MÉTRO: LE FCG RUGBY VENT DEBOUT CONTRE LA GESTION du STADE des ALPES

Publié par user1 le

Après Michel Savin le Sénateur-Maire (LR) de Doméne qui a dénoncé le nouvel avenant de 750 000 € an accordé par la majorité PS/Verts/Ades/PC/PG de la Métro  au délégataire  du Stade des Alpes c’est Marc Chéréque Président du FCG Rugby qui met les pieds dans le plat de la Métro.

 » Au final, c’est le délégataire qui retire les bénéfices [140 000 euros la saison dernière, selon nos infor­mations], alors que c’est la seule partie des quatre qui ne prend pas de risques !  » lance le Président ( DL du 27/5/16) .

SOGESTAL PERçOIT 1, 4 M€ de SUBVENTIONS et RÉALISE 140 000 € de BÉNÉFICES !

Ainsi Sogestal choisi par l’exécutif de la Métro perçoit -il 1,4 M€ de subvention annuelle de la collectivité publique! Sans compter les petits arrangements entre amis en certaines occasions comme on a pu le voir avec le concert pré électoral de David Guetta…

1, 4 M€ à ce « capital » détestable contre lequel Eric Piolle et ses amis se mobilisent en ce moment et qu’ils voudraient voir fuir de Grenoble et de notre pays, qui engrange du bénéfice privé!  Le capital est détestable sauf le leur et celui de leursproches. Leur modèle est plutôt la société dont le Maire est actionnaire à Singapour: 3 M€ de subventions et avances remboursables à Grenoble pour 10 emplois sur place et les bénéfices dans un paradis fiscal.

PLUS D’INTERMÉDIAIRE POUR GÉRER le STADE des ALPES

S’agissant du Stade des Alpes , Marc Chéréque demande: «Le modèle économique tel qu’il est aujourd’hui ne fonctionne pas. Je n’ai pas encore eu mon homologue du GF38 à ce sujet [Sté­phane Rosnoblet], mais il faut que l’on parvienne à s’entendre pour gérer en­semble [certainement via une structure propre], avec les collectivités, le Stade des Alpes. Sans passer par un intermédiaire.»

Ce serait à minima … 140 000 € de gagnés pour le contribuable et le sport. Peut être plus.

 » DES CHARGES SANS COMMUNE MESURE »

Le Président du FCG Rugby fait le point de son club et explique qu’il sera cette année « en dessous de l’affluence de la saison dernière [15 000] » . Au plan financier : «Je ne peux pas donner de chiffres comme ça sans l’aval du conseil directeur et du comité de surveillan­ce. Mais il est vrai que nous allons devoir puiser dans nos fonds propres à partir du moment où nous avons dégagé moins de marge que les années précéden­tes. En termes de rentrée d’argent, on est sur la mê­me base que lorsque nous jouions neuf matchs à Les­diguières et quatre au Sta­de des Alpes. Avec des charges, en revanche, qui sont sans commune mesure.»

 » LE DÉLÉGATAIRE VIT SUR NOTRE DOS »

On retombe sur la gestion  » privée » du Stade qui n’en est pas une évidemment puisque les garanties sont fournies par les collectivités et les recettes par les clubs!  Cette fameuse  » économie mixte » (!) qui ne rapporte toujours qu’à un seul, celui que les élus ont choisi : «On a payé 715 000 euros de location [50 000 par match de Top 14 et 65 000 pour les quatre rencontres de Challenge européen]. Tandis que nous payons 50 000 euros par match de Top 14, le GF38 paye 50 000 euros la saison. Et la Métropole paye, pour sa part, 1,4 million d’euros. Mais le plus grave dans tout ça, c’est que le déléga­taire vit sur notre dos. On nous parle de diversi­fication des événements au Stade des Alpes. Mais ce n’est pas une Aréna. Et dans un stade, ce sont les clubs qui créent de la va­leur, qui prennent les ris­ques. Avec la collectivité qui a investi».

LE FCG RUGBY PAIE 3 FOIS PLUS QU’AILLEURS

Marc Chéréque ajoute: «Une étude a révélé que les douze clubs du Top 14 qui louent leur stade à une collectivité [Toulouse et Clermont sont propriétai­res de leur enceinte] ver­sent une moyenne de 280 000 euros par saison. Nous, à Grenoble, c’est trois fois plus ! Le seul qui paye plus cher, c’est le Sta­de Français, qui peut jouir de Jean­ Bouin 365 jours par an. Nous, 17… Les clubs qui s’en sortent sont ceux qui jouissent au mieux de leur outil de tra­vail. On doit pouvoir dispo­ ser de l’enceinte plus sou­vent et mieux.»

L’ANNULATION de l’AVENANT de 750 000 € CONTRAINDRAIT la MÉTRO

Avec ces propos des professionnels l’exécutif de la Métro est mis au pieds du mur. Il va avoir de plus en plus de mal à poursuivre un système inique et opaque. Seule  l’annulation par les tribunaux de la délibération accordant un avenant de 750 000 € à Sogestal contraindrait la Métro à changer de politique. Car il ne faut pas compter sur Raymond Avrillier (Verts/Ades) et les faux  » détecteurs de failles… »

En tout cas pour Marc Chéréque il n’y a pas le choix: «C’est la compétitivité de nos clubs qui est en jeu. On est en pleine renégociation de la convention qui court jusqu’à 2020. Au lieu de payer des loyers fixes, je souhaiterais, pour les qua­tre prochaines années, qu’il existe une part varia­ble, en fonction de l’af­fluence dans le stade.»

C.FERRARI (PS) et E.PIOLLE ( VERTS/PG) ONT TOUT FAUX

Décidément Christophe Ferrari (PS) et Eric Piolle (Verts/PG) ont tout faux. Méconnaisance de l’économie réelle – même sportive- prisonnier de modèles dépassés qu’il s’agisse du Stade lui-même comme de son fonctionnement,  coûts exorbitants , ils sont à la traine sur ce dossier comme sur tous les autres.

« Une Métropole en panne » titre à juste titre l’opposition dans le document actuellement distribué dans les boites aux lettres. Jean-Damien Mermillod-Blondin le Président du groupe y dénonce la dérive sectaire de l’exécutif qui a décidé de concentrer tous les pouvoirs entre les mains d’un  » attelage » dirigé par les Rouges/Verts Grenoblois. Les résultats ne se font pas attendre!