Les faux semblants des VERTS de l’Isère

Publié par Les Républicains 38 le

L’occasion du passage de Madame Éva JOLY à Grenoble permet de rappeler ce qu’il en est de la réalité des « Verts ».
Au plan national il a fallu attendre l’élection de Nicolas SARKOZY pour que le Ministre de l’ Environnement ait compétence sur les transports, l’équipement et soit érigé en Ministère d’État confié à des personnalités politiques de premier plan (Alain JUPPÉ, Jean-Louis BORLOO, Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET..)
Depuis que le Ministère existe ces décisions étaient attendues. Elles n’ont jamais été mises en œuvre par les Verts gouvernant avec le PS. C’est même avec une Ministre écologiste que la contribution des automobilistes a été supprimée et que les possesseurs de grosses cylindrées ont pu économiser la vignette : Madame VOYNET et les Verts ont accepté sans rechigner ce clin d’œil du PS à la pollution et aux favorisés. Pour ne citer qu’un exemple de leur duplicité .

Car la vraie nature des Verts est d’utiliser un fonds de commerce pour la course aux places . Le moyen ? les indignations sélectives. Ainsi au plan local dans les années 80 ils sont alliés à H.DUBEDOUT la Maire PS, Guy NÉVACHE étant le patron du PS local. Ils ne pouvaient évidemment pas ignorer comment était financé la campagne électorale du PS totalement hors la loi. Silence radio.
Puis l’UMP, alors RPR, gagnant la Mairie ils ont joué au « M. Propre » à peu de frais. Et probablement en connaissance de cause. Et ils n’ont pas pleuré sur les places après la victoire PS/Verts: Raymond AVRILLIER qui était employé à mi-temps par un appendice de l’université des Sciences sociales a pu devenir Adjoint au Maire et Vice-Président de l ‘Agglomération et n’a pas remis en cause les confortables émoluments des élus.

Il a même obtenu d’être désigné par les Verts Nationaux et locaux pour entrer au Sénat en septembre dernier et aurait figuré sur la liste d’André VALLINI si ce dernier ne l’avait pas finalement récusé. Il aurait ainsi cumulé sa retraite et ses indemnités de Sénateur. Car la caractéristique des Verts est la même que le PS : « faites ce que je dis mais pas ce que je fais ». La retraite à 60 ans pour tout le monde, avec des pensions en baisse du fait du plus petit nombre de cotisants, et le cumul pour nous : Éva JOLY, retraite de magistrat et députée Européen…

À ce stade on comprend mieux pourquoi les élus PS de l’Isère ont bénéficié d’une totale impunité dans leur action. Les Verts , tel Olivier BERTRAND, qui n’ont que rigueur et lutte contre la corruption à la bouche siègent au Conseil Général aux côtés de leur allié Christian NUCCI, Vice-Président d’André VALLINI qui doit rembourser au contribuable les sommes colossales détournées dans le cadre de l’affaire du « Carrefour du Développement ». Pas un mot. Alors que la logique serait que les élus PS remboursent sur leurs indemnités les sommes dues au contribuable. Afin de ne pas le voler deux fois.

Et comment les Verts pouvaient-ils ignorer le fonctionnement du Conseil Général tel qu’il est révélé au fil des plaintes et des articles de presse ? Ne voyaient-ils pas les collaborateurs du Président, les fonctionnaires, accomplir des tâches sans rapport avec l’intérêt départemental , au service d’un homme et d’un parti ? Ces silences s’expliquent parfaitement quand les verts ont désigné Raymond AVRILLIER pour devenir Sénateur derrière André VALLINI.
Ils jouent de fait le rôle de supplétifs du Parti Socialiste et sont remerciés et traités comme tels.

Dans des dossiers comme le Stade de Grenoble, Alpexpo ou autres MM AVRILLIER et BERTRAND évitent les véritables mises en cause et interviennent seulement sur des broutilles afin de cacher l’essentiel qu’ils ne peuvent ignorer.

Ainsi le Député-Maire de Grenoble Michel DESTOT et son adjointe Geneviève FIORASO ont été laissés en paix lorsqu’ils ont créé leur société privée CORYS en privatisant un service du CEA qu’ils ont revendu à une filiale Belge de La Lyonnaise des Eaux. Un acte politique et financier extravagant qui n’a jamais ému les verts autrement que par quelques mots.

Ainsi pour Alpexpo au déficit abyssal, à la gestion déplorable, à l’exploitation éhontée du personnel, ou le favoritisme et le copinage sont la règle, ce n’est pas Alain PILAUD , l’adjoint PS que les Verts vont attaquer de crainte que les vérités deviennent publiques mais… les Commissaires aux Comptes !

Imagine-t-on un élu UMP tel M. Jérôme SAFAR qui cumulerait les postes et indemnités de Conseiller Régional, 1er Adjoint délégué aux finances, aux contrôles de gestion externe, à la Prévention et à la Sécurité, et à la Politique de la Ville, Président de la SAEM Gaz Électricité de Grenoble, Président de l’Établissement Public de Coopération Culturelle de la Maison de la Culture et à propos duquel les Verts n’auraient rien trouvé à remarquer ?

Imagine-t-on un élu comme M. Jacques CHIRON désormais Sénateur PS laissé sans contrôle pendant des années dans son activité de Président de Grenoble Habitat libre de choisir les sociétés privées à qui confier la gestion de l’habitat public ?

Sans évoquer l’économie mixte chère à Madame Geneviève FIORASO, Députée PS, mais surtout chère au contribuable qui supporte les risques tandis que le privé récolte les bénéfices avec un mélange des genres et une absence de règle publiquement définie sur les conflits d’intérêts éventuels. La vigilance des verts est très relative… et ils apportent leurs suffrages avec l’argument de « battre la droite »…

Pour ne prendre que quelques exemples

Si Éva JOLY obtient autour 2% des intentions de vote c’est bien parce que les Français ne sont plus dupes de ces faux semblants. Éva JOLY elle-même magistrat anti-corruption aux frappes très sélectives, utilisant sa fonction comme tribune, écrivant des livres et, de fait, faisant sa publicité personnelle aux frais du contribuable pour ensuite utiliser l’investissement effectué par l’impôt pour se présenter aux élections. Les Français sont en train de lui répondre et d’exprimer ainsi ce qu’ils pensent de ces vrais- faux magistrats.

Le nombre de Députés que le PS accorde aux Verts – une trentaine – démontre que les postes donnés n’ont aucun rapport avec l’assise électorale. C’est même un déni de démocratie que de donner un groupe parlementaire à un parti qui représente 2% de l’électorat ! Il s’agit bien d’un marchandage et d’une récompense pour bons et loyaux services.
Le qualificatif de « supplétif » convient donc parfaitement et dans l’Isère il est aussi bien adapté malgré les apparences.