GRENOBLE:LES GRAFFITIS, OEUVRES D’ART pour la MUNICIPALITE PIOLLE (Verts/PG)

Publié par Les Républicains 38 le

Pour le nettoyage des murs de Grenoble  » on arrête le marché avec la société qui s’occupait de ça aux côtés de nos agents qui, eux, seront huit en 2015 au lieu de six. C’est un changement d’état d’esprit : on ne va plus effacer systéma­tiquement. On va accompagner l’équipe de la propreté urbaine. Tags, graffs, po­choirs, collages… Qu’est ­ce qu’on nettoie, qu’est­ ce qu’on laisse ? Quel est le message? Il faut laisser vivre l’art  » a déclaré au DL ( 23/1/15) la superbe Corinne Bernard Adjointe ( Verts/Ades) à la diversité culturelle de Grenoble, Conseillère Régionale, ancien Chef de gare SNCF à Clelles.

« LES OEUVRES CONTEMPORAINES: GRAFFITIS et TAGS… »

Elle veut développer  » l’art  » dans la ville:  » on pense aux œuvres plus contemporaines : les graffs, les tags a t elle ajouté, précisant qu’avec les employés municipaux elle va définir elle même  » ce qui est une dégradation sauvage et ce qui est une proposition artistique » . Ce faisant elle lance un formidable appel d’air aux graffitis. L’irresponsabilité est de même nature qu’avec l’affirmation selon laquelle l’hébergement des étrangers en situation irrégulière était  » inconditionnel « . Grenoble a vu naitre son premier grand bidonville depuis 50 ans. La déclaration de Corinne Bernard va encourager les barbouilleurs des rideaux des commerçants, des murs privés, des halls d’immeubles.

Corinne Bernard, Adjointe à la diversité des Cultures de E.Piolle ( verts/PG) pose devant des graffitis qui seront désormais protégés à Grenoble...

Corinne Bernard, Adjointe à la diversité des Cultures de E.Piolle ( Verts/PG) pose devant des tags et du street art qui seront désormais protégés à Grenoble…

 

C.BERNARD TENTE de TUER les MUSICIENS du LOUVRE

On lui fait toute confiance pour la haute définition d’une oeuvre et d’un vulgaire tag.  Oeuvre ou dégradation? Street art respectable ou dégradation? Evidemment sans l’avis de l’Adjointe on comprend très bien que les communaux ne manient pas le Karcher.  Ils risqueraient de priver Grenoble d’une « création » dont ils n’auraient pas su mesurer la valeur…

LA MUNICIPALITE PROGRAMME le THEÂTRE et le PALAIS des SPORTS

Corinne Bernard est cette Adjointe qui tente de tuer les Musiciens du Louvre. Elle a supprimé le Festival du Cirque et décidé que le Théâtre privé n’avait plus sa place dans la programmation du Théâtre municipal. Elle prend en charge directement cette dernière comme Olivier Bertrand ( Verts/Ades) prend en charge la programmation du Palais des Sports avec Erwan Lecoeur, l’idéologue communicant de la municipalité. Ils viennent de demander à Spie Batignolles de relier le Palais des Sports en fibre optique à leur bureau. Ce sera plus simple…

Grenoble est recouverte de graffitis désormais élevés au rang d'oeuvre d'art

Grenoble est recouverte de graffitis désormais élevés au rang d’oeuvre d’art ( parc Paul Mistral)

 

LE NIVELLEMENT PAR LE BAS

La municipalité Piolle(Verts/PG ) est en train de niveler par le bas.Pour elle tout se vaut. Pas de critères, pas de hiérarchie dans le beau. L’esprit « soixante-huitard » dans toute son ampleur a pris le pouvoir à Grenoble et s’en donne à coeur joie.  » Nous avons un cap politique et nous le tenons » a réaffirmé Eric Piolle jeudi ( DL du 24/1). Pas certain que les Grenoblois aient tout compris de ce cap. Et pour cause. Eric Piolle avançait masqué aux municipales.

DESTOT S’ETAIT LÂCHé AU LENDEMAIN de la DEFAITE

Même Michel Destot (PS) s’était lâché au lendemain de la défaite. Oui, on lui avait fait faire des bêtises avec les utopies urbanistiques et ce bonheur des gens malgré eux. Oui, il n’était pas un adepte de « la proximité  » source de démagogie et de fausse démocratie , les lobbys associatifs minoritaires exerçant leur emprise. Il s’était repris rapidement comprenant qu’il rayait intellectuellement la gauche de la carte, mais les mots ont été prononcés à chaud, comme une vérité longtemps contenue.

