Municipales 2014 : « RÉSEAU CITOYEN » OU ALTÉRATION DE LA SINCÉRITÉ DU SCRUTIN ?

Publié par Les Républicains 38 le

Petit à petit des éléments apparaissent sur ce groupe de « citoyens » lié à personne et préparant les élections municipales…

Au moment du lancement on a bénéficié des déclarations définitives de Amédée Mollard selon lequel il fallait refaire les Gam c’est à dire en fait organiser la perpétuation de la coalition PS/PC/ Verts puisque c’est ce à quoi ont abouti les GAM. Amédée Mollard a « connu Jean Verlhac qui était dans le même labo que le mien « .Un Jean Verlhac rappelons le encore concepteur de Villeneuve , quartier dont on oublie de fêter le 40 eme anniversaire et dont la municipalité actuelle vient de reconnaître après l’avoir vantée 4 décennies que c’était un échec.(Pour l’Adjoint à l’Urbanisme « Les choix urbanistiques de Villeneuve sont un échec ! »)‘ Jean Verlhac chantre de la densification urbaine qui est la matrice du PS à Grenoble et que le « réseau citoyen » conteste.

ON GOMME LE RÉFÉRENDUM POUR LE TRAMWAY

Un Amédée Mollard pour qui « Dubedout était à l’origine du tramway » ce qui n’est pas faux car les origines sont multiples mais gomme le référendum grenoblois qui en décida  et les deux municipalités Carignon qui installèrent le premier tramway au monde accessible aux handicapés dont la première ligne sera inauguréé en 1986 soit 3 ans après le départ de Dubedout ! D’ailleurs » la seule chose qui nous a choqués , c’est l’élection d’Alain Carignon ». ça promet côté démocratie avec le « réseau citoyen ». C’est déjà l’histoire à la soviétique ,

Et maintenant que la liste s’allonge on trouve parmi les membres de ce  » réseau citoyen » des personnalités éminentes de la nébuleuse VERTS/ADES/ Alternatifs qui sont partie prenante des politiques que le réseau condamne .

CLAUDE JACQUIER EX MEMBRE DE LA MUNICIPALITÉ DESTOT

En effet Claude Jacquier signataire de l’appel est un dogmatique de Villeneuve qui refuse de reconnaître l’échec du concept, a été hostile à tout changement .( VILLENEUVE , FAUX « CHERCHEURS  » ET VRAIES CONTRE VÉRITÉS.Le cas C.Jacquier) Il en est l’un des concepteurs ce qui n’est pas rassurant . Il n’a tiré aucune conséquence de ce que Villeneuve a produit en termes de désocialisation, de communautarisme, d’échec de la mixité, du recul de l’éducatif et du lien social en partie dus au choix de la densification et de l’assistanat à outrance. Jérôme Safar (PS) Adjoint au Maire a défini Claude Jacquier comme « spécialiste de tout et surtout de n’importe quoi, qui n’a jamais trouvé une solution, vit des subventions et profite des fais divers pour sa gloriole personnelle »(.les insultes entre J.SAFAR(PS) et C.JACQUIER(Verts/Ades) ne conduisent pas à la rupture….)

CLAUDE JACQUIER EX PRÉSIDENT DU COMITÉ DE SOUTIEN À LA LISTE VERTS/ADES

Mais pour nous surtout Claude Jacquier a figuré dans la majorité de Destot ( 95/2001) la période ou s’amorçait la plus forte dégradation de Villeneuve en termes de paupérisation et de communautarisme dont s’ensuivra la perte de 400 élèves au Collège! (VILLENEUVE : l’ABANDON DE L’ÉDUCATIF ) Il était déjà aux côtés de  R.Avrillier et P.Kermen Adjoints au Maire.

En 2001 il est  co président avec Jean Giard ( ancien Député PC , stalinien ) du Comité de soutien à la liste Verts/ADES/Alternatifs   qui fera alliance avec Destot au second tour avec de nombreuses responsabilités : Pierre Kermen Adjoint à l’Urbanisme et administrateur d’Alpexpo, , Raymond Avrillier Vice Président de la Métro , Maryvonne Boileau présidente de l’OPHLM et Vice Présidente de GEG … ( nous publions la liste des responsabilités exercées à Grenoble telle qu’elle a été reproduite sur le site de l’ADES :.(LOGEMENT:un TÉMOIGNAGE ACCABLANT sur L’ÉCHEC des VERTS/ADES à Grenoble))

