HOLLANDE/DESTOT : Finances toxiques : des risques jusqu’en 2037 !

Publié par Les Républicains 38 le

L’inquiétude que soulève le programme de F. HOLLANDE pour les finances de la France sont bien réelles. Le recrutement massif de fonctionnaires, la création de faux emplois jeunes, la multiplication des allocations, le tout financé par de la dette supplémentaire ne rassure personne quant au destin de la France qui pourrait ressembler à celui de la Grèce et de l’Espagne. Les Premiers Ministres PS de ces deux pays ont mené cette politique de facilité avec les résultats que l’on sait : ce sont les plus modestes, les classes moyennes, les retraités, les fonctionnaires et les chômeurs qui paient l’addition.

La présence de Michel DESTOT Député-Maire PS à la co-présidence d’un « comité des élus locaux » même si on a bien compris que cette instance n’était pas essentielle (!) dans le dispositif n’est pas faites pour nous rassurer. De plus, sentant l’effet d’aubaine, Michel DESTOT se pousse du coude et son entourage ne se gêne pas, afin de se placer dans la course aux maroquins en cas de victoire de F. HOLLANDE. Du côté de l’hôtel de ville de Grenoble on n’a pas tendance à minimiser les affaires d’André VALLINI…

Pourtant la situation financière de Grenoble et de la METRO n’est pas brillante et surtout la légèreté avec laquelle les élus, qu’il s’agisse du Député Maire, de Geneviève FIORASO ou de Jérôme SAFAR ont conclu des emprunts toxiques, ne peut qu’inquiéter sur leur capacité à gérer.
Les vociférations de M. Jérôme SAFAR (France Bleu Isère le 26/04/2012) n’occultent pas les faits. La violence des dénégations est même à proportion de la gravité des faits. La ville de Grenoble par la voix de son Maire à répondu à la Chambre des Comptes sur les emprunts toxiques comme le démontre sur son blog Denis BONZY (documents consultables à l’appui).

Cela ne semble pas troubler M. SAFAR « Conseiller Régional, 1er Adjoint délégué aux finances, aux contrôles de gestion externe, à la Prévention et à la Sécurité, et à la Politique de la Ville, Président de la SAEM Gaz Électricité de Grenoble, Président de l’Établissement Public de Coopération Culturelle de la Maison de la Culture… » et probablement abonné au gaz et à l’électricité. Donc très occupé.

Pourtant les documents publiés à savoir l’échange entre Michel DESTOT et la Chambre des Comptes sont accablants. Nous rappelons simplement, selon le document de la ville de Grenoble que « les risques financiers relatifs aux taux d’intérêt de la Bank of Canada « courent jusqu’en… 2028 et « les risques financiers relatifs au change avec Depfa Bank courent, eux jusqu’en 2037 » ! pour ne citer que deux exemples. Précisons que Depfa Bank voit sa faillite repoussée de mois en mois à coups de milliards d’Euros.

Les Grenoblois sont donc pénalisés par des risques jusqu’en 2037 du fait de la fuite en avant de M. DESTOT et de ses adjoints.

Difficile, après 17 ans de mandat à la tête de la ville de Grenoble d’attribuer cet endettement à ses prédécesseurs. On ne parvient toujours pas à comprendre comment une ville dénoncée comme exsangue en 1995 a pu lancer autant d’emprunts nouveaux ?

Par ailleurs M. DESTOT et M. SAFAR n’ont donné aucune explication sur la gestion du Stade des alpes et M. l’Adjoint « aux contrôles de gestion externe » n’a toujours pas expliqué pourquoi le club de la ville avait prêté 223 000 000 de yens à Index Asia Pacific Ltd soit 1 761 000 € (source : page 04 du rapport spécial du Commissaire aux Comptes sur les conventions réglementées pour l’exercice clos au 30 juin 2010) au moment ou le Club était dans l’incapacité d’honorer le montant de la location du Stade ?
Et pourquoi rien n’avait été fait pour sécuriser le matériel des sociétés qui ne payaient plus leur loyer ?

Reconnaissons qu’ils n’ont guère été questionnés autrement que par l’opposition, la curiosité locale des observateurs n’étant pas particulièrement aiguisée s’agissant des élus PS.

Pour éviter que de telles dérives soient étendues à la Nation puisque François HOLLANDE a accepté que Michel DESTOT puisse se revendiquer d’une hypothétique « co-présidence de comité d’élus », il convient de mettre en garde les Grenoblois et les habitants de l’agglomération. Qu’ils n’étendent pas leurs risques à la France.

Pour que la France demeure forte et que la population soit protégée de la crise il faut poursuivre une politique de réformes justes et ne pas s’abandonner aux facilités coupables auxquelles la municipalité PS de Michel DESTOT s’est laissé aller.