GRENOBLE:COMMENT la MUNICIPALITE PIOLLE TUE la DEMOCRATIE LOCALE

Publié par user1 le

« Les Grenoblois(e)s étaient nombreux pour poser collectivement les fondations d’une démocratie locale oxygénée et expérimenter de nouveaux outils de participation. Depuis, ces envies partagées se sont concrétisées : première édition du budget participatif, lancement de sept Conseils citoyens indépendants, de quatre Tables de quartier dans les quartiers prioritaires de la politique de la Ville, etc. Autant de réalisations qui rendent du pouvoir d’agir aux citoyens. » rabâche  la municipalité Piolle (Verts/PG) pour annoncer la deuxième édition des « assises citoyennes » ce samedi à MC2 .

Faute de participants elles avaient été annulées en novembre!

IMPOSSIBLE AU CITOYEN « NORMAL » de S’Y RETROUVER

La seule énumération non exhaustive des « outils de participation » est à elle seule la démonstration  de leur volontaire complexité . Il est impossible au citoyen  » normal » de s’y retrouver dans ce dédale ? ça tombe bien , c’est fait pour. La participation à la grenobloise est réservée aux professionnels.

DEVELOPPER l’ART de DIRE UNE CHOSE, pour DONNER à  CROIRE L’INVERSE de ce QU’ILS FONT

L’organisation mise en place par les Rouge/Verts Grenoblois est représentative de leur politique: développer à l’extrême l’art de dire une chose, d’en montrer les apparences  pour donner à croire à l’occurrence inverse de ce qu’ils font.

Le nombre des  » outils de participation » répond à cet objet. Avec des « assises citoyennes », des « budgets participatifs » ou des  » Conseils Citoyens indépendants » qui peut douter qu’à Grenoble on peut participer ?

PENDANT les « ASSISES du COMMERCE  » PIOLLE PRENAIT les DECISIONS

Pourtant en pratique ça ne fonctionne jamais. Les « comités de suivi  » du secteur culturel ont été désertés parce qu’ils n’ont été consultés en rien sur les suppressions ( Musiciens du Louvre) ou baisses de subventions ( festivals).

Pendant les « assises du commerce » les organisations professionnelles ont appris que la municipalité Piolle déroulait tranquillement ses plans qui avaient des conséquences directes sur la vie du commerce que ces assises étaient censées traiter. Elles ont claqué la porte.

« L’INTERPELLATION CITOYENNE « DEVIENT IMPOSSIBLE…

Lors d’un Conseil Municipal , le Syndicat Sud qui souhaitait intervenir sur les problèmes de la Bourse du Travail suite aux tarifs de locations institués par la ville a été interdit d’expression: leur demande n’entrait pas dans le processus  de  » l’interpellation citoyenne  » lequel, lui-même n’est pas encore défini !  Lorsque les modalités de saisine seront connues,  cela deviendra tellement compliqué, le nombre de citoyens nécessaires  si élevé que le temps passé à la procédure fera perdre toute actualité à la question posée.  ça tombe encore  très bien . C’est fait pour.

… SAUF pour le MAIRE LUI-MÊME!

Avec les Maires précédents il n’y avait pas « d’interpellation citoyenne » , mais en urgence, à la fin de chaque conseil municipal, les groupes pouvaient être entendus. En pratique il y est mis fin.  Par contre comme il l’a fait avec les étrangers irréguliers au deuxième conseil, rien n’empêche le Maire d’organiser la contestation et l’intervention extérieure sur les sujets et avec les protagonistes de son seul choix. Pas belle la vie?

LA CONSULTATION CITOYENNE « N’EST PAS VALIDEE  »

Il en est de même avec la pétition des Républicains38 qui s’appuie sur l’engagement public N°6 d’Eric Piolle selon lequel avec 8000 signatures de grenoblois une consultation s’impose. Le Maire a fait savoir officiellement que ce n’était pas la peine de se fatiguer à réclamer l’application de cet engagement :  ce processus « n’est pas validé ». (!)

PENDANT CE TEMPS la MUNICIPALITE DECIDE

Entre la mise en place, l’absence de validation d’un engagement , la non définition d’un processus sur lequel on s’est engagé, l’élaboration des statuts pour les Conseils citoyens indépendants, 2 années, sur 6 de mandat, se sont déroulées pendants lesquelles la municipalité a pris ses décisions seules dans des instances informelles totalement opaques.

LE DEVENIR de VICTOR HUGO a ETE DECIDE HORS CIRCUIT

La plus spectaculaire ces derniers jours étant l’abattage soudain et brutal des marronniers de la place Victor Hugo détruisant l’une des plus anciennes places de Grenoble. Jamais la municipalité n’a indiqué qu’ils étaient malades. Son plan est de fermer la place au stationnement et à l’accès voitures, soit un changement de nature fondamental de cette place. Ou a t il été discuté ? Nulle part évidemment. Mais surtout ou la décision a t elle été prise ?

IL EXISTE UNE INSTANCE de DECISION OPAQUE

Il existe visiblement une instance hors de tout fonctionnement officiel, à laquelle participent des non élus par les Grenoblois et qui décide de tout.« Les projets sont décidés lors de séminaires municipaux d’où parfois cette impression de lenteur » avait  expliqué Raymond Avrillier (Verts/Ades) à Sud Ouest (20/1/15)  lequel  y participe lui-même. A quel titre? Le feu d’artifice du nombre des organes de consultation a pour objet de faire lever les yeux aux grenoblois, pendant que les décisions sont prises dans des alcôves.