ALAIN MANAC’H QUI GÈRE LA SUCCURSALE VERTS/ADES DE VILLENEUVE

Un autre signataire est Alain Manac’h .(VILLENEUVE: ALAIN MANAC’H ( VERTS/Alternatifs) signe la faillite de la maison des habitants ) .C’est le collectif « Villeneuve Debout  » une succursale de la nébuleuse qui organise les  » ateliers populaires de l’urbanisme  » soit une réunion mensuelle jusqu’en… novembre  2013  soit jusqu’à la veille des élections municipales . Plus c’est gros plus ça passe doivent ils se dire. Et puis la population est tellement habituée à avaler ces couleuvres. Cette opération pose aussi le problème de  la régularité des comptes de campagne  . Le coût des  « Ateliers Populaires » sera t il à intégrer dans les comptes de la liste  » Réseau citoyen  » ou dans ceux de la liste Verts/Ades ? Eux si sourcilleux s’agissant de la droite  ont les mêmes pratiques en matière de propagande électorale .( VILLENEUVE DE GRENOBLE: la concurrence PS/Verts sur fonds publics)

Ils reprochent d’ailleurs à Grenoble Faux Factory… de ne pas y figurer ! ça les choque plus que l’utilisation des fonds publics à des fins électorales.(GRENOBLE FAUX FACTORY: un problème de déontologie des médias)

« SANS A PRIORI IDÉOLOGIQUE, SANS CALCUL POLITICIEN  »

On est donc étonné de leur déclaration selon laquelle « sans a priori idéologique, sans calcul politicien, avec pour ambition de servir prioritairement l’intérêt des habitants de Grenoble, nous voulons élaborer un projet et prendre part aux décisions politiques de cette ville et de son agglomération ».

On ne demanderait  qu’à y croire. Mais tous ces indices peuvent laisser penser à une opération politicienne classique, avec les mêmes vieux ressorts utilisés depuis 18 ans et les mêmes acteurs depuis… 40 ans.

Pourtant  nous partageons assez largement le diagnostic même partiel de la gestion municipale. Le « Réseau citoyen  » indique :

« Une démocratie locale défaillante,

Les élus de la majorité actuelle, malgré des discours sur la concertation et la participation des habitants, malgré la signature de chartes, sont incapables d’associer les habitants aux décisions municipales importantes. A titre d’exemple, aucun débat public contradictoire n’a été proposé lors de l’augmentation des impôts locaux, alors qu’au moment des élections en 2008 la promesse avait été faite de ne pas y toucher.

 « Une absence d’imagination et d’invention politiques,

qui interdit aux gens de participer au quotidien à la vie de la cité. Le niveau de l’abstention dans toutes les élections, y compris municipales, est un signal alarmant parmi d’autres. Ce recul démocratique signifie une incapacité à agir !

 « Une gestion partisane des services publics,

Le plus souvent les intérêts des usagers ne sont pas la priorité. Exemple caricatural : le chauffage urbain. Les élus ne contrôlent plus ce service public. Il a fallu une mobilisation sans précédent des usagers pour rappeler les élus à leurs devoirs essentiels !

 « Une politique d’urbanisme secrète, déconnectée des réalités grenobloises,

La mise en oeuvre du Plan Local d’Urbanisme a donné lieu à des dérives majeures : densification déraisonnable, bétonnage massif de la ville, faisant le lit des promoteurs, ceci bien souvent contre l’avis des habitants.

 « Une politique culturelle élitiste, des actions sportives «commerciales»,

Le privilège budgétaire est donné aux grosses institutions, étranglant les initiatives de multiples associations locales. Une politique sportive spectacle tournée principalement vers l’élite à l’heure de l’argent-roi. Par exemple les trois jours de jeux de neige en novembre 2009 dans le parc Paul Mistral, qui devaient propulser Grenoble vers les JO, ont coûté 1,8 million d’euros !

 « Une pauvreté de projets en matière d’éducation,

Le contenu des temps périscolaires est plaqué dans les écoles sans concertation approfondie avec les enseignants, les parents, ni même avec les enfants ; malgré des effets d’annonce, « le projet éducatif grenoblois » reste déconnecté des réalités. Réduction du budget consacré à l’entretien et à la sécurité des locaux scolaires, compétence principale de la commune.

 « L’abandon du programme d’amélioration et d’extension du patrimoine municipal,

L’état de certaines écoles, des piscines et des installations sportives est un exemple saisissant. 7 ans seront nécessaires pour réhabiliter la piscine Chorier-Berriat fermant ses portes aux 80 000 pratiquants annuels dont 30 000 scolaires, alors que 3 ans ont suffi pour construire un stade des Alpes, actuel gouffre financier, qui sert des intérêts privés ultra-minoritaires.

