P.STREIFF  » J’AI des SALARIES qui NE VEULENT plus TRAVAILLER à GRENOBLE »

Publié par user1 le

Le débat sur l’emploi lancé au plan National rebondit durement dans l’agglomération Grenobloise. Une fois de plus les plaies sont nommées , identifiées. Pierre Streiff, Président du MEDEF 38 qui était jusque là Président de la Fédération du Bâtiment répète ce que tout le monde sait, ce que tout le monde dit, ce que tout le monde vit excepté une caste d’élus de gauche et Verts de la Métro qui se bouchent les yeux et les oreilles.

 » IL FAUT QUE LES ENTREPRISES AIENT ENVIE de VENIR »

Pierre Streiff demande qu’enfin  » les lignes bougent « . Car  » pour qu’une ville comme Grenoble soit attrac­tive pour les entreprises, donc pour les embauches, il faut que  les entreprises aient envie de venir. »

 » SON PERSONNEL NE VEUT PLUS NI VENIR NI HABITER à GRENOBLE »

Il explique au DL (12/1/16):  « Il ne faut plus que les salariés passent des heures dans leur automobile pour aller travailler à Grenoble ! En décembre, un ami, chef d’entreprise à La Murette, me confiait que son person­nel ne souhaitait plus habi­ter ou aller à Grenoble. Parce que cela devient trop com­pliqué ».

Les éléments de langage sur  » la métropole apaisée  » ne semblent pas avoir gommé la triste réalité grenobloise.

DE VOIRON , MIEUX VAUT ALLER à BOURGOIN QU’A GRENOBLE !

Pierre Sreiff raconte aussi : « Pour ma part, une de mes cadres habitant Couble­vie, ne veut plus venir au siège de mon entreprise (de génie climatique, NDLR), à Saint­ Martin ­le­ Vinoux, et préfère aller jusqu’à mon si­te de Bourgoin­-Jallieu, pour effectuer son travail de juris­te… Pour elle, aller sur Gre­noble équivaut à un dépla­cement d’une heure à une heure et quart, en moyenne, et au mieux. Elle n’a plus en­ vie de venir sur Grenoble le matin, au milieu des em­bouteillages ! »

 » DES SALARIES NE VEULENT PLUS TRAVAILLER à GRENOBLE »

Terminant : « Les politiques doivent nous écouter.Et ce n’est pas Pierre Streiff le chef d’entreprise, ce n’est pas Pierre Streiff le président du Medef Isère, ou anciennement le président du BTP Isère, qui parle ainsi. Moi, j’ai tout sim­plement des salariés qui, aujourd’hui, ne veulent plus travailler à Grenoble… »

LA LOGISTIQUE CONTRAINTE au TRAVAIL de NUIT

Si on ajoute les entreprises qui doivent acquérir des camions supplémentaires – à tonnage constant- pour faire face aux embouteillages, les entreprises de logistique qui font travailler leurs salariés la nuit pour pouvoir livrer on mesure la situation extrême dans laquelle se trouve l’agglo.

LA LIGNE E du TRAM a OBSTRUé l’ENTREE NORD…

L’entreprise de Pierre Streiff est située à St Martin le Vinoux, cette entrée nord de Grenoble qui a été pratiquement fermée à la circulation avec le Tram E sans compensation de voirie ou de stationnement.  Il y a 120 000 véhicules/jour qui arrivent de Voreppe et nos élus ont créé un parking de dissuasion de… 100 places au Fontanil qui va doubler sa capacité cette année.

E.PIOLLE (Verts/PG) VA FERMER l’AVENUE AGUTTE SEMBAT

Les mesures annoncées par Eric Piolle (Verts/PG) avenue Agutte Sembat et appliquées sans discernement par C.Ferrari Président (PS) en titre de la Métro vont clore le chapitre de l’accès à Grenoble. La seule agglo de France ou le temps perdu dans les bouchons augmente selon l’étude Inrix.

LE DOGMATISME EST AUX COMMANDES

Commerces en déroute, pollution en augmentation, chômage qui explose, paupérisation accélérée de la ville , attractivité en berne , rien ne semble avoir prise sur le dogmatisme aux commandes de la ville et de l’agglo.

LE MARKETING NE COUVRE PAS les MECONTENTEMENTS

La communication séquencée d’Eric Piolle avec un marketing intégré par les Rouge/Verts ne couvre aucun des mécontentements qui montent. Ce n’est pas parce que JJ Bourdin (RMC)  trouve formidable d’imposer la zone 30 km/H  partout que cela modifie l’opinion des 70 % qui y sont hostiles.

LE NIVEAU de DELINQUANCE REND RIDICULE la  » METROPOLE APAISEE »

Ce n’est pas parce que la Métro installe à grands frais des panneaux pour imposer ses éléments de langage (  » une métropole apaisée » ) que quiconque y croit. Le niveau de délinquance à lui tout seul rend ridicule – ou provocateur – ce slogan.

L’AVANT GARDE ECLAIREE NOUS CONDUIT au MONDE FUTUR…

Les réalités à nouveau rappelées par Pierre Streiff ne seront probablement pas prises en compte par les Rouge/Verts de Grenoble. Doctrinaires Ils représentent  une avant garde éclairée laquelle conduit des ignares sur le chemin de la rédemption qui interviendra dans un monde futur. Qu’ils nous préparent. Cette fameuse  » entrée dans le XXI eme siécle  » autre élément de langage Piollesque.

… MAIS IL FAUT D’ABORD SOUFFRIR

C’est à cette insoutenable prétention qu’on reconnait leur vrai fond idéologique: héritiers de fait du marxisme, du maoïsme , ex trotskystes pour certains ,  » révolutionnaires « pour la plupart. Avec eux il faut toujours souffrir d’abord. Le bonheur à venir mérite ces centaines d’emplois perdus, ces commerces qui baissent le rideau avec leur cohorte de drames humains, cette pollution provisoire engendrée par les bouchons qui devraient disparaitre avec la quasi disparition des déplacements en voiture.

UN DECRET DETERMINE COMMENT SE DEPLACERONT les FUTURS 15 000 HABITANTS de la PRESQU’ILE

Pas d’exagération politicienne dans ces propos. E.Piolle et sa coalition sont en train d’installer 15 000 nouveaux habitants sur la presqu’ile scientifique de Grenoble. Avec la supériorité incontestable qui est reconnue par tous, fruit d’une expertise et d’un vécu exceptionnel, Yann Mongaburu le Président (Verts/Ades) du SMTC a décrété : de 50 000 déplacements par jour sur la Presqu’île, dont 55 % réalisés en voiture on devrait compter 120 000 déplace­ments en 2030, mais avec tou­jours 50 000 en voiture, dont la part modale sur ce secteur descendrait ainsi à 20 %! Il suffit de le dire.

IL VA ÊTRE TEMPS de DESIGNER CLAIREMENT les RESPONSABLES

Si Pierre Streiff et tous ceux qui ont à coeur le développement de l’agglomération Grenobloise ne s’organisent pas, n’agissent pas, celle ci peut décrocher encore plus fortement et créer un irréversible.  » Les politiques doivent nous écouter  » demande le responsable des entreprises.

Il va être temps de désigner clairement ceux qui n’entendent pas.

photo: Pierre Streiff manifestant avec les travaux publics pour réclamer du travail

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