La bataille de l’emploi : une priorité pour 2012

Publié par Les Républicains 38 le

Nicolas Sarkozy propose une consultation exhaustive et constructive sur l’emploi avec l’ensemble des partenaires sociaux. Il a raison de mettre à plat ce sujet qui préoccupe l’ensemble des français. Depuis des décennies, le chômage est un fléau qui génère détresse et difficultés dans de nombreuses familles.

La France compte plus de 2 millions 800 000 demandeurs d’emploi sans aucune activité (catégorie A), soit 9,7 % de la population active. Si l’on prend en compte tous les demandeurs d’emploi, même ceux qui ont une activité réduite, on arrive à plus de 4 millions de chômeurs.

En matière de chômage, il faut particulièrement suivre les indicateurs suivants :

  • Le nombre des chômeurs de longue durée inscrits depuis au moins un an a augmenté de plus de 20% sur les douze derniers mois. La France compte aujourd’hui près de 1,6 millions de personnes inscrites depuis plus d’un an sur les listes de Pôle emploi, soit près de 41 % des chômeurs. En outre, la moitié des chômeurs de longue durée le sont depuis plus de deux ans. Le chômage de longue durée touchent particulièrement les populations jeunes peu ou « mal » qualifiés et les seniors.

Ce type de chômage structurel engendre des risques importants de déqualification, de désocialisation et de pauvreté.

  • Le taux de chômage chez les 15-24 ans a atteint 25% au troisième trimestre 2011. Un jeune sur quatre est aujourd’hui à la recherche d’un emploi. L’Allemagne et les Pays-Bas affichent seulement 8,5% de chômage chez les jeunes actifs, selon Eurostat. Le chiffre national masque des situations encore plus dégradées dans les zones urbaines sensibles où  le taux de chômage des 15-24 ans dépasse régulièrement 40%.
  • Le taux d’emploi dans l’intérim (qui s’était jusqu’alors maintenu) a reculé de 0,4% en octobre dernier et les tendances pour novembre ne semblent pas réjouissante. L’emploi des travailleurs en intérim est scruté par les observateurs qui considèrent cet indicateur comme un thermomètre très fiable de l’activité économique. Cette catégorie de travailleur, dont le contrat peut être rompu à tout moment, représente la variable d’ajustement des entreprises dès que ces dernières prévoient des mois difficiles à venir.
  • Le taux d’emploi des séniors (plus de 50 ans) est de 39% contre 45 % en moyenne dans la zone euro. La Suède flirte avec les 70 %. En France, le mauvais chiffre est le résultat de plusieurs décennies d’une politique fondée sur le partage du travail qui a exclu les seniors de l’emploi sans pour autant y faire entrer les jeunes. Pour préserver les seniors en activité, il est utile de mettre en œuvre des bilans de compétence à mi-carrière facilitant la mobilité professionnelle et fonctionnelle. Les plans seniors au sein des entreprises ne doivent pas se transformer « en prêt retraite » mais en un véritable partage des savoir-faire entre générations en développant le tutorat dans l’entreprise.

Malgré les réformes ambitieuses entreprises par Nicolas Sarkozy et son gouvernement, la succession des crises est responsable d’un retour du chômage de masse qui vient briser le rêve de voir le papy-boom résoudre la question du chômage.

Nicolas Sarkozy propose de trouver le juste équilibre entre une politique active cherchant à accroître le niveau de l’emploi, et une politique passive dont l’objectif est de rendre le chômage supportable avec la volonté de ne pas accroître la demande. Pour cela, l’enjeu consiste  notamment à faire correspondre l’offre et la demande d’emploi en investissant sur la formation visant les métiers en tension ou les métiers de demain.

Les concepts de Nicolas Sarkozy en matière de lutte contre le chômage sont plus que jamais d’actualité.

  • Réhabiliter le travail qui doit être le ciment de notre cohésion sociale.
  • Mettre un terme aux mises à la retraite d’office. Il s’agit notamment de donner le choix aux salariés d’aller jusqu’au bout de leurs ambitions et de leurs projets tout en aménageant leur rythme de travail lorsqu’ils  arrivent au terme de leur vie professionnelle (ex : plan séniors).
    • Développer  les formations en alternance en incitant fiscalement les entreprises à développer les contrats de professionnalisation. Ce dispositif doit s’étendre aux demandeurs d’emploi de longue durée.
    • Pole emploi doit s’imposer comme l’organisme majeur du service public de l’emploi français.

Des axes de progression sont incontournables pour Pôle emploi.

ü  Améliorer la qualité de la pénétration de Pôle emploi sur le marché du travail. Il s’agit d’être reconnu par ses partenaires et les employeurs en tant que gestionnaire d’offres d’emploi et acteur incontournable du placement.

ü  Développer une relation de proximité et de confiance avec les employeurs. Cette relation permet d’être au plus près de la diversité des comportements des entreprises et de répondre par une réactivité adaptée. Cette relation facilite la connaissance précise du bassin de l’emploi.

ü  Développer une plus grande « autonomie » chez les conseillers de Pôle emploi pour leur permettre un accompagnement plus personnalisé des demandeurs d’emploi et notamment ceux de longue durée.

 

 

Christian Bec

 

 

 

 

 

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