LYCÉES: L’HÉRITAGE « CALAMITEUX » de la GESTION PS/PC/VERTS de la RÉGION

Publié par user1 le

Avec la fusion des deux anciennes collectivités, la Région Auvergne-Rhône-Alpes assure désormais la gestion d’un patrimoine de 315 lycées publics. Afin de disposer d’une analyse précise et homogène de ce patrimoine, un travail de diagnostic de l’état du bâti a été engagé en deux étapes successives :
un audit interne a été réalisé sur la base de critères techniques uniformes, puis un audit externe a été confié à un cabinet spécialisé (APAVE).

Et le résultat est, pour le président Laurent Wauquiez (LR) , « sans appel. » . Il a répondu aux questions d’Eve Moulinier dans le  » Dauphiné libéré ». Ses réponses démontrent que les discours redondant sur l’éducation des élus PS, PC et Verts ne reposent pas sur des actions concrètes. L’Isère et Grenoble disposent de maints exemples qui démontrent cette réalité politique.

Les explications de Laurent Wauquiez éclairent ce qu’il en est au niveau de la Région.

PRÉS d’UN LYCÉE SUR 5 EST EN MAUVAIS ÉTAT

Q. Pouvez-vous nous commenter le résultat de ces deux audits ?

LW:«Quand nous sommes arrivés aux commandes de la Région fin 2015, nous avons très vite été alertés par des familles et la communauté éducative sur l’état de certains lycées. Nous avons donc commencé par un audit interne. Puis, au vu des premiers constats ca­tastrophiques, on a comman­dé un audit externe. Et les conclusions de ce second rap­port ont été sans appel : les majorités précédentes nous ont laissé en héritage des bâ­timents dans un état calamiteux. Près d’un lycée sur cinq est en très mauvais état, tren­te­ trois ont des problémati­ques très lourdes et une dizai­ne a franchi la ligne rouge en termes de sécurité.

Pendant des années, on a sous­ investi pour les lycées, on a laissé traîner les choses. Sans compter que l’on a mal anticipé la dynamique démo­graphique en Rhône­-Alpes, ce qui fait qu’on a aujourd’hui des classes en surcapacité. Cette situation ne peut plus durer, je refuse de jouer avec la sécurité de nos lycéens.»

« S’OCCUPER DE BÂTIMENTS QUE CERTAINS ONT LAISSÉ TOMBER EN RUINES »

Q:  Quels sont les départements les plus touchés ?

LW: «En Rhône­-Alpes, l’Ardèche est vraiment concernée, mais on trouve des situations plus ou moins urgentes dans tous les départements.D’ici la fin de ce mandat, les 70 établissements classés en très mauvais état auront au moins connu l’ouverture de leur propre chantier »

Q:  Vous visez donc l’ancien président socialiste Jean-Jack Queyranne…

LW: «Je ne suis pas là pour regar­der dans le rétroviseur. Face à une situation d’urgence, il faut agir. Et c’est ce que je vais faire ! Je dis juste qu’il est temps de tourner la page, de s’occuper des bâtiments que certains ont laissé tomber en ruines.»

« NOUS INVESTISSONS AVEC LES ÉCONOMIES DE FONCTIONNEMENT « 

Q: Que comptez-vous faire ?

LW: «Cela fait plus d’un an que la Région fait des économies de fonctionnement, donc nous allons nous servir de cet ar­gent pour investir massive­ment dans nos lycées. Nos ly­céens le méritent bien. Et cela montre aussi aux habitants que la chasse au gaspillage de l’argent public permet d’investir sur les vrais sujets. Ceux qui comptent vrai­ment…

 » UN PLAN ORSEC POUR LES SITUATIONS LES PLUS URGENTES »

Nous allons fonctionner en deux temps : dès cet été, nous lançons un plan “orsec”, avec une enveloppe de 1,5 million d’euros pour intervenir im­médiatement sur les situa­tions les plus urgentes. Et nous débloquons 14 millions pour le lycée professionnel d’Annemasse, en Haute­-Sa­voie. Enfin, pour la rentrée, j’ai demandé que soit prêt un plan d’inves­tissement massif pour réaliser les nouvelles opérations. Pour vous donner un ordre d’idées : en 2015, 56 millions étaient attribués pour les nouvelles opérations, alors que nous, à la rentrée, nous serons à plus de 159 millions ! On est une grande région, il faut qu’on ait des lycées di­gnes. Il faut que nos enfants soient en sécurité.»

AVANT LA FIN DE CE MANDAT POUR TOUS LES ÉTABLISSEMENTS EN MAUVAIS ETAT : L’OUVERTURE de LEUR CHANTIER

Q.Et quand seront-ils tous “dignes”, ces lycées ?

LW. «Le temps des études fait qu’il est difficile de donner un calendrier précis dès mainte­nant. Mais je peux vous assu­rer que d’ici la fin de ce man­dat, tous les établissements classés en très mauvais état, et ils sont au nombre de 70, auront au moins connu l’ouverture de leur propre chantier.» 

Q.Vous avez débloqué 14 millions pour le lycée professionnel d’Annemasse, le Salève. Pourquoi ?

LW: «C’était l’une des situations les plus urgentes. Pendant des années, on a joué avec les familles, en leur promet­tant de réfléchir à des solu­tions. Mais rien n’est jamais arrivé. Nous, on a donc dé­cidé d’agir vite. Ça y est, 14 millions ont été déblo­qués pour lancer l’opéra­tion de rénovation. C’est aussi symbolique de com­mencer par le lycée profes­sionnel d’Annemasse. Aujourd’hui on parle beau­coup du potentiel des filiè­res professionnelles, il est donc impensable de délais­ser leurs élèves.

source : le « Dauphiné Libéré  »

A GRENOBLE: L.WAUQUIEZ DEBLOQUE LE LYCÉE MOUNIER 

A Grenoble le Lycée Mounier est un bon exemple de cette volonté de la nouvelle majorité de droite et du centre de la Région. En effet en octobre dernier, la majorité avait décidé de débloquer pas moins de 52 millions d’euros pour rénover l’établissement qui avait failli fermer quelques années auparavant.

les travaux tant attendus par les élèves, les professeurs, le personnel et les familles devaient commencer le 10 juillet . Et le chantier durera pas moins de quatre années. Il sera étalé en plusieurs phases afin de permettre le bon déroulement des cours, sans fermeture.

Photo: le lycée Mounier à Grenoble qui bénéficie d’un plan de travaux qui ont démarré ce 10 juillet alors que la précédente majorité l’avait abandonné.