LOGEMENT à GRENOBLE: LES PROFESSIONNELS TIRENT la SONNETTE D’ALARME

Publié par Les Républicains 38 le

Non seulement la chute des prix du logement en particulier dans un certain nombre de quartiers de Grenoble aboutit à une véritable spoliation des propriétaires, mais le marché du logement est aussi en panne . Les professionnels de la FNAIM ont lancé l’alerte récemment au cours de leur conférence de presse annuelle

Ils ont dénoncé les conséquences catastrophiques de la loi Duflot ( Verts) , la loi ALUR. On sait qu’à l’échelle nationale elle a produit le plus faible chiffre de constructions de logements depuis 1997: moins de 300 000! Au plan local Vincent Delaunois, Président de la Fnaim de l’Isère demande « une allégement de cette loi, trop dogmatique qui a entrainé une nette diminution du volume de l’activité immobilière cette année. Un empilement de nouvelles mesures à l’origine de l’enlisement de l’existant » .

GRENOBLE SUBIT LA DOUBLE PEINE de DUFLOT et de PIOLLE

Selon eux les effets négatifs touchent aussi bien les professionnels de l’immobilier que les acquéreurs les vendeurs, les locataires et les copropriétaires. Grenoble subit la double peine de ce dogmatisme national additionné au dogmatisme local. On sait qu’Eric Piolle et Christine Garnier ( Verts/PG) Vice Présidente de la Métro ont aggravé les mesures en annonçant la réquisition de 500 logements. Le blocage des loyers est un frein considérable au marché , d’autant plus inutile que les professionnels rappellent que le prix des loyers s’est stabilisé ( + 0,52% en 2014 à Grenoble en moyenne) .

RETRACTATION ET PEURS PRODUISENT les BLOCAGES

Cette pression sur les bailleurs privés à l’effet contraire au but recherché : la rétractation par la peur et le refus d’acquérir par crainte de ne pouvoir rentabiliser son investissement. “Enca­drer” signifie en réalité “blo­quer”. Et ça, non seulement ce n’est pas une solution, mais c’est une erreur, c’est totalement contre­ productif ! », a commenté M. Delaunois.

LA NOMENKLATURA VERTS/ADES A MIS LA MAIN SUR TOUT le SECTEUR

Piolle+ Duflot = pas de chance pour Grenoble. D’autant qu’on la vu, les Verts/Ades souhaitent avoir la main mise complète sur le secteur: Eric Piolle a pris personnellement la présidence de l’OPHLM, et toute la Nomenklatura Avrillier/Comparat qui a déjà régné pendant 13 ans ( 95/2008) sur le logement et l’urbanisme a phagocyté ces leviers avec les durs du système : Vincent Fristot Adjoint à l’Urbanisme à Grenoble, Christine Garnier Vice Présidente au Logement à la Métro, Maryvonne Boileau Présidente de Grenoble Habitat, Pierre Kermen, ancien Adjoint ( Verts/Ades) à l’Urbanisme propulsé à la Direction Générale de la SEM Innovia . Cette répartition n’est évidemment pas un hasard et résulte d’une volonté d’appliquer des dogmes qui ne peut qu’inquiéter.

50% de LOGEMENT SOCIAL DANS LES NOUVELLES OPERATIONS

La municipalité Piolle a ainsi décidé de relever à 50% en réalité ( 40% de locatif et 10 % d’accessions sociale) la part du logement social dans les nouvelles opérations alors que la ville est malade de quartiers entiers non maîtrisés. Déjà près d’un demandeur sur deux refuse le logement social qu’on lui propose. Elle poursuit la politique de bétonisation avec 15 000 nouveaux habitants de prévus au polygone, 10 à 15 000 à Flaubert…

UNE FUITE EN AVANT ABSURDE, IRRESPONSABLE

Une fuite en avant absurde, irresponsable alors qu’une politique d’aménagement du territoire équilibré passe par la création de forts pôles urbains dans toute l’Isère bien desservis par le rail et la route. Déjà 96% des ménages vivent en appartement à Grenoble qui est la 3 eme ville de France pour la densité ( juste derrière Villeurbanne…)

L’AFFOLEMENT GAGNE le SECTEUR de L’IMMOBILIER

Cumulé à la dégradation de l’environnement par la progression des bidonvilles dans Grenoble, la paupérisation des quartiers et la chute vertigineuse du prix des logements, c’est l’affolement qui gagne ce secteur. Reconnaissons que cette tendance avait été engagée sous la municipalité Destot/Safar ( PS) avec des signes qui ne trompaient pas. Ils faisaient déjà craindre une grave crise de l’immobilier à Grenoble. Une ville ultra-dense ou la qualité de vie n’a pas été ménagée , les espaces verts sacrifiés et l’insécurité prégnante. Déjà les agents immobiliers avaient refusé de continuer à cautionner la politique municipale tellement celle ci était contre productive.

 » IL EST ENCORE TEMPS de RECONNAITRE SES ERREURS »

Il est à craindre que les professionnels continuent à alerter dans le désert. « « Nous ne voulons plus entendre de belles paroles, mais voulons des actes. Depuis septembre, on nous promet un allégement de la loi Alur… mais il n’y a toujours rien en vue ». Ils espèrent que les événements permettent à « nos politiques de remettre aussi en question leurs politiques dogmatiques concernant le logement (…) Il est encore temps de reconnaître ses erreurs. » lance encore la FNAIM.

UNE ASPIRATION à VIVRE DANS UN CADRE de VIE PRESERVE

A Grenoble cela passe par une sérieuse analyse de l’existant et de la demande de la population qui n’entend pas être « hébergée « mais est portée comme partout par une aspiration à vivre dans un cadre de vie  préservé. Or aujourd’hui on en n’est pas là ! Dans un quartier comme Chorier-Berriat l’école primaire ne peut plus accueillir les nouveaux élèves produits par les centaines de nouveaux logements et la municipalité Piolle poursuit le projet d’en construire encore 300 sur le site Raymond/Boutons. Une opération contestée par les habitants. A Jean Macé, un autre quartier Grenoblois, 520 nouveaux logements ont été construits sans école ( ni parc public) et les élèves sont accueillis dans des préfabriqués jusqu’en 2018.

Une sorte de « synergie négative » qui explique le retrait des investisseurs, la peur des propriétaires, l’alarme des professionnels. Pas certain que les idéologues qui ont pris les reines de Grenoble et de l’agglomération avec les élus PS et PC n’entendent le message.

Ce n’est pas le moment de les reconduire au département.

Photo: bd Agutte Sembat à Grenoble ou la ville bétonne des habitants demandent plus de tendresse….

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