JL MÉLENCHON- E.PIOLLE : LA GUERRE EST DÉCLARÉE

Publié par user1 le

Jusqu’à quand Elisa Martin, Alan Confesson, Antoine Back et quelques autres élus PG de la majorité Piolle vont ils avaler le calice ? Pourtant disciplinés avec la casse sociale de la municipalité, solidaires sur la fermeture des bibliothèques, la réduction des services de santé scolaire, le choix de Vinci et Bouygues pour l’éclairage au lieu et place du service public,  ils ont vu partir la moitié de leur 400 adhérents Grenoblois sacrifiés sur l’autel des trahisons des engagements. En maintenant une discipline de fer qu’applique au sein du parti Alain Dontaine (PG) en attente d’un poste.

E.PIOLLE « TIRE à BOULETS ROUGES SUR MÉLENCHON » (France 3) 

Mais la nouvelle sortie de route d’Eric Piolle entrant violemment dans le lard de Jean-Luc Mélenchon va être difficile à avaler pour eux. Dans un énième virage, le Maire de Grenoble « tire à boulet rouges sur Mélenchon » estime France 3. Celui-là même  qu’il avait finalement soutenu aux présidentielles trahissant son parti, les Verts, rangé derrière Benoit Hamon !

E.PIOLLE DÉNONCE MÉLENCHON et SA  « POLITIQUE de la TERRE BRÛLÉE » 

Maintenant que leader de la France Insoumise semble vouloir rester fidèle à ses convictions -une notion qui ne semble pas effleurer Piolle- le Grand Timonier local  estime qu’il a « choisi de rester dans sa forteresse, il a choisi d’être caporal de forteresse ». (!) Dénonçant  la « politique de terre brûlée » et « le gâchis ». Annonçant que « Nationalement, on va probablement prendre une claque » . ( AFP et France 3)

IL AVAIT DEMANDÉ LE RETRAIT de MÉLENCHON…

ça ne veut rien dire de définitif chez lui puisqu’il navigue au gré des sondages. On se souvient qu’alors que Mélenchon patinait autour de 10 % dans les intentions de vote, Eric Piolle  affirmait début avril à propos de cette candidature » Maintenant il est plus que probable que pour la présidentielle nous allions à l’échec » (GreNews  3/4/17) Il avait demandé un peu plus tôt depuis France Bleu Isère a JL Mélenchon, Y.Jadot et B.Hamon de se retirer en faveur de … Nicolas Hulot.

… PUIS le SOUTIENT APRÉS SA MONTÉE DANS LES SONDAGES

Ensuite comme on l’a dit, après la montée de Mélenchon dans les sondages, il a lâché le candidat soutenu par son parti et ses proches, Benoit Hamon, pour appeler à voter Mélenchon. Les Rouge/Verts grenoblois doivent avoir le tournis. La condamnation hier sans appel ni sommation de Jean-Luc Mélenchon qui avait défendu Piolle sur tous les plateaux de télévision pendant les municipales ne va pas arranger la situation du Maire.

E.PIOLLE  BOULET de L’EXTRÊME GAUCHE et des VERTS AUX PRÉSIDENTIELLES

D’autant que le plan contre le service public mis en place en pleine campagne présidentielle avait constitué un gros boulet pour les candidats de l’extrême gauche et des Verts : la municipalité grenobloise était devenue un handicap. Aucun d’eux à mi-mandat ne pouvait s’appuyer sur la seule grande ville de plus de 100 000 habitants gérée par eux.  Au contraire, il fallait la fuir. Mais Jean-Luc Mélenchon avait joué la loyauté refusant même de rencontrer  les bibliothécaires en lutte lors du salon du livre.

E.PIOLLE SE CITE COMME EXEMPLE et MODÉLE POLITIQUE

Il est remercié par le fraternel Eric Piolle a proportion de sa générosité politique ! D’autant que le Maire de Grenoble poursuit dans ses déclarations enivrées, se décrivant en exemple et modèle de ce que le monde doit  faire en matière politique, expliquant qu’à Grenoble « on a réussi à susciter une adhésion positive autour d’un projet innovant » (!).  A se demander s’il descend de son vélo…

Appelé à réagir à Marseille, Jean-Luc Mélenchon ne s’est pas trop trompé sur la situation grenobloise: « Peut-être qu’il s’est mis dans une situation où c’est lui qui ne sait pas rassembler » at il  pointé .  Jean-luc Mélenchon a bien compris que le Maire de Grenoble cherchait des boucs émissaires à ses échecs locaux. La débandade municipale est en effet plutôt attribuable au leader Maximo local que national!

