JC PEYRIN (LR): 86 % des HABITANTS VEULENT les CONTOURNEMENTS de GRENOBLE

Publié par user1 le

En rendant public le sondage  sondage que le département de l’Isère a commandé à l’Institut Opinion Way et intitulé : “La mobilité dans l’aire urbaine de Grenoble”  Jean-Claude Peyrin, le vice Président du Conseil Départemental aux déplacements a bien démontré combien la politique souhaitée et conduite par la Région et le département correspondait aux attentes des citoyens.

Intervenant après l’interview de Laurent Wauquiez qui avait détaillé ses mesures pour l’agglomération ,ces orientations sont en mesure de redonner l’espoir à ceux qui désespèrent du décrochage de l’agglo.

« IL Y A UNE PART IDÉOLOGIQUE NOUS EN SAVONS QUELQUE CHOSE à GRENOBLE »

Répondant à Matthieu Estrangin ( DL du 30/6/16) Jean-Claude Peyrin s’explique.

Q.  Pourquoi le Département a-t- il commandé une telle étude ?

JCP: «Nous voulions avoir les idées claires sur celles que nous pouvons avoir. Je m’ex­plique. Il y a le travail réalisé en interne, les opinions de chacun des élus sur les modes de déplacement, et puis il y a l’avis de la majorité de l’opi­nion. La question de la mobi­lité est difficile à appréhender puisqu’il y a souvent une part idéologique, nous en savons quelque chose à Grenoble…

NOUS NE VOULONS PAS RÉPONDRE à L’IDÉOLOGIE PAR L’IDÉOLOGIE »

 » Nous ne voulions pas répon­dre à de l’idéologie par de l’idéologie. Nous voulions confronter nos idées, le travail interne avec l’avis des habi­tants de cette grande aire ur­baine. […] Aujourd’hui, nous ne pouvons pas avancer con­tre une majorité de l’opinion publique, ça n’a pas de sens. Il faut noter que cette étude s’ajoute et vient à l’appui des “Rendez­ vous de la mobilité” que le Département a organi­sés dans l’aire urbaine no­tamment. Ces réunions et cette étude nous permettent de valider ou d’invalider les idées que nous pouvions avoir. Et on constate que les projets sur lesquels nous avons travaillé sont validés par une grande majorité.»

59 % DES HABITANTS CONSTATENT UNE DÉGRADATION des CONDITIONS de DÉPLACEMENTS

Q. Quels sont les principaux enseignements de ce sondage ?

«Je crois que ça confirme que, sur les questions de m­obilité, la grande erreur serait de penser qu’un mode va sauver la patrie. Il faut envisa­ger globalement les problè­mes de mobilité et raisonner en termes de multimodalité. Pour rentrer plus précisément dans les résultats de ce son­dage, ils indiquent que la question des déplacements intéresse les habitants de l’aire urbaine grenobloise et qu’une grande majorité, 59 %, constate une dégrada­tion des conditions de dépla­cements, dégradation qui af­fecte le cadre de vie et la vie quotidienne.

86 % SONT FAVORABLES à L’AMÉNAGEMENT DE A 480 et du RONDEAU

« Je retiens aussi l’intérêt pour les réseaux de transports en commun qui donnent satis­faction, que les habitants ne semblent pas convaincus par le transport par câble urbain, ou encore qu’il faut dévelop­per le covoiturage.

92 % A UNE LIGNE à GRANDE VITESSE LYON GRENOBLE

« Mais je retiens également, et surtout, que 86 % des habi­tants sont favorables à l’amé­nagement de l’A480 et du Rondeau, et 92 % à la créa­tion d’une ligne à grande vi­tesse de train entre les villes de Grenoble et de Lyon.

Q. Deux dossiers pour lesquels vous venez de recevoir le soutien du président de la Région Auvergne – Rhône-Alpes…

DEPUIS 15 ANS LE DÉPARTEMENT et la RÉGION, TOUS DEUX PS, NE SE PARLAIENT PAS

JCP: «Aujourd’hui, le Départe­ment et la Région sont sur la même longueur d’onde alors que, depuis 15 ans, on avait l’impression que la Région et le Département ne se par­laient pas alors qu’ils étaient de la même couleur politique. Nous, vous le constatez, il ne faut pas longtemps pour qu’on se parle et pour être d’accord sur les projets dé­partementaux.

Concernant la ligne à grande vitesse, ça y est, on n’attend plus, on lance les études ! Il faut qu’à la fin de nos man­dats respectifs, on ait com­mencé des travaux sur une partie du territoire. Les cho­ses se feront par tranche mais on y va.

