ISÉRE: LES RÉPUBLICAINS PARTAGÉS entre le VOTE BLANC et E.MACRON

Publié par user1 le

Au plan national on le sait la décision des Républicains a été prise par le bureau politique à l’unanimité: si aucune voix ne peut se porter sur Marine Le Pen compte tenu en particulier de son programme économique , le choix entre le vote blanc, l’abstention ou le vote en faveur d’Emmanuel Macron est évidemment possible.

Au plan national toujours nombre de dirigeants ont fait savoir qu’ils voteraient Emmanuel Macron pour faire barrage à l’élection éventuelle de Marine Le Pen. La quasi totalité d’entre eux est engagée dans la campagne pour une véritable alternance dont les élections législatives constituent en juin l’opportunité. En se rangeant derrière François Baroin pour incarner cette alternance, en choisissant de présenter un projet législatif préparé par Eric Woerth , les Républicains ont démontré leur capacité de rebond après l’échec du premier tour de l’élection présidentielle.

E.MACRON: DANS le FLOU EN BON ÉLÉVE D’HOLLANDE

Quel que soit le résultat de dimanche en effet, la France se retrouvera le 8 mai avec les mêmes défis à affronter: un endettement colossal, des dépenses publiques qui dépassent l’entendement, une immigration incontrôlée, une insécurité intérieure et extérieure aggravée et un déficit d’autorité à tous les échelons de la Nation qui placent la France en lanterne rouge des pays développés.

L’élection probable d’Emmanuel Macron qui a navigué dans le flou en bon élève d’Hollande pendant toute la campagne électorale ne résoudra aucun de ces défis. Seule une majorité de droite et du centre arrimée sur un programme de réformes est en mesure d’y faire face. C’est l’enjeu le plus important.

Mais cette semaine nombre d’élus et de responsables (LR) de l’Isère ont été amenés à faire connaitre leur opinion et parmi eux le vote blanc ou l’abstention semblent supérieurs au vote Macron.

T.KOVACS:  » JE VOTERAI BLANC » 

Le premier d’entre eux, notre Président départemental, par ailleurs Maire de Vienne a fait savoir qu’il voterait blanc. « Devant cette offre de second tour, chaque Français choisira en son âme et conscience. Il n’est pas question pour moi de donner la moindre consigne de vote à des électeurs qui sont responsables. Mais par souci de transparence et afin qu’il n’y ait aucune ambiguïté possible, j’indique qu’à titre personnel, je voterai « blanc » car Marine Le Pen comme Emmanuel Macron constituent, à mes yeux, une impasse pour la France  » a t il expliqué dans un mail aux adhérents.

JP BARBIER : « LE VOTE EST PERSONNEL » 

De son côté Jean­ Pierre Barbier,  Président (LR) du département et Député a fait savoir que « le vote est personnel et restera dans le se­cret de l’isoloir » (DL du 4/5/17) tandis que Michel Savin Sénateur (LR) n’a «  pas souhaité s’exprimer » (DL du 4/5/17). Bernard Saugey Sénateur (LR) et Questeur du Sénat  » hésite encore entre un vote Macron et un vote blanc. Car, évidemment, je ne voterai jamais pour le FN ! Les sondages vont m’aider. Si le rapport de force est de 55/45 %, je voterai Macron pour ne pas prendre de risque. Si l’écart est plus grand, au­ delà des 60 %, je pourrai voter blanc. On verra.» ( DL du 4/5/17)

A.MOYNE-BRESSAND  »  » RÉPUBLICAIN, JE VOTERAI POUR LE CANDIDAT RÉPUBLICAIN »

Alain Moyne-Bressand, Député (LR) quant à lui votera Emmanuel Macron « Je suis toujours ré­publicain et gaulliste. Je vo­terai donc pour le candidat républicain. Je voterai pour Emmanuel Macron. Mais je ne donne aucune consigne de vote. » ( Dl du 4/5/17). Parmi les autres élus qui votent Macron figurent Philippe Langenieux-Villard Conseiller Régional et Maire d’Allevard, Matthieu Chamussy et Vincent Barbier Conseillers municipaux (LR) de Grenoble.

