GRENOBLE: L’IMPASSE FINANCIÉRE EST AUSSI POLITIQUE

Publié par user1 le

Ils devaient  » nettoyer la finance » . Le premier acte d’élu de Yann Mongaburu (Verts/Ades) , toujours modeste,  était même de la  » remettre à sa place » (!). Avec la municipalité anti-capitaliste de Piolle, on allait voir ce qu’on allait voir.

Au fil des mois les grenoblois découvrent le pire. Pendant 2 ans ils ont poursuivi sur la lancée Destot (PS) usant de la dernière marge à savoir l’endettement pour faire la cigale et montrer la face avantageuse de leur visage. A périmètre constant la dette de Grenoble  s’est encore accru de 25 M€  , Grenoble se hissant ainsi à la tête des grandes villes pour la dette par habitant.

Le PRÉFET de l’ISÉRE A SIFFLE LA FIN d’UNE RÉCRÉATION de 21 ANS

Elle était déjà la première pour l’impôt et pour les dépenses de fonctionnement dans la catégorie des villes de 100 à 200 000 habitants. La fin d’une récréation qui dure depuis 21 ans a été sifflée par une lettre commune adressée par J-Paul Bonnetain, Préfet de l’Isère et Jean-Pierre Péry , Directeur Départemental des Finances publiques, deux hauts fonctionnaires le 24 mai dernier. S’adressant au Maire de Grenoble ils l’avertissent solennellement  que  » les données de votre commune au 31 décembre 2015 nous amènent à vous alerter sur sa situation qui apparait délicate… »

GRENOBLE EST AU BORD de la MISE SOUS TUTELLE

En effet  » la dégradation de l’autofinancement brut (…) ne permettant pas de couvrir le financement de l’annuité en capital de la dette, ce qui se traduit par une capacité d’auto-financement nette négative … ». La ville ne bénéficie plus que  » d’un fonds de roulement limité à 7,7 M€ représentant 11 jours de charges réelles de fonctionnement » .L’épargne nette de la ville est de moins 5,18 M€ c’est à dire au bord de la mise sous tutelle. Les dépenses d’équipements tombent au niveau le plus bas jamais atteint: 308 € par habitant. Une tendance lourde qui a conduit Grenoble a laissé s’abîmer un patrimoine considérable ( ancien Musée de la place de Verdun, Tour Perret, Orangerie…) .

LA GAUCHE et les VERTS/Ades ONT CRÉÉ UN  » MUR de la FINANCE »

Face à ce « mur de la finance » que la gauche s’est elle-même créé par sa démagogie et son incompétence la municipalité Piolle a réagi dans la panique comme on sait: fermetures de bibliothèques, maison de quartier, réduction de la santé scolaire, de la sécurité des enfants à la sortie des écoles , poursuite de la dégradation de la propreté urbaine et de l’abandon du patrimoine.

IL FERME LES BIBLIOTHEQUES POUR DÉFINIR LES « SERVICES de DEMAIN » (!)

Des mesures si opposées à tous les engagements pris par la liste Piolle qu’elles ont soulevé un haut le coeur dans toutes les couches de la population et d’abord chez les grenoblois qui ont voté Piolle. D’autant que dans une sorte de paranoïa de communication hors sol , Eric Piolle a justifié ces mesures par des formules absurdes , à la limite du ridicule. Il fermait des bibliothèques dans les quartiers en difficultés non pas parce que la ville est au bord de la faillite, mais parce qu’il veut mettre fin « aux modèles anciens, définir les services publics de demain « (!). D’ailleurs au conseil Municipal, à l’abri des CRS,  il n’hésitait pas à affirmer:  » je reçois de nombreux témoignages de soutien des Grenoblois… »

LA GAUCHE ET LES VERTS NE VEULENT PAS D’UN DIAGNOSTIC FINANCIER PARTAGÉ

Grenoble est ruinée mais la municipalité Rouge/Verts ne peut pas le reconnaitre. Car ce bilan est commun à toute la gauche, les Verts/Ades ayant participé aux responsabilités dans deux municipalités Destot sur trois. Établir un diagnostic partagé serait de première importance pour que les Grenoblois puissent comprendre les enjeux et se prononcer sur les solutions. La gauche et les Verts ne le peuvent pas car il faudrait faire un acte de contrition.

Cet hémiplégie politique leur interdit toute pédagogie de la situation financière de Grenoble. Ajoutée à leur dogmatisme qui les empêche de prendre toute mesure libérale ou innovante , elle produit le chapelet de mesures indigentes et dangereuses annoncées aux Grenoblois.

E.PIOLLE DANS LA LIGNÉE de M.DESTOT: SANS IMAGINATION NI LEADERSHIP

En dupliquant ce que les services municipaux produisent de plus basique en matière d’économies, Eric Piolle a aussi démontré au passage qu’il était bien dans la lignée de Michel Destot: sans imagination ni leadership et même sans vision politique contrairement aux mots qu’il emploie. Une majorité d’extrême gauche qui ferme à la fois des bibliothèques et acquiert le siège d’une banque pour loger les services municipaux démontre qu’elle marche sur la tête, qu’elle est dans l’incapacité de simplement diriger l’appareil municipal.

LA RENTRÉE DE TOUS LES RISQUES POUR LA MUNICIPALITÉ

A la veille de cette rentrée de tous les risques pour elle,  la municipalité Piolle s’est enfoncée dans une triple impasse: financière car ses mesures ne sont pas à la hauteur des enjeux de la ville, politique et morale car ses décisions sont à l’opposé de tous les engagements pris devant les électeurs et de  communication parce que jamais ses discours n’ont été autant en antagonisme avec ses actes.

Photo de une: le classement du « Figaro-Magazine » de 2014 n’a pas été amélioré par Piolle. Il a ajouté notamment une augmentation jusqu’à 150 % du tarif de stationnement et + 19 % sur la taxe des ordures ménagères .