LOGEMENT D’URGENCE en ISERE: QUELS SONT les VRAIS CHIFFRES?

Publié par user1 le

En 2013, selon le « DL » qui rapportait  les chiffres de 76 associations s’occupant du problème dans l’Isère  3 820 personnes étaient en quête d’un logement dans le département (670 Rom, 1 300 demandeurs d’Asiles, 1 500 situations irrégulières et 350 SDF).

Le Collec­tif des associations unies,  Alerte,  réuni le 28 mars dernier lors de la présentation nationale annuelle de la Fondation Abbé Pierre sur le mal ­logement, l’associa­tion “Un toit pour tous” expo­sait  la situation iséroise, en présence, entre autres, de Manuel Domergue, directeur des études de la Fondation. Une situation qui «s’aggra­ve », selon la présidente d’“Un toit pour tous”, Andrée Demon. ( DL du 30/3/16)

4000 ou 2500 DEMANDEURS de LOGEMENT D’URGENCE?

En présence de nombreux élus, Yolande Encinas, res­ponsable ,chargée d’études à l’Observatoire de l’héberge­ment et du logement, et Fré­déric Cesbron, directeur de l’association, ont annoncé les grands chiffres de la situation en Isère:  2 500 personnes se­raient sans solution d’héber­gement dans le département, dont environ 2 000 dans l’ag­glomération grenobloise.

En ce cas la situation ne  » s’aggraverait pas  » par rapport à 2013 ?

C.COUTAZ (Verts/PG) : 1000 ETRANGERS ATTENDENT UN LOGEMENT à GRENOBLE

Me Claude Coutaz conseiller municipal (Verts/PG) de la municipalité Piolle qui fait profession de la défense des irréguliers   donnait lui, d’autres chiffres:  il « comptabilise un tiers de migrants parmi les 2 500 individus sans logement pérenne de la ville » . Dans la seule ville de Grenoble. (DL du 7/2/16).

Au passage il se félicitait que 49 offres aient abouti de la part de volontaires désirant accueillir chez eux des migrants. On mesure à ce chiffre le gouffre qui sépare les déclarations de nos gauchos locaux au passage à l’acte personnel. La solidarité c’est par l’impôt et souvent chez les autres. Eric Piolle (Verts/PG)  Olivier Bertrand (Verts/Ades) et les autres ne risquent rien à leurs domiciles ou à proximité. La chanson est connue.

Claude Coutaz fait partie du clan proche d'Eric Piolle: ici avec le Maire, le Procureur Grandfils, Y.Mongaburu (Verts/Ades) E.Martin (PG). Pas des modérés !

Claude Coutaz fait partie du clan proche d’Eric Piolle: ici avec le Maire, le Procureur Grandfils, Y.Mongaburu (Verts/Ades) E.Martin (PG) pendant la campagne. Pas des modérés !

E.PIOLLE (Verts/PG) VEUT QUE SA MODESTIE SOIT LOUEE

D’ailleurs Piolle faisait preuve d’une » grande humilité  » devant les associations lundi : « quand on voit le travail qu’il y a à faire, la complexité et le coût. ». Tellement modeste qu’il veut être acclamé comme tel.

On revient toujours à l’autre chiffre de… 14 000 demandeurs de logement à Grenoble tambouriné par le même Eric Piolle en réponse à la jeune Gloria qui ne veut pas que son jardin, les animaux, les arbres et sa maison cours de la Libération soient détruits pour construire encore 150 logements sociaux en face d’une opération de même type de Grenoble Habitat, à proximité de Mistral et du Lys Rouge qui explosent déjà.

CULPABILISER les GRENOBLOIS AVEC de FAUX CHIFFRES

Eric Piolle usant de cet argument pour culpabiliser la jeune fille et sa famille, comme les municipalités successives culpabilisent les Grenoblois depuis 10 ans.