E.PIOLLE il y a 45 JOURS:  » JL MÉLENCHON EST EN CAPACITÉ de RASSEMBLER « 

Rappelons que  Piolle déclarait encore  il y a 45 jours «  le candidat qui est en capacité de créer les conditions de ce rassemblement tout en relevant les défis du XXIe siècle est Jean-Luc Mélenchon. »(!)

Alan CONFESSON (PG) :  » LES BORNES ONT ETE DEPASSEES » 

Si Elisa Martin demeure silencieuse et Antoine Back, l’habitué des coups de gueule aux abonnés absents,  le « révolutionnaire » Alain Confesson, tel un moineau apeuré a osé désapprouver publiquement son Maire:  » on tombe sur de telles décla­rations dans la presse : c’est incompréhensible ! J’ai toujours été loyal, mais là, je ne peux pas me taire. Les bornes ont été dé­passées et la prise de position de notre maire est loin de fai­re consensus. Surtout, elle ris­que de laisser des traces et d’avoir des conséquences pour la suite. » ( DL du 3/6/17). 

Alan CONFESSON EN A AVALÉ DES COULEUVRES MUNICIPALES

On ne peut mieux dire. Car Alan Confesson en a avalé des couleuvres au nom de la solidarité municipale!  Se passer du mouvement Insoumis aux élections municipales ne fait pas le bonheur de la majorité. «  Il faut se rassembler avant 2020″ supplie Alan Confesson. C’est mal parti.

Alain Dontaine le responsable du PG qui a déjà du assumer le départ de 200 adhérents sur les 400 grenoblois pour appliquer la discipline Piollesque s’est planqué derrière un communiqué anonyme de son parti pour rappeler – tout de même- qu’il «  fait partie depuis le début du Rassemblement ci­toyen de la gauche et des écologistes (RCGE) «  c’est à dire le groupe de la majorité municipale.

LE PG RELÉVE LE MÉPRIS d’Éric PIOLLE à L’ÉGARD de SES TROUPES

Histoire de relever le mépris d’Eric Piolle à l’égard de ses troupes aussi qu’il n’a visiblement pas consultée avant de tirer à boulets rouges sur Mélenchon. Bref il pratique une politique aussi personnalisée que celle qu’il reproche au leader de la France Insoumise !

Le Parti de Gauche grenoblois rappelle aussi que le fameux  » rassemblement » prôné derrière son propre panache blanc  par chacun « ne peut se faire que sur un programme et non par un amalgame hétéroclite d’appareils politiques «  qui est la spécialité de Piolle. Il mélange des strates dans un but électoral mais se soucie peu de cohérence et de conviction. Résultat tout lui pète à la tête.

SUR LE TERRAIN LÉGISLATIF les CANDIDATS S’AFFRONTENT 

Le PG condamne donc ses « petites phrases assassines (qui) renforcent une division que nous n’avons pas souhai­tée...  » Maintenant c’est donc Alan Confesson ,le co-président du groupe de la majorité aux côtés de Laurence Comparat (Verts/Ades) qui verrouillait tout qui est contraint de tacler le Maire!  Pourtant il s’étaient mis d’accord entre partis de la majorité et  « nous, les Insoumis, avions décidé de ne pas mener une campa­gne trop offensive contre les deux candidats “Ensemble pour gagner” soutenus par Éric Piolle « . Plutôt accommodants  mais pas très bien récompensés.

LA MAJORITÉ MUNICIPALE EXPLOSE SOUS NOS YEUX 

La majorité municipale explose sous nos yeux après avoir subi des départs symboliques et importants de deux conseillers de la majorité qui dénoncent avec un solide argumentaire et une expérience de l’intérieur les méthodes d’Eric Piolle et la trahison de ses engagements. Ce n’est pas nous qui le disons.

Il ne faut pas se tromper. Il n’y a aucune tactique dans ces affrontements. C’est un bateau devenu ivre par l’ivresse de son capitaine, enivré de mots, qui ne passe plus les portes de la Mairie parce qu’il pense avoir un destin national. Pour commencer. Les grenoblois assistent à ce naufrage  personnel et politique et de l’intérieur personne ne semble pouvoir le stopper.

Est-ce que le limogeage brutal de Gaël Roustan le directeur de cabinet était le premier acte de cette dérive? Probablement.

Après Guy Tuscher et Bernadette Richard- Finot lesquels, par honnêteté, ont sauté du bord avant tout le monde, Alan Confesson prépare la prochaine chaloupe.

La guerre sur le terrain grenoblois entre les candidats de Piolle et ceux de Mélenchon se double donc d’une guerre au sommet qu’Eric Piolle déclenche. A chaque échéance il perd des plumes, réduit son assise et divise son camp.