 « Diminution inquiétante de la présence publique dans les quartiers,

La politique sociale de communication met en avant des expérimentations sans lendemain. La diminution des engagements auprès des associations qui doivent de plus en plus souvent supporter seules l’effort de solidarité, la diminution des services publics de proximité ne répondent plus aux besoins immédiats des habitants : services sociaux, socioculturels, éducation, petits commerces, sécurité …

 « Une bureaucratie politico-administrative cloisonnée et impotente,

Le cumul des mandats, plaie pour la démocratie. Combien de maires, d’adjoints et de vice-présidents (Métro, CG 38) souvent bien indemnisés et qui, de surcroît, doublonnent avec des services de l’Etat, avec pour seule perspective un maintien de leur situation et pour conséquence un ralentissement de l’action politique ? »

DES ANALYSES AVEC LESQUELLES ON PEUT ÊTRE D’ACCORD

Des analyses avec lesquelles on ne peut qu’être d’accord . S’agissant de la bétonisation de Grenoble c’est un thème récurent qui a été abordé ici. Sauf qu’il n’y a pas de demande explicite de référendum pour le projet de l’esplanade malgré les 8000 pétitionnaires .  c’est inquiétant car on a compris que Michel Destot a renvoyé au printemps le « débat «  sur le sujet .

UN DIAGNOSTIC QUI NE VA PAS AU BOUT

Noyant dans un débat tardif le vrai sujet : le référendum avec la volonté de le rendre impossible avant les élections municipales de crainte de voir sa politique condamnée. Inquiétant parce que la municipalité Destot première manière ( avec la nébuleuse) jusqu’en 2008 n’a jamais non plus organisé de référendum. Le  « réseau citoyen «  fait bien référence à cette procédure mais semble t il bien encadrée et après un discours sur les consultations qui rappelle les « ateliers populaires d’urbanisme «  qui n’ont de populaires que le nom.

LE REFUS DE LA DENSIFICATION SOUTENU PAR LES CONCEPTEURS DE VILLENEUVE ?

Et le refus de cette densification est il compatible avec la participation des concepteurs de Villeneuve qui n’ont tiré aucune conséquence de leur échec et se sont même opposés à la démolition de 60 logements pour ouvrir l’arlequin sous prétexte qu’il ne fallait pas toucher au dogme ?

ON ÉCARTE L’INSÉCURITÉ, L’EMPLOI, LA CIRCULATION, LE STATIONNEMENT…

Un «  réseau citoyen «  qui écarte soigneusement l’insécurité, l’emploi, la circulation, les contournements de Grenoble, le stationnement dans la liste des échecs de la municipalité Destot .

Si pour l’avenir le « réseau citoyen «  fait référence à une « ville verte « il n’évoque pas l’absence de création de parcs publics pendant les 18 ans de mandat : il est vrai que la nébuleuse à gouverné la ville à des postes clefs – urbanisme, logement- pendant 13 ans avec Pierre Kermen et Raymond Avrilllier sans que le bétonnage ne soit ralenti et sans que Claude Jacquier, Alain Manac’h alors soutiens de la coalition municipale ne s’en offusquent.

LES MÊMES PONCIFS QUE DESTOT SUR LA CIRCULATION

S’agissant de la circulation on retrouve les poncifs habituels tels  « une utilisation intelligente de tous les modes de déplacements doux et collectifs, pour fluidifier la circulation et diminuer le trafic automobile . Une ville avec moins de pollutions atmosphériques , sonores et visuelles ».

LA MÊME POLITIQUE QUE DESTOT ? LES MÊMES CONSÉQUENCES

Sauf que c’est à peu prés la politique affichée par la municipalité Destot depuis 1995 et que la conséquence c’est plus de pollutions, plus d’embouteillages  une paralysie du trafic .

Les Grenoblois peuvent donc s’inquiéter de cette continuité et de l’absence de prise en compte de la réalité. Beaucoup d’autres généralités sur la « priorité à l’éducation » , la politique culturelle diversifiée. Mais rien sur le verrouillage par le PS . Ne serait il pas seul  à profiter de ce verrouillage? ((CULTURE à GRENOBLE : LE PS VERROUILLE ) Encore une question non résolue sur les pratiques politiques

RIEN SUR LES DÉSENGAGEMENTS DU GOUVERNEMENT

Rien sur les désengagements du gouvernement qui pèsent lourd cette année et vont être aggravés en 2014 et 2015 ce qui situe aussi le réseau.