La municipalité Destot/Safar (PS) a bétonné à mort dans le dernier mandat afin de s’assurer une clientèle électorale: 6000 logements nouveaux! poursuite de la réduction des espaces verts ( plus que 14,6 M2 par habitant contre 31 ME à la moyenne des grandes villes) abattage systématique des arbres qui gênent ( moins 330 en une seule année!) et le chiffre de 14 000 demandeurs de logement n’a pas varié. De qui se moque t-on?

9000 LOGEMENTS VACANTS à GRENOBLE !

D’autant qu’en parallèle le nombre de logements vacants augmente , lui, chaque année de près de 1000 ! Pour arriver à 9000 sur la seule commune de Grenoble. La taxe foncière la plus élevée de France, le blocage des loyers, la baisse de la valeur des biens  et les menaces de réquisition de logement ont ces conséquences très positives. C’est pourquoi d’ailleurs E.Piolle accélère dans ce sens.

la courbe des logements vacants à Grenoble: probablement plus nombreux que la demande de logement. Mais on continue à bétonner ....

la courbe des logements vacants à Grenoble: probablement plus nombreux que la demande de logement. Mais on continue à bétonner ….

LE PLU de GRENOBLE OEUVRE des ELUS VERTS/ADES

Se défendant dans la campagne électorale, celui qui a été le serviteur zélé de cette politique absurde pendant un mandat, Ph. de Longevialle (app PS) Adjoint à l’Urbanisme expliquait  : »la ministre du Logement, Cécile Duflot, défend la densification. Par ailleurs, le plan local d’urbanisme que l’on applique aujourd’hui a, pour rappel, été conçu en 2005 par les écologistes Pierre Kermen et Maryvonne Boileau. »(Place Gre’net 16/6/13).

En effet cette politique est bien commune au PS et aux Verts/Ades. Au passage on voit mal pourquoi, venu de la droite Ph.de Longevialle est allé la servir et pourquoi le clan Avrillier/Comparat (Ades) fait il semblant de lui en vouloir d’avoir été le compagnon de route très accommodant de leur politique?

LE LOGEMENT SOCIAL du PRIVE NON PRIS EN COMPTE

Mais ces données démontrent bien qu’on nage dans le flou et que personne ne quantifie vraiment la demande de logement ?  laquelle ? par rapport à l’hébergement d’urgence et pour qui?  Combien de logements privés abritent ils aussi une population sociale? Il est évident que la paupérisation de certains quartiers ( Berriat, Notre Dame, Alma, Eaux-Claires…) entraine les propriétaires à louer à des populations en difficulté .

HEBERGEMENT des ETRANGERS:  » INCONDITIONNEL » pour la MUNICIPALITE PIOLLE

Mais les appels de la municipalité Piolle selon laquelle l’hébergement pour les étrangers en situation irrégulière est « inconditionnel » à Grenoble est aussi une partie non négligeable du problème. Mettre fin aux appels d’air serait peut être le début de la solution pour résorber le stock de demandes en les analysant finement.

Si parmi les 14 000 fameux « demandeurs de logement » dans l’agglomération la moitié sont des demandes de mutation de logement social peut être faudrait il savoir d’où ces locataires veulent ils partir ? Est- ce des cités hyper densifiées ? En ce cas pourquoi continuer à construire de la même façon?  Pourquoi le taux de refus d’un HLM est il de 40 % pour les demandeurs et ou refusent elles d’habiter ces personnes censées être dans une situation dramatique ?

JAMAIS d’ACCESSION SOCIALE à la PROPRIETE<

Jamais la question de l’accession sociale massive à la propriété n’est posée ni organisée. Jamais les HLM rénovés ne sont vendus à bas prix à leurs locataires qui y passent parfois pourtant toute leur vie . Jamais la question de les aider à sortir de la difficulté en leur permettant de participer à la prospérité générale n’est posée par ces chantres de la fraternité.

Sur la presqu'ile on continue le bétonage : 15 000 nouveaux habitants sans espaces verts ni stationnement!

Sur la presqu’ile on continue le bétonage : 15 000 nouveaux habitants sans espaces verts ni stationnement!

