MUSICIENS du LOUVRE  » UNE DISPARITION INJUSTE,BRUTALE et IRRESPONSABLE « 

Publié par Les Républicains 38 le

La décision de la municipalité Piolle (Verts/PG) de tuer les Musiciens du Louvre suscite une émotion qui grandit à Grenoble. Les Musiciens ont d’ailleurs lancé une pétition pour dénoncer «  le rejet de l’Orchestre, le mépris de ses publics et la négation du travail […] mené depuis vingt ans sur le territoire « . Elle rencontre un succés immédiat tant l’incompréhension est grande.

Les bobos Grenoblois qui ont élu la liste Piolle ont été trompés par la mise en scène concoctée par des idéologues dont Erwan Lecoeur  désormais directeur de la Communication de la ville qui a conduit la campagne  » comme une série télé « . Ils n’ont pas vu la famille Avrillier/Comparat tirant les ficelles et se répartissant les postes clefs. L’extrême gauche dogmatique a accepté de se cacher pendant la campagne mais révèle son sectarisme sans état d’âme .

L’ORCHESTRE de TOUS les GRENOBLOIS

Les Musiciens du Louvre ne sont pas la seule victime de cette politique .

Christian Guy  Vice­ président des Musiciens du Louvre Gre­noble (MDLG), ancien prési­dent des Amis des Musiciens du Louvre, a écrit une lettre ouverte à Éric Piolle, maire de Grenoble que le  » DL »  a diffusé:

« Faisant partie de ceux qui ont vécu l’arrivée des Musiciens du Louvre à Grenoble et suivi pas à pas, aux côtés de Jean Delet­tré, Jean ­Louis Schwartzbrod et quelques autres, cette aven­ture extraordinaire, je ne peux me résoudre à la disparition injuste, brutale et irresponsa­ble de ce qui était devenu, en dix­ huit ans, l’orchestre de tous les Grenoblois.»

LA MUSIQUE DANS DES ENDROITS ou ELLE N’AURAIT PAS DROIT de CITE

« Décision injuste : j’ai déjà mentionné ce véritable servi­ce public assuré par les musi­ciens dans des lieux d’initia­tion ou de réconfort ; il con­vient d’y ajouter les concerts en maisons de quartier, qui portent la musique dans des endroits où, autrement, elle n’aurait pas droit de cité.»

UNE TROP GRANDE QUALITE des PRESTATIONS?

« Alors que, dans le même temps, vous continuez à sub­ventionner des institutions moribondes, sans public et to­talement élitistes comme le CNAC, et bien que l’orchestre ait su trouver un très large pu­blic, comme en témoignent les représentations, toujours à guichets fermés, la très grande qualité de ses prestations a semble ­t ­il été paradoxale­ment pour vous et votre équi­pe l’un des facteurs de déci­sion – trop grand, trop beau ? »

 » UN PEU D’AMBITION QUE DIABLE ! »

« De plus, vous exprimez vo­tre volonté de “pousser de­hors” l’orchestre, estimant qu’il n’a pas sa place dans une ville comme Grenoble ; un peu d’ambition, que diable ! »

« Décision brutale : vous an­noncez la fin de votre subven­tion moins d’un mois avant la date de prise d’effet de cette mesure, ce qui fait plus que compromettre une saison 2014­-2015 déjà engagée, avec une programmation décidée au moins jusqu’au 30 juin et des coûts liés incompressi­bles.»

« AUCUN RESPECT des PROCEDURES »

« Selon toute vraisemblan­ce, l’orchestre ne pourra pas présenter un projet de budget 2015 en équilibre, avec un très fort risque de voir les autres collectivités territoriales et l’État se désengager elles aus­si ! Même dans le monde de l’entreprise, que vous connais­sez bien, on donne des délais, on respecte des procédures ; rien de tout cela dans votre dé­cision.»

« DECISION IRRESPONSABLE  »

« Décision irresponsable, enfin : parce que vous con­damnez une structure viable, qui couvre à 70 % ses besoins de trésorerie (ce qui est excep­tionnel dans le monde du spectacle), qui emploie dix­ huit permanents et deux cents musiciens intermittents du spectacle ; et vous la condam­nez aussi parce que la bonne gestion de l’association lui a permis de créer un petit fonds de roulement – dont l’absence a, dans un premier temps, ren­du extrêmement difficile son fonctionnement au quotidien ; parce que vous condamnez un orchestre qui assure pour une part importante la renommée et l’audience de la MC2, com­promettant ainsi l’équilibre fi­nancier de cette maison ».

COMPENSER la PERTE de DECAUX sur la CULTURE

« De plus, comment ne pas lier votre décision de faire 600 000 € d’économies dans les dotations aux associations, à une autre décision – celle de se priver de la même somme en arrêtant le contrat avec l’af­ficheur Decaux ? »

« Il est encore temps, Mon­sieur le maire, d’arrêter un processus qui conduit à la des­truction d’un irremplaçable élément du tissu culturel gre­noblois.»

Photo: Christian Guy aux côtés de Pasacl Lamy, Président des Musiciens

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