LOGEMENT: le DÉCLASSEMENT de L’AGGLO S’ACCÉLÉRE (1)

Publié par user1 le

« Grenoble, et sa métropole, se trouve encore cette année en queue de peloton, avec des prix inférieurs en transaction à ceux de métropoles de taille équivalente.Certes, les consommateurs apprécient les prix bas. Mais ce n’est pas un bon indicateur de la bonne santé économique du territoi­re » explique Vincent Delaunois le Président de la Faim de l’Isère (DL 20/2/16).

Ainsi le chapitre du logement confirme les autres indicateurs selon lesquels la Métro décroche, la ville centre se paupérise et se dégrade. Pour ceux qui ont fait l’effort d’acquérir un logement à la sueur de leur travail, c’est un appauvrissement incontestable. Il est évidemment plus marqué dans le sud de l’agglomération ou les prix ont chuté d’année en année, mais aussi dans toutes les mirobolantes opérations urbanistiques telles Vigny-Musset, Bonne et autres en attendant la presqu’ile ou les réveils risquent d’être douloureux.

LOCATIF : SIGNES D’INQUIÉTUDE et de FAIBLESSE

Vincent Delaunois explique: « si la rencontre entre l’offre et la demande s’est opérée pour les transactions, ce n’est pas le cas pour le locatif, qui montre toujours des signes d’inquié­tude et de faiblesse. La loca­tion subit un triple impact : la faiblesse démographique et économique, une fiscalité lo­cale qui rogne sur les rentabi­lités des propriétaires, et la passivité voulue et non assu­mée de nos politiques lo­caux ».

L’ARRIVEE de E.COSSE (Verts): UNE MAUVAISE NOUVELLE

Il enfonce le clou: « on a constaté, sur l’an­née 2015 et sur les prospecti­ves de 2016, que la loi Alur a renforcé le déséquilibre de rapports entre locataires et propriétaires. Si on veut dynamiser ce marché, il faut vite rééquilibrer cette loi. Sans en­trer dans le débat, on peut dire que le changement poli­tique à la tête de notre minis­tère de tutelle n’est pas favo­rable à notre profession. La volonté du nouveau ministre ( Emmanuelle Cosse /Verts] est d’appliquer les dis­positions de la loi Alur dans leur intégralité, alors que nous essayons, justement, de combattre, sinon de diluer les effets »…

« LES OBJECTIFS de L’AGGLO NE PERMETTENT PAS de PASSER AU VERT »

Il précise même au plan local: « Un marché immobilier est intimement lié au dynamisme d’un territoire, démographi­que et économique. Les ob­jectifs politiques qui ont été définis sur notre aggloméra­tion ne permettent pas à l’heure actuelle d’espérer fai­re passer les voyants au vert. » Cette dégradation de la valeur des biens à des effets délétères et évidemment en totale contradiction avec l’objectif poursuivi de mise à disposition de logements à la population.La rétractation de la location s’aggrave à proportion que les mesures coercitives sont prises.

LES ANNONCES de la MUNICIPALITÉ PIOLLE ONT DES EFFETS NÉGATIFS

Les annonces de blocage des loyers et de réquisition des logements par la municipalité Piolle répercutées à la Métro par la dogmatique Christine Garnier Vice Présidente (Verts/PG) ont accentué les peurs. Entre une taxe foncière la plus élevée de France qui peut représenter jusqu’à 3 mois de loyer, des usines à gaz protégeant le mauvais payeur, les obligations multiples, le propriétaire protége la disponibilité de son bien, même s’il perd de sa valeur. Car l’investissement immobilier par la classe moyenne qui travaille est aussi compris comme une sécurité pour soi et les siens.

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