LA CULTURE en ISERE: LA MAUVAISE FOI de la GAUCHE

Publié par Les Républicains 38 le

Au nom du Synavi (Syn­dicat national des arts vivants), de l’Union dé­partementale de la CGT, de Solidaires et de la Coordi­nation des intermittents et précaires (CIP38), Michel Szempuch, Henri Thomas et leurs camarades ont lancé ce week end  une pétition  “Non à la baisse des budgets culturels et socio­-culturels, appel à la mobili­sation dans toute l’Isère” informe le DL ( 12/7) sous la signature de Philippe Gonnet.

Localement, Michel Szempruch et Henri Tho­mas pointent « la baisse de 36% du budget de la culture du conseil général en quatre ans (26 millions en 2008 contre 16 millions en 2014), de 50 % du bud­get de fonctionnement des musées du département ».

LA SAIGNEE N’A PAS FAIT L’OBJET d’UNE ENORME COMMUNICATION

On s’étonne de cette découverte tardive qui n’a pas fait l’objet d’une énorme communication lors de la campagne des élections départementales de mars dernier (!).  Ni avant.  La majorité PS/PC/Verts autour d’André Vallini (PS) n’a pas été mise en cause.Pourtant le temps du vote est bien le temps des débats. On imagine ce qui ce serait passé si une majorité de droite sortante avait disposé d’un tel bilan culturel catastrophique

CNAC, MUSICIENS DU LOUVRE… le CARNAGE des VERTS

Même lorsqu’Olivier Bertrand ( Verts/Ades) menaçait de  supprimer le CNAC, personne n’avait bougé.Et récemment la suppression de toute subvention aux Musiciens du Louvre n’a pas mobilisé l’ensemble des acteurs du secteur.

On avait même vu les culturels en rangs serrés autour de … François Hollande à MC2 en janvier 2013 . Lui même avait trahi son engagement solennel de sanctuariser le budget de la culture.

LA GAUCHE CULTURELLE APPLAUDISSAIT HOLLANDE

Ainsi la gauche culturelle était elle capable d’applaudir les élus PS/PC/Verts du département et le Président PS qui portaient les coups les plus durs contre la culture! C’est même un grenoblois qui s’était élevé contre la politique culturelle de Nicolas Sarkozy – lequel avait maintenu les budgets- Michel Orier, qui aura participé à la mise en oeuvre de cette régression comme directeur chez Aurélie Filipetti (PS)!

 » PARTOUT ou la DROITE ARRIVE, la CULTURE TRINQUE » (!)

ça n’empêche pas nos vaillants défenseurs de la culture d’affirmer: « Et le conseil départe­mental vient de passer à droite ! Or partout où la droite arrive, la culture trin­que ! ». On est confondu par tant de mauvaise foi et de sectarisme. Cela ne va pas crédibiliser leur combat pourtant juste.

GRENOBLE : LE FOISONNEMENT CULTUREL SOUS LA DROITE

C’est à Grenoble que la droite aura marqué de son empreinte indélébile la politique culturelle: depuis la Maison de la Culture voulue par André Malraux jusqu’à sa rénovation décidée par Edouard Balladur, en passant par le Musée de Peinture, le Musée de l’Evêché, le Musée de la Résistance, le foisonnement des théâtres , la période de gestion par les Républicains aura été une des plus fastes.

Il faudra l’arrivée de M.Destot et du PS pour qu’un théâtre, celui du Rio, qui avait été celui de Lavaudant avant d’être celui de Yvon Chaix soit vendu à un privé!

DANS l’ISERE: DE GRANDES AVANCEES POUR LES INSTITUTIONS CULTURELLES

Au niveau départemental sous les présidences d’Alain Carignon et de Bernard Saugey les avancées culturelles ont été les plus fortes;  Passage de la gestion du  Musée Dauphinois au département. Avec Alain Carignon le financement des grandes institutions culturelles a été partagé avec le département grâce à des conventions qui pérennisaient les budgets. Les acteurs culturels de l’agglomération étaient directement soutenus. Avec Bernard Saugey ces politiques ont été poursuivies et renforcées.