TOUT EST LEURRE dans le SYSTEME MIS en PLACE

Tout est leurre dans le système mis en place . Ainsi les grenoblois, dans le cadre du  » budget participatif »  ont pu voir dans la ville des centaines d’affiches leur posant la question de savoir ce qu’ils feraient s’ils disposaient de 15 000 ou 50 000 € du budget municipal.

PAS UNE QUESTION SUR LA PROPRETE de la VILLE

Pas besoin de sondage pour connaitre la réponse  en l’état de la ville:  la propreté revient en permanence. Pourtant pas un projet, pas une demande, pas une réclamation , pas une suggestion  n’a concerné ce sujet dans aucune des instances en formation ou mise en place ! Grâce à ses leurres la municipalité Piolle évolue dans un Grenoble virtuel qui chasse la réalité hors de la bulle.

VILLENEUVE : ON RECLAME un FOUR à PAIN PENDANT QUE PIOLLE FERME la PISCINE

La méthode du budget participatif consiste par exemple – justement – a empêcher d’être interpellé ce qui n’est pas fait et devrait l’être. On a vu ainsi fleurir pour le quartier Villeneuve l’idée d’un four à pain collectif. En parallèle la municipalité fermait la piscine des Iris faute de moyens de l’entretenir ! Le tour de prestidigitation est joué : le lapin a disparu dans le chapeau.

LES UNIONS de QUARTIERS DISCUTENT d’un  » PACTE » …

Pendant que les Unions de Quartiers sont occupées à discuter d’un  » pacte  » toutes les décisions quartier par quartier sont prises sans ménagement: on bétonne Raymond Boutons à Berriat, on construit 650 logements à l’esplanade , dont 50 % de HLM, on « produit » 15 000 nouveaux habitants sur la presqu’ile avec tous les superlatifs de l’homme nouveau entendus depuis des décennies ( et déjà expérimenté à Villeneuve) sans que jamais, oh grand jamais, un minimum de  consultation des Grenoblois ne soit engagée sur ces sujets concrets.

TROP SIMPLE de CONSULTER les GRENOBLOIS par REFERENDUM

Car l’enfumage est à son comble s’agissant  de « rendre du pouvoir d’agir aux citoyens  » comme le dit la municipalité. Il serait si simple – trop simple- de questionner les grenoblois par référendum sur certains dossiers en engageant un grand débat permettant de confronter des points de vue seule  vraie pratique démocratique.

DEPUIS LA DROITE la PRATIQUE a DISPARU

Or depuis 21 ans maintenant que la gauche est au pouvoir, alors que  tant et tant de volonté participative a été exprimée par tant de mots alignés, jamais – y compris pendant les 13 années ou les Verts ont co-géré avec le PS- les grenoblois n’ont pu voter à l’occasion d’une consultation référendaire.

Il faut remonter à la municipalité de droite pour le référendum sur le Tram, sur la voie sur Berge etc…

SI LES GRENOBLOIS DONNAIENT LEUR AVIS SERAIENT ILS pour 15 000 NOUVEAUX HABITANTS sur la PRESQU’ILE?

Si les Grenoblois avaient pu donner leur avis hier,  est ce que Villeneuve , Vigny Musset, les 1200 logements de Bonne seraient en l’état ? Aujourd’hui la presqu’ile se construirait elle avec ses 15 000 habitants sans espace vert, sportif, de loisir? Poser la question c’est y répondre et comprendre le pourquoi de cette mascarade de la participation.

UNE SOPHISTICATION PERVERSE , REPRESENTATIVE des ROUGE/VERTS

Le  système mis en place pour interdire de fait au citoyen de peser sur la vie municipale est d’une sophistication perverse . il démultiplie, complexifie à l’infini, affiche en permanence un appel à intervenir de manière à noyer toute velléité.

Celui qui parvient à se glisser dans ce labyrinthe et à trouver une sortie de secours pour poser sa  question n’est pas au bon endroit, pas dans le bon temps, pas sur le bon thème.  » On va vous expliquer mon brave « .

REVENEZ DANS UN AN

Il faut par exemple  faire inscrire la question à l’ordre du jour du Conseil Citoyen Indépendant qui n’est pas constitué. Quand il le sera ce ne sera pas le bon mois. Puis pas le sujet sur lequel le Conseil de son secteur a décidé de se pencher. Revenez dans un an.

TOUS CES PARAVENTS CE SONT ENVOLES dans la TOURMENTE

Eric Piolle pense se protéger en donnant à croire l’inverse de ce qu’il fait. L’extrême gauche manipulatrice s’estime légitime de tromper les grenoblois pour la bonne cause. En deux ans tous ces paravents se sont envolés dans le grand vent de la tourmente locale.

PLUTÔT QUE CES MONTAGES , la MUNICIPALITE FERAIT MIEUX de S’ATTAQUER aux PROBLEMES

Car les problèmes enflent et débordent ces pauvres digues théoriques. Plutôt que ces montages, la municipalité Piolle ferait mieux de ne pas craindre l’intervention directe des citoyens sur les problèmes qui les préoccupent. Cela lui permettrait peut être de s’y atteler ? Ce  serait le plus efficace pour elle même aussi.

E.PIOLLE DEVRAIT COMPRENDRE QUE SE MONTRER NE SUFFIT PLUS

Après le partage des gaufres et des sucres d’orge , les manèges pour les voeux du Maire , le spectacle pour les voeux des employés municipaux qui ont été des bides retentissants, voila le petit déjeuner avec le Maire samedi matin pour les  » assises citoyennes » à MC2. On se demande à partir de quand une personne de son entourage osera dire à E.Piolle que les grenoblois n’attendent plus qu’Il se mette en scène. Ils n’y croient plus.

Ils voudraient seulement qu’il fasse son travail de Maire: s’attaquer aux problèmes de la ville.