février 1996, les Meylanais confirment leur premier choix et reconduisent  Jean-Xavier Boucherle  (PS) avec une avance de 367 voix face à la liste de droite de Ph. de Longevialle.

UNE SITUATION PERSONNELLE CRITIQUE

Battu et sans les revenus d’Adjoint à Meylan et de chargé de mission d’Alain Carignon il doit subvenir à ses besoins à partir de  1995. Il a 35 ans et en réalité a toujours bénéficié d’un statut de salarié politique par la droite et des indemnités d’élu local.

Il crée donc une entreprise de  conseil aux entreprises et aux collectivités locales dans la monétique et l’Internet (1996 à 2001) dont il est le gérant. C’est peu dire que sa société obtient peu de résultats et  sa situation personnelle devient très critique.

En 2000 il devient Président d’une UDF moribonde puis du Modem et sera le candidat de cette mouvance aux élections législatives. Il cherche sa voix dans les difficultés personnelles.

MEETING DE SOUTIEN AU RETOUR DE CARIGNON

Mais une date très intéressante dans cet itinéraire est celle du  27 mars 2002. Il prend la parole devant Alain Carignon qui réunit ses amis à Europole . Il vient apporter son témoignage d’amitié et de soutien à l’ancien Maire qui revient sur le terrain politique Grenoblois après sa condamnation.. La cassette de ce meeting auquel participent Joël de Leiris, Pierre Gascon, Gérard Dézempte, Thierry Kovacs, Philippe Langenieux Villard, Gérard Cardin, Pierre Gimel, Gérard Simonet reste à disposition. Le nombre des élus témoigne que le retour de Carignon est possible .C’est le moment  pour l’ancien collaborateur d’ apporter son témoignage d’autant plus important qu’il est passé de la droite dure à l’UDF.

Mais ça ne dure pas. Il se rapproche du PS dans cette période et en parallèle ses « conseils » aux collectivités locales lui permettent de subvenir mieux à ses besoins.

IL DEALE AVEC LE PS

En 2007 il deale avec le PS . Comme candidat du MODEM il accepte de faire sa campagne législatives contre le retour d’Alain Carignon qui avait été son patron politique et son employeur et qu’il avait publiquement soutenu pour son retour jusqu’en 2002. Le PS se trouve ainsi conforté à droite par Philippe de Longevialle et à gauche par la nébuleuse Avrillier/Verts/Ades qui tirent dans le même sens sur une seule cible. Permettant à Michel Destot et Geneviève Fioraso d’échapper eux mêmes à toute mise en cause. Ils deviennent les « MM Propres » de la politique grâce à ces cautions.

Philippe de longevialle se fait  le chantre de l’honnêteté des élus, de l’exemplarité en politique, du désintéressement et de la conviction. Entre 2002 pour le retour de Carignon et 2007 il a été touché par la grâce. Même s’il ne fait pas de voix , il crédibilise la stratégie d’évitement du PS . D’ailleurs au second tour des législatives il annonce faire  » un choix éthique  » :  il vote Fioraso !

FORTEMENT RÉCOMPENSÉ

Ensuite il déclare qu’il conduira une liste MODEM aux municipales de 2008 , fait voter sa formation afin de bloquer l’espace politique et  au dernier moment  rallie Destot au premier tour au grand dam de certains militants du MODEM. Toujours cette éthique qui le taraude…

Il sera fortement récompensé . Devenu Adjoint à l’Urbanisme  (Adjoint au bétonnage ) outre son indemnité de 2900Euros/mois à la ville , il  » co-préside  » la commission « politique de la ville et rénovation urbaine  » de la Métro soit 1000 Euros/mois et il court le cachet puisqu’il préside la SEM Sages ( 500 euros/mois)  siège comme Vice Président de GEG ( 150 Euros par séance) et  comme administrateur de la SAEML Territoires 38 ( également 150 Euros par séance). Il « tourne » enfin en termes de revenus avec 5000 Euros mensuels sans compter bien entendu la voiture ,l’essence,les frais de bouches qui ne sont d’ailleurs reprochés qu’à lui par la nébuleuse Verts/Ades.( PHILIPPE FALCON DE LONGEVIALLE ( ap.PS Grenoble) pisté par R.Avrillier ) . Car ces derniers n’aiment pas la concurrence !

UN APPEL À … LA RECONNAISSANCE

Depuis lors Philippe de Longevialle devient un serviteur zélé de la gauche et trouve même des vertus à… François Hollande. Tous ceux qui se souviennent de son soutien à Charles Pasqua contre les mous de la droite sont évidemment sidérés de cette posture. Il aura bien quelques incidents avec d’autres ralliés dans le cadre d’une concurrence pour se maintenir aux postes . Cette concurrence devrait s’exacerber maintenant que ça devient  plus difficile .  Critiqué par eux il aura la délicatesse de dire que « Morad Bachir Cherif et Stéphane Gemmani sont au conseil municipal grâce à moi” (28 mars)( Grenews) .(C.LEPAGE ( majorité Hollande) À GRENOBLE AVEC DES SUPPLÉTIFS DU PS )

Cet appel à leur reconnaissance, cette tristesse de se sentir trahi, de la part de Philippe de Longevialle, sont évidemment touchants et sincères. Sans nul doute est il le mieux placé pour faire référence à ces sentiments forts et nobles . Toujours cette exemplarité et cette conviction qui sont les traits marquants de sa personnalité.

Bien entendu un tel itinéraire ne grandit pas celui qui l’a emprunté . Mais il ne grandit pas non plus ceux qui l’ont instrumentalisé.  il est à craindre  -comme tous les supplétifs dans l’histoire – qu’il soit parmi les premiers sacrifiés.

Restera alors Aix les Bains . Et pourquoi pas un nouveau départ ?  Avec quel maillot ?