NOUVEAU RECOURS CONTRE la FERMETURE de GRENOBLE

Publié par user1 le

Les travaux sont engagés par Eric Piolle (Verts/PG) pour rendre la situation irréversible à Grenoble. Avant même que le Conseil Municipal de la ville centre ne se soit prononcé les bulldozers défonçaient la rue Lesdiguières au centre de Grenoble. Sans ménagements.

Christophe Ferrari Président (PS) de la Métro, Yann Mongaburu Président (Verts/Ades) du SMTC et Hakim Sabri Président (Verts/Ades) de la Compagnie de Chauffage se coordonnaient pour appliquer les décisions du Grand Timonier et mettre en route immédiatement les travaux .Ils seront suivis par ceux de l’avenue Agutte Sembat. Pendant 6 mois la dernière entrée de Grenoble sera très difficilement praticable et la circulation interne rendue très difficile.

Après 4 ans de travaux du Tram E qui ont éloigné définitivement une partie  de la clientèle Grenoble recommence sans précautions ni indemnisations

Après 4 ans de travaux du Tram E qui ont éloigné définitivement une partie de la clientèle Grenoble recommence sans précautions ni indemnisations

JD MERMILLOD-BLONDIN DÉPOSE DEUX RÉFÉRÉS EN SUSPENSION « 

C’est pourquoi dès lundi également Jean-­Da­mien Mermillod­-Blondin, Président du groupe d’opposition à la Métro a passé la porte du tribunal administratif, place de Verdun à Grenoble pour déposer quatre énormes dossiers.

Après le premier recours de janvier 2016 toujours en cours  » Nous venons dé­poser deux mémoires de fond et deux référés sus­pension » explique t il au DL (8/2/17) «  Nous attaquons la délibération n° 59 qui en­ tend tirer le bilan de la con­certation et qui arrête le principe du programme, et la n° 60 qui organise la maî­trise d’ouvrage et la répartition financière entre la Ville de Grenoble, la Mé­tropole et le SMTC (Syndi­cat mixte des transports en commun de l’aggloméra­tion grenobloise). Mais comme ces deux premiers recours ne peuvent empê­cher l’exécution immédiate des délibérations nous avons déposé deux référés suspension pour demander au juge de suspendre les décisions métropolitaines, en atten­dant un avis sur le fond. Les ordonnances devraient in­tervenir d’ici une quinzaine de jours. On sera vite fixés. »

l'accès aux commerces ( ici rue Lesdiguières) n'est pas particulièrement sauvegardé !

l’accès aux commerces ( ici rue Lesdiguières) n’est pas particulièrement sauvegardé !

 » CE PROJET N’EST PAS BON, TOUTES LES INFORMATIONS N’ONT PAS ÉTÉ TRANSMISES »

Jean-­Damien Mermillod­ Blondin ajoute : « Nous ne sommes pas contre la piéto­nisation, ni contre un meilleur partage de l’espa­ce public, ni contre le vélo ni contre les transports doux, mais on ne veut pas avancer de cette façon. Ce projet n’est pas bon, toutes les informations n’avaient pas été transmises, la con­certation a été mal faite, les données qualité de l’air ne sont pas pertinentes, et le plan de circulation ne peut pas satisfaire les 9 400 véhicules/jour de transit. Quant à la répartition fi­nancière, on s’interroge quand on voit que 23 % de l’enveloppe dédiée aux grands travaux routiers vont être fléchés exclusive­ ment sur Grenoble, alors que la Métropole com­ prend en tout 49 commu­nes. »

L’ASPHYXIE DE GRENOBLE SE MESURE DEJA

Ce recours est le bienvenu. Déjà cette semaine les Grenoblois comprennent ce qui les attend pour les 6 mois à venir et les années qui viennent si Grenoble est définitivement fermée à la circulation. L’asphyxie de la ville se mesure déjà.

IMG_5512Lors du débat organisé mardi soir par Yann Mongaburu (Verts/Ades) les intervenants ont rappelé que dans l’avenir la place de la voiture demeurerait prépondérante..

« L’AVENIR DES TRANSPORTS EN COMMUNS C’EST LA VOITURE »

Mardi soir lors du débat sur les déplacements à  « l’horizon 2030 « organisé par le SMTC, Nicolas Louvet Professeur à Sciences Po Paris a expliqué que  » l’avenir des transports en communs c’était la voiture. on ne fait pas le bonheur des gens malgré eux. La voiture particulière est le moyen le plus pratique pour se déplacer. L’hégémonie de la voiture c’est une réalité, c’est une nécessité car les déplacements de plus de 60 kms se font et se feront majoritairement en voitures ».

2 200 PLACES EN SURFACE SUPPRIMÉES PAR DESTOT/SAFAR (PS)

Beaucoup d’intervenants qui utilisent des véhicules électriques ou qui viennent travailler à Grenoble et voudraient stationner en ville ou avant d’entrer en ville ont protesté contre la fermeture de la ville et la suppression du stationnement: la municipalité Destot/Safar (PS) a supprimé 2 200 places de stationnement en surface en 10 ans.

Avec le seul projet Agutte Sembat la municipalité Piolle veut en supprimer encore 500 ! A entendre les intervenants mardi soir on pouvait mesurer concrètement que le plus grand plan social de l’Isère qui menace 5000 emplois est bien en route à Grenoble…