LA MAJORITE PLURIELLE A ABATTU L’EDIFICE et FRAGILISE les ACTEURS

Il a fallu l’arrivée d’André Vallini (PS) à la tête du département, avec une majorité de la gauche plurielle comprenant les Verts pour que tout cet édifice soit abattu et les acteurs fragilisés.  Des institutions telle le Musée, MC2 ont vu leurs moyens baisser sans que cela bénéficie aux autres. Toutes les conventions ont été dénoncées sans ménagement et avec l’accord des élus socialistes grenoblois.

JP BARBIER et P.CURTAUD (REP) ATTENTIFS, CREDIBLES et RESPONSABLES

Aujourd’hui Jean-Pierre Barbier , le nouveau Président (REP) du Conseil Départemental est très attentif au foisonnement culturel, lui qui est le Député du festival Berlioz. A ses côtés Patrick Curtaud Vice Président (REP) à la culture est un militant reconnu de la culture. Il a passé des jours et des nuits de bénévole pour lancer  » Jazz à Vienne ». Il s’agit là d’autre chose que des postures.

Bien entendu, malgré leur volonté, on voit mal comment dans les circonstances actuelles ces élus pourraient compenser les saignées budgétaires opérées par la gauche. Mais les intervenants ne peuvent  au moins ignorer qu’ils bénéficient d’interlocuteurs qui savent de quoi ils parlent, respectueux de leurs interlocuteurs en ne tenant pas un double discours.

LA MUNICIPALITE PIOLLE POURSUIT LA SAIGNEE

Car aujourd’hui les festivals annulés “Vous êtes bien urbains”, “Roots’n’Culture”, “Mis­tral courant d’airs”, “Quar­tiers libres”… le sont essentiellement par des élus de  gauche et les Verts.C’est bien la municipalité Piolle qui baisse de 600 000 €, soit 20 % son budget cultu­rel.

Pas de chance pour nos thuriféraires de la gauche pour qui  » partout où la droite arrive, la culture trin­que ! « . C’est un créateur Grenoblois qui leur répond dans le DL du même jour. Juste au dessus de leur article.

D.BERRAMDANE :   » LA GAUCHE A PERDU LE SENS de la CULTURE »

Le comédien et créateur Diden Berramdane ,né dauphi­nois d’un père d’origine yé­ménite et d’une mère arabe, installé à la tête du Théâtre de ST Marie d’En Bas en  plein quartier Très Cloitres par la municipalité Carignon explique que ses rapports avec les municipalités de gauche ont été toujours   » tendus. Ou inexis­tants, vu l’ignorance où cer­tains de ces messieurs, du haut de leur suffisance, m’ont parfois tenu. Moi qui suis viscéralement, généti­quement, de gauche – ara­be, avec un père enrôlé avec les nègres pour aller sauver la France en première ligne pendant la guerre de 39­/45, puis évadé des camps­, cela me fait mal au cœur de le dire : mais le seul maire de Grenoble qui se soit vérita­blement intéressé à Sainte­ Marie ­d’en­ Bas, qui l’ait do­té des moyens nécessaires et qui ait suivi mes spectacles, c’est Alain Carignon ! À croire que la gauche, pour qui j’ai toujours voté, a aujourd’hui perdu le sens de la culture. » . (DL du 12/7)

N’est-ce pas mieux que ce soit un véritable acteur, créateur dont personne ne peut nier les talents et la qualité du travail , respecté par son engagement total, qui le dise à ces messieurs, les professionnels de la politique qui parlent au nom des culturels?

Ceux pour qui

Ceux  qui osent dire dans l’Isère:  » partout ou la droite arrive, la culture trinque » . Ils méritent en effet d’être vus ( photo du DL) afin que la mauvaise foi ait aussi un visage

 

photo de une: le Musée de l’ancien Evêché, l’une des nombreuses réalisations d’une majorité de droite du département de l’Isère

 

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