Rien sur l’augmentation des frais de fonctionnement de la ville, sur l’augmentation de l’endettement, sur les prêts toxiques : difficile d’admettre que le discours de 95 était faux puisque Grenoble a augmenté sa dette, ses frais de fonctionnement alors qu’elle était déclarée « asphyxiée » par la municipalité UMP précédente.

LES IMPÔTS DE 2008 CONSÉQUENCE DE LA GESTION 95/2008

Un mot sur l’augmentation des impôts en 2008 ( +9%) en trahison de l’engagement électoral . Mais rien sur le fait que ce coup de massue était la conséquence de la gestion 95/2008 à laquelle les Verts/ades/alternatifs étaient associés . Ils ne pouvaient donc pas ignorer la situation.

MM Destot et Avrillier prennent Grenoble en 1995 , gèrent la ville en condamnant la gestion précédente et c’est leur gestion qui aboutit en 2008 – après 13 ans de gouvernance – à l’obligation d’augmenter les impôts ! On mesure la duplicité , la tricherie, le mensonge.

RIEN SUR LES AFFAIRES ALPEXPO, SMTC…

Rien non plus sur les affaires, qu’il s’agisse d’Alpexpo, de la gestion du SMTC, de Carilis…  Il est vrai qu’Alpexpo était co-géré par les Verts/Ades jusqu’en 2008 période pendant laquelle la gabegie s’est produite et le SMTC l’est toujours par un bureau PS/PC/Verts.

Pas de remarques sur les élus Verts, Olivier Bertrand  opposants au PS à Grenoble et  soutiens subventionnés du PS au Conseil Général, de Maryvonne Boileau opposant au PS Grenoblois et soutien du PS au Conseil régional .Le  » Réseau citoyen  »  voit une différence entre les politiques de MM Destot (PS) Vallini(PS) et Queyranne (PS) ?

NE PAS ALTÉRER LA SINCÉRITÉ DU SCRUTIN

Beaucoup de non dits qui en disent long sur les arrières pensées de ce réseau citoyen qui ne veut pas entendre parler de la droite et dit refuser la municipalité sortante.

Il faudra éclaircir vite le débat. Car si le diagnostic est sincère il est impossible pour ceux qui le portent de  s’associer à ceux qui , d’une manière ou d’une autre veulent perpétuer la même politique. Les citoyens Grenoblois méritent la vérité dans le débat municipal. Ils ne doivent pas être manœuvrés par une opération souterraine qui altérerait la sincérité du scrutin.

RÉTABLIR LA TRANSPARENCE DES MÉTHODES ET DES INTENTIONS

Et il n’est pas possible  d’être «  sans à priori idéologique, avec pour ambition de servir prioritairement les habitants de Grenoble «  et récuser en même temps la droite républicaine laquelle est ouverte aux idées et dont la méthode – par la primaire ouverte – tranche avec l’opacité du PS, des Verts en ce qui concerne son projet et le choix de ses leaders.

Les à priori idéologique sont respectables s’ils sont annoncés en toute transparence. Ils ressortent de la conviction. Par contre il n’y aurait rien de plus condamnable qu’une opération politicienne au service de quelques uns , camouflée derrière les mots de la probité politique .

Ce serait une trahison de l’idéal de la démocratie avec les mots pour le servir. Comme nous l’exprimions dés sa création les Grenoblois méritent un débat honnête et sans faux semblants. (Grenoble: « UNE VILLE POUR TOUS », sauf la municipalité ou sauf la droite ?) . Comme eux nous sommes prêts à croire. Mais il faut des preuves et des engagements.

Notre photo : Claude Jacquier

La première liste des membres du « réseau citoyen »:

(1) Jean-Luc Allier, Eveline Banguid, Jean-Marie Barnier, Marc Beetschen, Anny Beetschen, Modan Benyoub, André Béranger, Sophie Berckelaers, Ouarda Bezaz, Christine Borrel, Jacques Borrel, Marime Bouillon, Gérard Burlat, Louis Cipri, Pascal Clouaire, Bruno De Lescure, Alain Denoyelle, Florian Espalieu, Emmanuel Fourrier, Daniel Hermann, François Hubaud, Claude Jacquier, Martine Jullian, Eric Le Gulludec, Jean-Marc Lenormand, Fabien Malbet, Marianne Macfarlane, Alain Manac’h, Amédée Mollard, Irène Morizon, Pierre Pavy, Pierrette Payssot, Denis Pellerin, Jacques Pitiot, Dorothée Rameau, Jérôme Soldeville, Jacques Soudre, Bernard Thirion, Michel Vernerey.