L’AGGLOMÉRATION GRENOBLOISE ASPHYXIÉE

Publié par user1 le

Pas besoin d’être grand clair pour constater que l’image de l’inaccessibilité de l’agglomération grenobloise se répand à un point tel que de plus en plus d’automobilistes l’évitent. Au bout du compte les élus de la coalition PS/PC/Verts/PG qui dirigent la Métro pourront bientôt se targuer d’un succès. Avec de moins en moins de fréquentation la circulation devient fluide à l’intérieur de Grenoble!

DES BOUCHONS de 6 à 7 KMS 

Ce n’était pas encore le cas en ce début de semaine ou les bouchons traditionnels étaient aggravés par le nouveau plan de circulation mis en oeuvre avec une brutalité inégalée. Les bouchons étaient de l’ordre de 6 à 7 Kms sur A 480 et sur la Rocade sud aux heures de pointe du matin et du soir et à l’intérieur de la ville la pagaille était de règle.

Même des bus ne peuvent plus entrer dans Grenoble!

Même des bus ne peuvent plus entrer dans Grenoble!

4 ANS DE TRAVAUX du TRAM E ONT RENDU UNE VILLE EXSANGUE 

La ville centre sort déjà exsangue de 4 ans de travaux trop longs, mal conduits, mal accompagnés pour la réalisation du Tram E. Pendant cette période aucun effort de communication n’a été accompli pour favoriser les accès à la ville. Aucune indemnisation sérieuse et efficace des commerces. MM Destot, Baïetto, Safar, Chiron, Geneviève Fioraso , les élus PS qui dirigeaient la ville et la Métro portent une lourde responsabilité dans l’affaiblissement de l’attractivité de la capitale des Alpes. De nombreux consommateurs ont pris l’habitude de l’éviter.

TOUTE LA VILLE A ÉTÉ AFFECTÉE

Car ce ne sont pas seulement les artères ou se déroulaient les travaux qui ont souffert: la plupart ont été affectées par cette inaccessibilité de la ville. Les grenoblois ont vu le rideaux tomber dans toute la zone piétonne, avenue Alsace Lorraine, rue Thiers, rue de Stalingrad qui n’étaient pas concernées par les travaux de la ligne E.

LA MUNICIPALITÉ PIOLLE (Verts/PG) PORTE UN COUP FATAL à la VILLE 

En décidant de mettre en place un nouveau plan de fermeture de la ville – qui ne figurait pas parmi ses 120 engagements- la municipalité Piolle (Verts/PG) porte un coup fatal à la ville. Elle l’assume en creux puisqu’elle prône la décroissance. Mais elle n’ose tout de même pas répondre aux commerçants, aux professions libérales, aux services qui licencient et ( ou) baissent leurs rideaux qu’elle est satisfaite. Ses élus louvoient, expliquent que c’est temporaire, même s’ils annoncent cyniquement qu’il n’y aura aucune indemnisation pour perte de chiffre d’affaires.

LA MOITIÉ DU CHIFFRE d’AFFAIRES PROVENAIT de L’EXTÉRIEUR

Le centre de l’agglomération au sens large représentait encore 5000 emplois. Jusqu’à ces derniers mois le chiffre d’affaires de cette zone d’emploi était encore alimenté à 47 % par les clients extérieurs. Sur les 15 000 véhicules qui entraient avenue Agutte Sembat, 10 000 venaient en ville ( habitants, consommateurs, salariés, professions libérales, artisans…) En fermant cette source la moitié du chiffre d’affaires est clairement menacée, ce qui signifie la mort de nombre d’activités. Beaucoup de transferts sont déjà décidés. Des activités quittent la ville aggravant son appauvrissement.

ELLE VEUT REMODELER EN FORCE LE COMPORTEMENT HUMAIN 

La municipalité Rouge/Verts se comporte comme des Khmers Verts. Elle ne cache pas qu’elle ne veut rien entendre puisqu’elle désire remodeler le comportement humain pour l’adapter à ses dogmes. «  Il faut changer de comportement » ne cesse t elle de répéter. Au lieu de convaincre, de faire partager, de développer une pédagogie puis d’organiser une consultation qui démontrerait qu’elle a été comprise, elle choisit le passage en force. Eric Piolle – malheureusement adoubé par C.Ferrari PS- a même refusé une étude préalable d’impact qui aurait permis de mesurer les risques de ce plan.

sur le pont de catane

sur le pont de catane

LA « BÉTONISATION » de GRENOBLE SE POURSUIT 

Non seulement elle interdit les mouvements, la liberté d’aller et de venir par les moyens choisis par chacun, mais elle poursuit à l’intérieur de la ville une « bétonisation » intensive avec pour axiome que chaque nouveau logement n’engendrera aucun déplacement/Voiture supplémentaire! Ainsi l’environnement en voirie des 2 400 nouveaux logements en construction de la Presqu’ile a été conçu sur cette base. Les premiers HLM en construction – sur les 1000 nouveaux logements sociaux à venir ! – à Flaubert ont même vu leur permis de construire annulé, ne respectant pas la règle minimale pour les parkings. Le permis avait été déposé par l’OPHLM de Grenoble – Actis – que préside Eric Piolle lui-même.

L’AGGLOMÉRATION GRENOBLOISE PERD DES EMPLOIS DEPUIS 2009 

Ce jusqu’au boutisme affiché succède à une longue période Destot/Safar (PS) ou les mesures étaient prises sans être annoncées. Le résultat est le même. L’agglomération grenobloise perd des emplois depuis 2009 alors que l’agglomération lyonnaise en gagne. Comme l’affirmait récemment Pierre Streiff, Président du Medef38 à un dîner- débat du Cercle des Citoyens on a vu en 30 ans la situation des deux agglomérations s’inverser: alors que la première était plus attractive que la seconde, c’est Lyon désormais qui attire et Grenoble qui repousse.

LE TEMPS de L’ATTRACTIVITÉ PARAIT BIEN LOIN

En effet le temps parait loin , celui ou Grenoble attirait le Synchrotron – et construisait le Pont d’Oxford pour le recevoir- obtenait un nouveau Musée de Peinture, une nouvelle Maison de la Culture, un nouveau Palais de Justice, lançait Europole sur des friches d’arrière gare, gagnait la bataille pour l’implantation de SGS Thomson , ou une ville et un département de droite débloquaient l’autoroute Grenoble-Valence encalminée 20 ans -déjà- par la gauche et les Verts. C’était il y a 30 justement.

DES CONSÉQUENCES REDOUTABLES à COURT TERME

Le nouveau plan de circulation imposé avec un sectarisme inconnu jusque là, qui pénalise aussi des salariés modestes qui viennent travailler à Grenoble, s’inscrit dans cette pente amorcée par l’immobilisme des municipalités Destot gouvernées par une technostructure politisée qui n’a pas changé.

Pour satisfaire quelques privilégiés indifférents au sort des autres et au développement général , la municipalité Piolle s’enfonce dans cette voie. Les conséquences à court terme sont redoutables. Les effets à long terme ne promettent pas des jours heureux à l’agglomération grenobloise.

Photo de Une: l’entrée de la Bastille est paralysée aux heures de pointe