A.CARIGNON : « IL EST A CRAINDRE QUE L’ÉTAPE de DIMANCHE NE RÉSOLVE RIEN »

Pour Alain Carignon, Ancien Ministre (LR Grenoble) «  E.Macron a choisi de se réfugier derrière le plus petit  dénominateur commun des idées , le flou et la dépense publique, qui sont les synonymes de l’immobilisme que nous venons de vivre depuis 5 ans. M.Le Pen ajouterait le chaos économique immédiat avec la retraite à 60 ans , la baisse de tous les tarifs,la sortie -même  éventuelle – de l’Euro qui aurait une conséquence immédiate sur les taux d’intérêts dont la France dépend chaque mois pour emprunter et payer ses fonctionnaires et les intérêts de sa dette.  Il ne peut être question de lui donner ma voix.  Face à sa situation financière, ses difficultés  en matière de sécurité, d’identité, de vivre ensemble , la France a besoin de courage. Il est à craindre que l’étape de dimanche ne résolve rien et que ce soit par des soubressauts plus graves que notre pays affronte les défis auxquels il est confronté.   » ( DL du 4/5/17) 

Alexandre ROUX :  » LES ÉLECTEURS FERONT LEUR CHOIX EN TOUTE CONSCIENCE » 

Le secrétaire départemental des Républicains «  ne croit pas aux consignes de vote, je n’y crois plus. Le fait que les deux partis tradition­nels ont été évincés du se­cond tour devrait nous amener à plus de discré­tion et d’humilité. Les élec­teurs feront le choix qu’il convient de faire en toute conscience. »

LES JEUNES RESPONSABLES LR 38 :  » REFUS DE VOTER E.MACRON » 

Dans une tribune ­ intitulée “Nous, jeunes de la droi­te et du centre, refusons les consignes de vote en fa­veur d’Emmanuel Macron” ­  publiée  sur le site de « Valeurs Ac­tuelles » on trouve de nombreux signataires Isérois cadres de la fédération (LR) dont deux secrétaires départementaux adjoints des Républicains 38 (Nico­las Ponchut et  Aurore Tri­gnat), ceux de nombreux responsables ou référents des Jeunes Républicains de l’Isère (Clément Chap­pet, Alexis Camus, Pierre­-Yves Loiseau, Quentin Feres, etc…)  . Ils expliquent : »  Par cohé­rence avec notre action mi­litante, nous nous refusons à voter pour Emmanuel Macron au second tour de l’élection présidentielle. Nous nous refusons égale­ment à donner une quel­conque consigne de vote. L’objectif est donc mainte­nant celui des élections lé­gislatives, les 11 et 18 juin. À défaut de présider, la droite et le centre peuvent gouverner “.

C.BOLZE : « L’APPEL DES MUSULMANS de FRANCE POUR MACRON M’A CHOQUÉE »

De son côté Catherine Bolze, Conseillère Régionale (LR) et  repré­sentante iséroise du Parti chrétien démocrate (PCD), dont le président national est Jean­Frédéric Poisson, qui fut candidat à la primaire de la droite et du centre a expliqué au DL ( 3/5/17) pourquoi le vote en faveur d’Emmanuel Macron est «inenvisageable ». «  le vote blanc sera certaine­ ment majoritaire. Comment pourrions-­nous voter pour un candidat qui est soutenu par Pierre Bergé ou Jacques Atta­li ? 

Elle ajoute dans le DL qu’elle a apprécié que la Con­férence des évêques ne donne aucune consigne de vote, mais appelle à certains points de ré­flexion. « Alors que l’appel des Musulmans de France en fa­veur d’Emmanuel Macron m’a vraiment choquée. » Elle précise ensuite : « Il est temps que les électeurs se responsabilisent, qu’ils arrêtent de re­ garder les chaînes de télé qui leur disent pour qui voter. Dans cette élection, ce qui me semble aujourd’hui le plus important, c’est le projet de socié­té qui nous est imposé. Et celui de Macron ne me convient pas. »