L'extrême gauche monopolise l'espace public

L’extrême gauche monopolise l’espace public ( Foch/Libération)

 

LA CULTURE DU GRAFFITI à GRENOBLE A T ELLE PRODUIT des ARTISTES?

Globalement cette absence de repères, de frontières, d’interdits, cette permissivité tous azimuts on sait, on voit ce qu’elles ont produit: nos quartiers ,là ou les gauches les ont pratiqué à fond depuis  40 ans sont ils ceux ou tous les citoyens aspirent à vivre ? Ses habitants sont ils mieux préparés que les autres, mieux insérés dans la vie sociale, trouvent ils plus facilement un emploiVilleneuve que défendent  pêle-mêle  M.Destot, R.Avrillier, E.Piolle, C.Jacquier, A.Manac’h, JF Parent, S.Bouzaienne, tous ces  » acteurs » , ce quartier qui développe la culture du graffiti et du collage depuis 40 ans a t il produit des artistes reconnus pour leur création artistique?  Pour ne citer qu’un exemple.

« Acteurs  » au passage dont il serait intéressant de savoir combien vivent  » exclusivement » à Villeneuve , sans résidence secondaire ou partagée en France ou ailleurs si bien que l’appartement à bas prix de location à Villeneuve n’est qu’un pied à terre de passage pour eux.

A gauche les colonnes Morris qui vont disparaitre, à droite les matériels conçus par la municipalité Piolle pour maîtriser la communication culturelle

A gauche les colonnes Morris qui vont disparaitre, à droite les matériels conçus par la municipalité Piolle pour maîtriser la communication culturelle ( place Victor Hugo)

 

DESTOT/SAFAR (PS) AVAIENT LAISSE se DEGRADER….

Destot/Safar (PS) avaient laissé se dégrader le ville donnant de Grenoble l’image d’une ville abandonnée. La municipalité Piolle théorise cette dégradation et l’encourage. L’extrême gauche place  la marge au centre de sa politique et décerne à n’importe quoi la qualité d’une oeuvre d’art. Car on voit mal l’Adjointe à la diversité des cultures et les employés municipaux effectuer les choix. Et sur quels critères? Pour cette municipalité rien n’est plus important que de régner sur les esprits.  » Nous ne sommes pas des comptables  » a lancé Alan Confesson un jeune Conseiller Municipal d’extrême gauche lors de la dernière séance. Non, des idéologues.

E.PIOLLE VEUT UNE DOMINATION IDEOLOGIQUE de la VILLE

Supprimer les Musiciens du Louvre, le Festival du Cirque , le Théâtre privé, l’information culturelle équilibrée des Colonnes Morris, faire soi même la programmation du Palais des Sports, du Théâtre municipal, décider d’une journée d’animation et décréter qu’elle sera la  » journée des Tuiles » en référence à la pré-révolution ( pour en capter médiatiquement et politiquement l’héritage) , installer 300 panneaux d’affichage sauvage qui privatisent l’espace public au profit des minorités agissantes et maintenant annoncer en grandes pompes que les graffitis sont sacrés, qu’ils relèvent de la culture, est de même nature et poursuit le même objectif: s’assurer d’une domination idéologique.

Place Notre Dame à Grenoble, une organisation privatise l'espace public à son profit, toujours avec la même idéologie

Place Notre Dame à Grenoble, une organisation privatise l’espace public à son profit, toujours avec la même idéologie

 

DES TER TAGUES SANS PREMIERE CLASSE

La suppression des 1ere classe dans les TER n’est effectivement pas une mesure comptable puisqu’elle fait perdre 4M€ que le contribuable doit verser à la SNCF en compensation. Le risque de ne plus pouvoir trouver une place au calme pour travailler avec son ordinateur ou sa tablette, lire tranquillement ou emprunter un train tagué  conduit une clientéle à renoncer au TER. Pas les riches qui ne prennent pas le TER.Lyon l’a  refusée cette mesure. E.Piolle l’a obtenue pour Grenoble. Cela relève de la même obsession. Supprimer les hiérarchies contemporaines de l’effort, du travail , du respect, ces valeurs qu’il s’agit d’éradiquer.  Traquer la tranquillité, le moment de silence ou de solitude espérée , pour infliger le groupe, la foule, le plus petit dénominateur commun.

