Nouvelle campagne de l’UMP38 contre la fin de la gratuité des transports scolaires

Publié par Les Républicains 38 le

Dauphiné Libéré du samedi 3 mars 2012

« Fin de la gratuité des bus scolaires : l’UMP 38 remontée« 

Ils savent que c’est un sujet porteur, puisque 61 % des familles iséroises sont potentiellement concernées. Alors ils ont décidé de frapper fort. Une semaine, jour pour jour, après le vote du conseil général de l’Isère entérinant la réforme tarifaire du transport scolaire, la fédération UMP 38 a lancé hier une grande campagne de mobilisation. Pour dire “non” à la fin de la gratuité des bus scolaires. 50 000 tractspétitions seront distribués à la sortie des collèges et des lycées pour demander au président du Département, André Vallini, de revenir sur la décision de son assemblée. Mais ce n’est pas tout. 40 000 petits autocollants seront également proposés aux élèves : “André (Vallini) touche pas à ma gratuité” ou “Didier (Rambaud, vice-président en charge des Transports), touche pas à ma gratuité”. Il paraît qu’ils seraient du meilleur effet sur les cartables et cahiers…

« Les Isérois doivent passer avant les criquets »

Vice-président de l’UMP 38, Thierry Kovacs explique le but de cette campagne : « Le Conseil général va sortir une plaquette de neuf pages pour expliquer que sa réforme des transports est juste et solidaire, en omettant de dire que ce qui est aujourd’hui gratuit ne le sera plus.Le document précise que la participation des familles sera minime, or elle ne sera pas minime du tout. Certes, on ne nie pas qu’il y aura des tarifs très bas (NDLR : 2,50 euros par mois). Mais pour la majorité des familles, il faudra débourser de 125 à 392 euros par an et par enfant. Une somme qui représente deux mois d’allocations familiales. Que n’auraiton pas entendu du PS si le gouvernement avait décidé de supprimer deux mois d’allocations ! »

Et le président de l’UMP 38, Jean-Claude Peyrin, de poursuivre sur le mode offensif : « Cette mesure a été votée pour obtenir de nouvelles recettes, mais il y a d’autres postes d’économies possibles. Le Département vient par exemple de voter des subventions pour des criquets. L’écologie est importante, mais quand même ! Les Isérois doivent passer avant les criquets ! Non ? » Euh…

Les conseillers généraux, Jean-Pierre Barbier et Pierre Gimel, montent à leur tour au créneau en fustigeant une politique socialiste qui s’en prendrait, selon eux, aux classes moyennes iséroises : « Nationalement, le PS a brandi l’argument du pouvoir d’achat pour contrer la TVA sociale. Et ici en Isère, c’est sur les classes moyennes, les forces vives de notre pays, qu’il va cogner ».

Eve Moulinier

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