A VILLENEUVE 80 000 € d’ARGENT PUBLIC par LOGEMENT SOCIAL

On arrive au paradoxe qu’à Villeneuve les collectivités dans le cadre du énième plan de rénovation va consacrer… 80 000 € par appartement ! Place des Géants tout à côté  un propriétaire qui a acquis 140 000 € un logement de 80 M2 ne peut pas le revendre 70 000 € .N’ayant rien coûté à la collectivité et investi  par son travail , il est ruiné par les promesses de mixité non tenues.

1000 LOGEMENTS SOCIAUX PAR AN<

C’est la gauche du coeur, du partage qui continue à s’exprimer haut et fort . Christine Garnier (Verts/PG) de la municipalité Piolle qui appartient à cette catégorie hautement recommandable en a profité devant les associations pour vendre la continuation de cette politique:« On a la volonté de conti­nuer à produire 1 000 loge­ments sociaux par an » . De quoi faire plaisir.

LA REVOLTE POINT DANS de NOMBREUX QUARTIERS

Peu importe la révolte qui commence à poindre ici ou là. A L’Abbaye, cours de la Libération, à Berriat , à l’esplanade ou rue du Vercors à St Egréve. A ST Martin d’Hères la semaine dernière les riverains de la future opération Daudet sont monté au créneau effarés. 435 logements vont encore être construits sur un espace réduit  » On deman­dait du R+4 maximum:le R + 5 est maintenu. On de­mandait du R + 1 à proximi­té des pavillons, le R + 2 est maintenu…  » ont ils expliqué au DL . Pas grand chose.

Ajoutant : « Si on considère qu’un quartier qui peut ac­cueillir 435 logements sur 33 000 m2 est favorable à l’environnement et au dé­veloppement durable… alors je ne comprends pas le sens de tout cela… ». Car évidemment il s’agit d’un « éco-quartier ». Il fait donc du bien à la planète et du mal aux habitants.  Dans une ville – St Martin d’Hères- elle aussi réputée pour son absence de densification..

La chute de la valeur des biens est forte chaque année et les propriétaires sont spoliés

La chute de la valeur des biens est forte chaque année et les propriétaires sont spoliés

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LES PLUS MODESTES et la CLASSE MOYENNE VICTIMES

Le mélange de bons sentiments, de sensibilités respectables  avec le cynisme politique de la gauche et des Verts produit la politique dont l’agglomération est la victime et en particulier les plus modestes et la classe moyenne. A Grenoble c’est elle qui subit la perte de la valeur des biens et l’appauvrissement qui en résulte.

Il faudra bien un jour que la question du logement soit posée avec des données précises dans le cadre plus large du vivre ensemble, en tenant compte des aspirations de ceux qui veulent se loger et qui n’ont jamais réclamé la densification à outrance. Au contraire ils aimeraient que les villes reconstituent de multiples villages à vivre, équilibrés, harmonieux, aérés.

UNE SPIRALE INFERNALE

En mettant fin à l’absurdité de transports en communs servis par la population affectée en fonction de l’intérêt de ceux-ci, alors qu’ils doivent être conçus et développés au service de celle là.  En intégrant les déplacements vers les autres centres urbains entre Grenoble et Lyon , Grenoble/Chambéry et Grenoble/Valence.  Mais dans le premier cas il aurait fallu débarrasser les TGV de la ligne ancienne par la création d’une voie LGV et ainsi la libérer pour des TER rapides, fréquents, réguliers. Tout se tient.

Bref une nouvelle approche globale, sérieuse , généreuse mais correspondant aux moyens et à la réalité est à bâtir pour sortir de la spirale infernale  et de ses conséquences si négatives sur la vie de l’agglomération.

Photo: Christine Garnier la passionaria d’extrême gauche, de la municipalité Piolle,  Vice Présidente de la Métro  favorable au blocage de loyers, aux réquisitions de logements, construction massive de HLM avec les résultats que l’on voit.