LOGEMENT SOCIAL: ET SI L’ISERE FAVORISAIT L’ACCES à la PROPRIETE?

Publié par Les Républicains 38 le

En classant en  » bons  » ou  » mauvais » élèves suivant qu’ils construisent ou non beaucoup de logements sociaux, le  » Dauphiné Libéré » d’hier ( 11/5) donnait le ton: un Maire et une commune appartiennent à la catégorie des gentils ou des méchants égoïstes.

Notre époque est donneuse de leçons. Celles-ci reflètent une idéologie dominante communément acceptée. Ainsi en matière de logement la question posée n’est jamais de rendre les ménages solvables afin qu’ils deviennent propriétaires, pourtant  leur profonde aspiration exprimée sondage après sondage. Mais plutôt de loger de plus en plus de ménages en difficultés et qui ont vocation à le demeurer.

UNE GRANDE CAUSE QUI GENERE AUSSI SON BUSINESS

En effet le logement social est un logement pour la vie. C’est pourquoi il faut en construire de plus en plus. N’oublions pas au passage que comme toutes les grandes causes ( développement durable, réchauffement de la planète…) celle du logement social génère aussi son business: ses nombreux élus spécialisés, ses offices HLM dont les indices de salaires sont d’autant plus importants qu’ils gèrent un nombre important de logements, ses fédérations d’HLM avec siège, direction, personnel, ses organismes de financement ( 1% logement) avec également leurs propres structures. Un monde  bien implanté et en mesure d’exercer un fort lobbying.

78 % des HABITANTS de l’AGGLO ONT DROIT AU LOGEMENT SOCIAL !

D’ailleurs dans l’agglomération Grenobloise  » 78 % des habitants y on droit » (!) recense le DL : 26 % des ménages de l’agglomération grenobloise sont éligibles aux logements les plus sociaux, de type PLAI (prêt locatif aidé d’intégration) . Un quart de la population est donc  juste au seuil de pauvreté avec 1000 €/mois de revenus.

53 % des ménages sont éligibles aux logements sociaux de type PLUS (prêt locatif à usage social), les plus courants : pour y accéder, une personne seule doit avoir un revenu fiscal de référence inférieur à 20 000 € (environ 1 850 € par mois). `

C.GARNIER ( ext gauche) :  » CERTAINS MAIRES ONT PEUR »

Au plan politique  Christine Garnier Vice Présidente de la Métro , déléguée par la municipalité Piolle, présentée comme « écologiste » dans le DL (bétonner à mort, est ce écologique? ) alors qu’il s’agit d’une élue d’extrême gauche explique cette politique : « la loi Duflot a prévu des pénalités financières ren­forcées pour les communes ne faisant pas assez d’efforts, pé­nalités qui peuvent être multi­pliées par cinq. De ce fait, cer­tains maires ont eu peur » (!).

LA LOI DUFLOT A ETE UNE CATASTROPHE pour le LOGEMENT

On retrouve ce climat punitif, coercitif propre à cette idéologie laquelle veut toujours faire le bonheur des gens contre eux. La liste des dramatiques exemples historiques ne manquent pas . La seule annonce de la  loi des contraintes Duflot a été une catastrophe pour le secteur du logement qui ne s’en remet pas: moins de 300 000 logements construits en 2014 soit le chiffre le plus bas depuis 1997 ! Mais peu importe que ça ne marche pas, on continue.

DES QUARTIERS JAMAIS SORTIS de leur MARASME

Le logement social concentré ou disséminé a t il résolu la question de la promotion individuelle, favorisé la sortie de la dépendance , permis de s’évader du système social pour retrouver son autonomie ? Oui parfois mais des quartiers entiers ont été transformés en zones et malgré les milliards d’€ déversés par les différentes politiques de la ville et de l’habitat,  ne sont jamais sortis de leur marasme. Leur situation s’est parfois aggravée au fil des années.

Dans ce dossier comme dans les autres tout est question de mesure mais les chiffres annoncés faussent totalement l’appréciation de la situation réelle.

DES CHIFFRES FAUX

Ainsi Christine Garnier répéte l’antienne selon laquelle il y a  » 14 000 demandes en attente  » dans l’agglomération! La municipalité Destot/Safar ( PS) répétait ce chiffre ces 10 dernières années de façon à culpabiliser ceux qui émettaient le moindre doute sur la bétonisation brutale de la ville. Ils étaient des égoïstes, des sans coeur s’accommodant sans émotion du fait que 14 000 personnes soient sans toit dans l’agglomération.Bref des gens de droite.

GRENOBLE A CONSTRUIT 6000 LOGEMENTS EN 5 ANS

Partout à Bonne, à Bouchayer- Viallet, en passant par  l’Ile Verte la municipalité grenobloise à bétonné en faisant taire avec cet argument fort: au final 6000 logements ont été construits à Grenoble entre 2009 et 2014 . Le fameux nombre de demandeurs n’a pas bougé: toujours 14 000. Entre temps  Grenoble est devenue la 3 eme ville de France pour la densité, juste derrière Villeurbanne! Avec 14 m2 d’espaces verts par habitant contre 31 m2 à la moyenne des grandes villes.