Le président de la Région et le président du Département vont prendre la tête d’une « task force” pour aller con­vaincre l’État de la nécessité d’une ligne à grande vitesse jusqu’à Grenoble.»

LES HABITANTS SONT TRÉS MAJORITAIREMENT FAVORABLES à des INVESTISSEMENTS SUR LE RÉSEAU ROUTIER

D’autres questions ont été posées par l’institut OpinionWay, à propos de l’aménagement A480/Rondeau.

« La première permet de s’apercevoir que 59 % des habitants de l’aire urbaine n’ont pas connaissance de ce projet, souligne le vice-président du Département en charge des transports et de la mobilité, Jean-Claude Peyrin. Mais, si on l’explique, il y a une adhésion de 86 % des sondés », ajoute l’élu.
Qui prédit : « Pour nous, ce chiffre indique que, malgré ce que certains veulent faire croire, les habitants sont très majoritairement favorables à des investissements sur le réseau routier et autoroutier. »
A 480: « MALGRÉ LE RECOURS de la VILLE et du SMTC JE CROIS QUE NOUS AURONS UNE CONCLUSION HEUREUSE »
Il souligne ensuite à propos de A 480:

« J’ai la conviction que nous ne sommes pas loin d’un accord sur un projet. Malgré le recours de la Ville et du SMTC, je crois que nous aurons une conclusion heureuse d’ici la rentrée pour lancer le projet et voir un aménagement efficace dès le début des années 2020.»

Selon vous, la création d’une ligne LGV qui relie Lyon à Grenoble, pour mettre Grenoble à 30 minutes de Lyon et à 2 h 30 de Paris, est-elle une bonne ou une mauvaise idée ?” À cette question, 92 % des personnes interrogées par OpinionWay pour le Département de l’Isère estiment qu’il s’agit d’une très bonne idée ou d’une plutôt bonne idée.

AVEC UNE LIGNE à GRANDE VITESSE ON INVESTIT DANS LES TER

« Il faut y aller ! », lance Jean-Claude Peyrin, vice-président du Département. Qui précise : « Il faut aujourd’hui développer l’accessibilité ferroviaire de Grenoble. Avec une ligne LGV et avec une amélioration des TER. Mais l’un ne va pas sans l’autre. Avoir une ligne à grande vitesse permet d’augmenter la fréquence et la fiabilité des lignes TER. Investir dans une ligne à grande vitesse, c’est investir dans le TER ».

7 % DEMANDENT UNE AMÉLIORATION des PISTES CYCLABLES

S’agissant des déplacements à vélo la problématique apparait dans une question ouverte concernant les idées des habitants pour améliorer les conditions de circulation. 7 % seulement des personnes interrogées demandent une amélioration et la création de nouvelles pistes cyclables.

Grâce aux élections départementales et régionales le climat et les décisions changent . Une grande satisfaction pour ceux qui pensent que la droite et la gauche – de plus alliée aux Rouges/Verts – ce n’est pas exactement la même chose.

IL FAUDRA VEILLER à CE QUE LES RESPONSABLES des BLOCAGES N’EN TIRENT AUCUN BÉNÉFICE POLITIQUE

Si ces dossiers essentiels pour le développement de l’agglomération se débloquent il faudra veiller à ce que l’exécutif de la Métro auquel la population doit ces 20 ans de blocages avec les conséquences économiques et sur la pollution n’en tire aucun bénéfice politique. Et que les forces économiques – justement- fassent la différence en ne mettant pas les  » politiques dans le même sac.

SUR UNE DURÉE LONGUE ON PEUT JUGER QUI FAIT QUOI

Sur une durée longue en effet chacun peut mesurer à quelles majorités on doit les élans et les déblocages. La liste est aisée à établir puisqu’avec la gauche au pouvoir à la Région, dans l’Isère et dans l’agglomération tous les projets ont été stoppés. On peut dire Merci MM Queyranne, Vallini, Destot, Baïetto (PS) et aujourd’hui Ferrari (PS) et Piolle (Verts/PG) !

Note:

Pour ce sondage “La mobilité dans l’aire urbaine de Grenoble”, réalisé pour le Département, OpinionWay a interrogé, par téléphone, un échantillon de 1 007 habitants du territoire (la métropole, une partie du Grésivaudan et du Voironnais, de la Bièvre et du sud de l’agglomération) de 18 ans et plus.

Ce sondage a été réalisé du 13 au 18 juin.