OBJECTIF: FAIRE FUIR la CLASSE MOYENNE

Cette politique est pensée dans tous ses multiples recoins . Elle se déploie à tous ces niveaux, tous azimuts.Elle résulte d’un dogme.Elle va faire fuir une partie de la classe moyenne de Grenoble. C’est probablement l’objectif. L’extrême gauche se nourrit aux deux bouts de la chaine : une minorité de bobos mondialisés pour lesquels Grenoble est une ville étape, qui n’en vivent aucun des inconvénients n’ayant pas à entrer et sortir de l’agglo aux heures de pointe, ne subissant pas les contraintes de stationnement, usagers peu fréquents du commerce local excepté quelques boutiques typées.

Un TER en gare de Grenoble: E.Piolle a obtenu la suppression de la 1ere classe ( coût 4M€ pour le contribuable) et la création artistique s'exprime à plein...

Un TER en gare de Grenoble: E.Piolle a obtenu la suppression de la 1ere classe ( coût 4M€ pour le contribuable) et la création artistique s’exprime à plein…

 

GRENOBLE EST LA PREMIERE DEPENSE SOCIALE de FRANCE APRES PARIS

Et à l’autre bout la grande masse des  laissés pour compte, tous ceux qui subsistent de l’assistanat municipal ( Grenoble est la première ville de France après Paris pour les dépenses sociales ) et bien entendu les quartiers qui vivent principalement de l’économie souterraine et rendent en suffrages ce que la gauche leur donne en complaisance et en soutien. ( on ne rappellera jamais assez qu’Alain Manac’h ( Verts/ades) thuriféraire de la municipalité Piolle a expliqué au « jeunes  » de Villeneuve que les émeutes qui ont fait tant de dégâts sont de la responsabilité de la police).

DES ARTISTES EN HERBE SOUILLENT L’ESPACE PUBLIC

Aujourd’hui  toute personne qui tague un mur privé ou public de la ville est un artiste en herbe.  Elle méprise les artistes du Street Art qui se trouvent confondus avec le n’importe quoi. Ce faisant la municipalité Piolle agresse consciemment tous ceux qui sont heurtés par ce salmigondis sans queue ni tête. Répétitif et convenu.  D’un conventionnel à faire pleurer. Elle trompe ceux qu’elle encourage en leur faisant croire que le barbouillage est une création. Elle les conduit dans une impasse supplémentaire comme la gauche a conduit dans le mur des générations de jeunes des quartiers en leur racontant que l’existence se gagnait sans effort. Que les règles étaient à rejeter. Le travail et le mérite n’étaient pas des valeurs.

ELLE ROMPT la NEUTRALITE de l’ESPACE PUBLIC

Elle rompt la neutralité de l’espace public en le mettant au seul service de son dessein politique. Elle démontre sa rage de domination des esprits et son caractère à proprement parler  » totalitaire », puisque ces choix sont exclusifs de toute autre expression culturelle et politique: la saturation qu’ils impliquent interdisent à d’autres formes d’exister d’autant plus que la ville leur coupe les vivres.

Le passage piétons souterrain du quartier Reyniès Bayard au centre ville de Grenoble

Le passage piétons souterrain du quartier Reyniès Bayard au centre ville de Grenoble est devenu une oeuvre d’art très engageante

 

UNE MUNICIPALITE IVRE de son IDEOLOGIE et de son MARKETING

Plus les jours passent, plus la municipalité de Grenoble est ivre de son idéologie et de son marketing..  Eric Piolle a tenté de raconter une nouvelle histoire : » On oublie un peu la joie de vivre dans ce maras­me ambiant »  a t il déclaré selon le DL ( 24/1) la semaine dernière.  Pour le conjurer il annonce : »Nous poursui­vons donc le travail (!) lancé autour de la convivialité » . Il travaille sur la convivialité.

Comme si la liste des mesures qu’il vient de prendre, des Musiciens du Louvre au sacre des graffitis en passant par le  massacre des TER, relevaient de cette « convivialité ». Elle pressure le citoyen au contraire. Elle est germe de tensions à venir. Eric Piolle poursuit à la Mairie sa campagne conduite « comme une série télé » avec ses séquences et leurs images qu’il voudrait continuer à imposer. Un détail semble lui avoir échappé. Il est au pouvoir depuis près d’un an et les Grenoblois en savent un peu plus sur lui et ses hommes.

 

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