GRENOBLE COMPTE 7000 LOGEMENTS VACANTS!

Grenoble compte en parallèle un nombre de logements vacants qui a plutôt augmenté: 7 000 . Un chiffre astronomique, plus important que 5 années de construction intensive de logements . Cela ne fait bouger personne. Comme si la question de la solvabilité des ménages n’était pas l’essentiel. On peut s’y attaquer par plusieurs bouts dont l’acquisition du logement social à bas coût.

DES QUARTIERS à 100 % de LOGEMENTS SOCIAUX

L’autre chiffre est la moyenne de logements sociaux dans  la ville : lorsque St Martin d’Hères ou Echirolles affichent 40% cela signifie nombre de quartiers à 100 %. Grenoble elle même avec 22% possède des quartiers entiers à dominante sociale forte: Mistral, Villeneuve, Abbaye, Teissere, Lys Rouge… Les villes ont échoué à les gérer.

GRENOBLE : UN FAIBLE TAUX de PROPRIETAIRES

Dans le cas de Grenoble en prétendant monter à 25 % à marche forcée, la municipalité impose jusqu’à 50% de logements sociaux par opération comme on le voit aujourd’hui à l’Esplanade. Car cet objectif implique de ne pas dé-densifier là ou ça ne marche pas afin de ne pas faire baisser le nombre de logements et à utiliser à fond les derniers espaces libres au risque de déstabiliser des quartiers entiers.  Dans une ville ou le taux de propriétaires hyper imposés  est bien en dessous de la moyenne ( 40 % seulement à Grenoble)

DES MENAGES PAUVRES LOGES dans le PRIVE

Enfin le dernier chiffre qui n’est pas pris en compte est celui des ménages pauvres logés dans le privé: le parc social n’est pas le seul à répondre à cette demande . Il suffit de lever les yeux et d’observer les quartiers de Grenoble: autour de la place St Bruno par exemple la paupérisation des habitants est évidente et le logement social peu présent. Avec 22 % de logements sociaux Grenoble ne compte pas  » seulement » 22% de ménages qui ont besoin d’aide. D’ailleurs 5 de ses quartiers sont déjà en dessous du seuil de pauvreté. Partout – dans toute la ville- le prix du logement baisse de 25 % dans le Sud à 1 à 2 % certaines rues du centre.

30 % des ELEVES du NORD de GRENOBLE ONT FUI le SUD

C’est une politique folle car elle ne prend pas en compte la personne humaine, son aspiration à être propriétaire, ni l’équilibre général de la cité . Un seul autre chiffre démontre le désir profond des populations concernées: le nord de Grenoble accueille 30 % de son effectif des écoles qui vient des quartiers HLM du Sud. Des parents qui veulent faire échapper leurs enfants à leur destination et se « débrouillent » avec la sectorisation scolaire. Quand la gauche les entendra t elle ?

DES MUNICIPALITES UMP EXEMPLAIRES

Bien entendu les communes UMP n’ont pas à rougir de leur action dans le domaine du logement social. On le voit à Vienne ou Thierry Kovacs Maire et Président de l’agglomération qui était auparavant Président de l’OPHLM compte près de 34 % de logements sociaux , ce qui le classe dans les  » excellents élèves  » du DL. Tandis que Doméne que gère le Sénateur (UMP) Michel Savin est classée dans les « bons élèves » . Chacune fait un effort à sa mesure.

LA PROPRIETE C’EST LA RESPONSABILITE, L’INTEGRATION, L’AUTONOMIE  et la LIBERTE

Mais la question du logement ne peut pas être abordée dans les termes ou elle est posée depuis des décennies. Il faudra bien un jour apporter une autre réponse. Elle passe par l’accès à la propriété du plus grand nombre. Car la propriété c’est la responsabilité, c’est l’intégration dans un pays, c’est l’autonomie pour soi et la liberté  à l’égard des élus locaux dont on ne dépend pas pour son logement.

OBJECTIF : DES BANTOUSTANS ELECTORAUX

Avec le travail, la propriété est une valeur à défendre et à promouvoir. Ce n’est pas un hasard si la gauche et l’extrême gauche font tout ce qui est en leurs moyens pour vendre une autre politique et enfoncer des populations entières dans la dépendance et le statut quo. Chaque élu  UMP de chaque commune doit demeurer libre de juger cette politique punitive en fonction de l’intérêt général qu’il représente.

Car , sous couvert de bonne conscience, elle a seulement pour sordide objet de constituer des Bantoustans électoraux par la pratique du clientélisme.

Dessin paru dans le site d’information en ligne Place Gre’Net

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