L.BEFFRE Préfet de l’Isère : DÉLINQUANCE à GRENOBLE  » 3 à 4 FOIS PLUS QU’AU NATIONAL »

Publié par user1 le

Lionel Beffre , Préfet de l’Isère a accordé une interview au  » Dauphiné Libéré  » ( 9/11/17) sur l’insécurité et la montée de la violence constatée dans  l’agglomération grenobloise qui est inverse à l’évolution  nationale.

Le représentant de l’Etat, tout en se tenant à l’écart du débat politique, ne peut pas ne pas rappeler des principes et mettre en cause sans la citer la municipalité Piolle qui a fait beaucoup de dégâts dans ce domaine aussi.

Denis Masliah et  Stéphane Echinard du DL rappellent notamment  » cet été, le procureur de la République a déclaré qu’il n’avait « jamais vu une ville aussi pourrie et gangrenée par le trafic de drogue que Grenoble » et demandent : «  on en est là, vraiment ?  »

 » ON A UNE SITUATION PLUS GRAVE QUE DANS LES COMMUNES de MÊME TAILLE »

Le Préfet de l’Isère confirme ce qui avait été annoncé en 2015 par le Ministre de l’Intérieur lui-même à savoir que la délinquance était de 63% supérieure à la moyenne des villes comparables. Mais – malheureusement- on ne peut pas à la lecture des chiffres livrés par Lionel Beffre savoir de combien elle s’est encore accrue:

 » Quand on regarde globale­ment un certain nombre d’in­dicateurs, on s’aperçoit que nous avons à Grenoble des chiffres élevés quand on les rapporte au nombre d’habi­tants et que l’on compare aux villes de même taille. Les at­teintes aux biens par exem­ple : le nombre de faits cons­tatés par habitant est deux fois supérieur à Grenoble, pareil pour les vols sans vio­lence. Si je prends les attein­tes aux personnes, le chiffre est 1,5 fois supérieur à Greno­ble. Donc oui, objectivement, quand on regarde les chiffres bruts, on a une situation plus grave que dans les commu­nes de même taille.

Et je ne compare même pas à la situa­tion nationale, car là, ce n’est pas deux fois, c’est trois ou quatre fois plus. Voilà le cons­tat.  »

 » IL FAUT QUE LES OFFICES HLM METTENT QUELQUES INGRÉDIENTS… »

A propos des villes candidates pour expérimenter la police de sécurité du quotidien le Préfet de l’Isère, sans pouvoir être trop précis explique que  » ce dispositif, qui n’est pas un remède mira­cle qui réglera toutes les diffi­cultés, ( car il) suppose en effet un tra­vail en commun » .

Nous avons suffisamment répété ici que sans l’action de base de la municipalité ( bétonisation, part du logement HLM, attributions de logements, sanctions, police municipale, vidéo protection…) rien ne sera possible pour comprendre Lionel Beffre qui rappelle que «  si on veut que la mayonnaise prenne, il faut que chacun (État, bailleurs sociaux, élus…) met­te quelques ingrédients(…)  La sécurité, c’est l’affaire de tous. Et les maires ne sont pas dé­nués de pouvoirs, loin de là. Dans le Code général des col­lectivités territoriales, il est écrit que “le maire doit veiller à assurer le bon ordre, la sûre­té, la sécurité et la salubrité pu­bliques”. (…)  Et le maire a des moyens: la police municipale, la vidéoprotection, la possibili­té de travailler sur la préven­tion de la délinquance… »

E.PIOLLE ( Actis) et M.BOILEAU ( Grenoble-Habitat) LAISSENT SE DÉGRADER LA SITUATION 

Rappelons que  » les bailleurs sociaux » sont notamment  le nom donné à Actis ( Président Eric Piolle) et Grenoble-Habitat ( présidente Maryvonne Boileau Verts/Ades) . On a donc compris que si ceux-ci continuent dans la même lignée il ne se passera rien. Or les articles récents du DL ( 8/11/17) sur l’enfer que vit une propriétaire dans un immeuble du centre ville ou l’OPHLM a acquis des logements du fait de l’inertie du Président d’Actis,  raconté par Eve Moulinier ou les démarches insensées qu’un locataire handicapé de Hoche a du faire pour pouvoir continuer à sortir de chez lui pendant l’immobilisation de l’ascenseur plusieurs semaines dont Saléria Benarbia a rendu compte démontrent qu’Eric Piolle et Maryvonne Boileau continueront à laisser se dégrader la situation.

« POUR L’EFFICACITE POLICIÉRE, LA VIDÉO-PROTECTION EST UTILE » 

Sur l’armement de la police municipale et la vidéo protection le Préfet de l’Isère est clair:  » je ne me place pas sur le terrain politi­que, mais sur le terrain de l’efficacité policière. Ce que je dis, c’est que la vidéo-protection, à l’évidence, est un moyen utile pour lutter contre la délin­quance. (…) moi, je me fie à mon bon sens, qui me dit que s’il y a des caméras, cela dissuade un cer­tain nombre d’acteurs d’agir. Mon bon sens me dit qu’elles servent aussi à l’élucidation. On a des exemples précis : sans les caméras, nous n’aurions pas trouvé tel ou tel auteur d’actes de délinquan­ce, parfois des actes très gra­ves, d’ailleurs. »

PLAN LUMIÈRE: GRENOBLE EST PLONGÉE DANS LE NOIR 

Le représentant de l’Etat réagit aussi à la suppression de l’éclairage public dans les rues de Grenoble afin de limiter la « pollution lumineuse « (!). CE que la municipalité nomme le « plan lumière ».  La conséquence est de plonger des rues dans le noir et de faire de Grenoble un coupe gorge. Il est évident que cela interdit à toute une partie de la population plus fragile de sortir le soir.

 » DES RUES SONT des COUPE-GORGE SANS LUMIÈRE »

Pour Lionel Beffre  « on ne peut pas tout deman­der à la gendarmerie et à la police alors que certaines rues sont des coupe­-gorge sans lumière. Il faut une cohérence. Les questions d’éclairage public doivent d’abord être traitées à l’aune de la sécurité.»

C’est une donnée que la municipalité Piolle refuse de prendre en compte.

L.BEFFRE:  » LES ÉLUS ONT DES POUVOIRS »

Au final alors que les Rouge/Verts grenoblois ânonnent  à longueur de discours que « la sécurité c’est l’affaire de l’Etat « le Préfet de l’Isère rappelle la loi qui dit le contraire et met même les points sur les  » I » :  » dire et même ré­péter “c’est l’affaire de l’État” sous­ entendu “ce n’est que l’affaire de l’État”, c’est réducteur, parce que les élus ont, je l’ai dit, des pou­voirs, parce qu’ils ont des moyens. Même si nous pre­nons nos responsabilités, chacun doit le faire ».

Lionel Beffre ne peut pas aller plus loin pour rappeler en effet le rôle de chacun. Mais l’éthique de responsabilité n’est pas non plus une de celles qui étouffent la municipalité Piolle.

Photo de une: des bandes s’affrontent à Grenoble ( photo France 3)