GRENOBLE: l’HEURE des ( MAUVAIS ) COMPTES APPROCHE

Publié par Les Républicains 38 le

Plus on avance ,plus Eric Piolle (Verts/PG) accable ses prédécesseurs. Face à Julien Polat ( UMP) sur FR3 il a résumé une partie du bilan accablant de 20 ans de gauche à Grenoble:« on récupère une ville qui est surendettée avec une dette de 1700€ par habitant ,  de + 50% par rapport aux villes de plus de 100 000 habitants et à la limite des normes légales pour le fonctionnement » assène Eric Piolle, ajoutant » pensez que la masse salariale a encore augmenté de plus de 15 M€ en 3 ans passant de 123 à 138 M€ « .

De plus en plus il s’agit de faire passer les difficultés d’aujourd’hui sur la gestion d’hier. Parce que la première année de mandat telle quelle est égrenée par la presse de passage est particulièrement vide.

 » LA PUBLICITE A ETE SUPPRIMEE à GRENOBLE » (!)

On lit dans chaque article que « la publicité a été supprimée à Grenoble » (!) et  le Maire « est à vélo ». Mais aussi il a « désarmé la police municipale (!), instauré les menus bio dans les cantines (!) et mis en place les conseils citoyens indépendants « (re sic)  selon Annabelle Nicoud pour » La presse »,un journal en ligne de Montréal. On voit la rigueur journalistique. Il est vrai qu’Annabelle s’est contentée de déjeuner avec le Maire. Elle n’a même pas vu un des 1200 abri-bus qui abritent la publicité gérée par un membre de la municipalité Piolle ( Y.Mongaburu Verts/ades).

400 000 € de MOINS aux MUSICIENS, MAIS 2, 8 € de PLUS à ALPEXPO

Excepté ces informations fausses que la municipalité distille pour meubler les absences, reste que la situation financière de la ville ne peut pas s’arranger avec les mesures prises. Pour prendre un seul exemple ,quand Eric Piolle régle son compte aux Musiciens du Louvre et économise 400 000 € , il exonère Alpexpo de 2 M€ de dettes à la ville (loyers et travaux) génère 800 000 € de déficit courant en 2014 ou perd 1 M€ avec l’opération com’ de Decaux ( 650 000€ de recettes, 250 000€ pour remplacer les colonnes Morris et 130 000 € pour planter 31 arbres…)

PALAIS des SPORTS: ENCORE 550 000 € de DEPENSES PROBABLES

Quand il affirme économiser avec la municipalisation du Palais des Sports, chacun sait bien que c’est faux. Sinon il aurait accepté la transparence avec la création d’un budget annexe permettant d’identifier recettes et dépenses comme l’opposition le lui a demandé. Le choix de l’opacité a pour objet de camoufler les déficits dans le budget général. Sauf qu’au final ils se retrouvent bien dans la facture générale. Sans évoquer l’hypothèse probable ou la municipalité devrait assumer le dépôt de bilan de l’association de gestion du Palais des Sports suite au procès engagé aux Prud’Hommes par les salariés licenciés: coût 550 000 €!

L’INVESTISSEMENT : – 10 M€

L’absence de réformes réelles de structures a contraint Eric Piolle à prendre la décision catastrophique de baisser l’investissement de la ville ( – 10 M€). Outre les conséquences sur l’emploi cette politique aggrave le retard dans l’entretien du patrimoine. La Tour Perret dont la dégradation est à mettre au débit de la municipalité Destot/Safar(PS) est chaque année plus chère à réparer. De l’ordre de 6 M€ aujourd’hui. Il pleut dans l’ancien Musée de Peinture de la place de Verdun qui réclame de l’ordre de 2 M€ maintenant, mais beaucoup plus demain si on ne fait rien.

E.PIOLLE TRAHIT SA PROMESSE de CONSTRUIRE une ECOLE dans le NORD de la VILLE…

Les écoles de la ville sont également très dégradées malgré les péroraisons de Paul Bron Adjoint (app PS) sortant au scolaire qui continue à donner des leçons sur tous les sujets comme un bon homme de gauche au lieu de se faire discret. Mais la municipalité n’est même pas en capacité de tenir sa promesse de construire une école élémentaire dans le nord de la ville. L’adjoint «compétent» Fabien Malbret (ext.gauche) a été chargé de faire patienter jusqu’au printemps date à laquelle il annoncera la programmation. Ce qui était clair pendant la campagne doit désormais être prouvé. Pourtant l’explosion des écoles ne peut échapper à aucun parent d’élèves, en particulier à ceux dont les enfants ne seront pas accueillis dans l’école près de chez eux.

… MAIS POURSUIT la BETONISATION

A ce rythme la municipalité sera dans l’incapacité d’ouvrir une école lancée par elle pendant tout son  mandat! Elle n’en ralentit pas pour autant la bétonisation de la ville. Sur FR3 Eric Piolle s’est bien défendu d’arrêter les constructions annonçant poursuivre le polygone et l’arrivée de 15 000 nouveaux habitants, comme il a bien précisé qu’à l’esplanade il ne protégeait que la grande esplanade pour densifier le secteur avec 650 logements nouveaux. Mais les écoles?

LA MUNICIPALITE EST MOBILISEE pour 15 CENDRIERS dans la VILLE

On voit bien que la municipalité n’est plus en mesure d’entretenir la ville: la dégradation se poursuit. Malpropreté, déchets, saletés, poubelles qui débordent… les employés ne peuvent plus suivre. C’est le moment choisi par l’inénarrable Antoine Back ( ext gauche) Conseiller Municipal  délégué, pour installer 15 cendriers dans la ville pour récupérer la cendre, la stocker et la faire traiter en Lozére dans une entreprise « éco-capitaliste » pour la recycler. Pendant que les communaux se chargeront de cette tâche urgente, ils ne seront pas affectés au nettoyage de la ville.

PENDANT CE TEMPS LES COMPTEURS TOURNENT

Pendant ce temps les compteurs tournent. La ville est dans le rouge pour l’épargne nette (- 8,5 M€) c’est à dire l’équilibre de gestion. Elle a accru son endettement à l’arrivée de Piolle, dés juillet, ( + 13 M€) et a augmenté encore ses emprunts ( + 18 M €) en 2015 . Les dépenses de fonctionnement continuent aussi à augmenter ( + 2,5% en 2015) plus vite que l’inflation. Elles sont déjà à Grenoble de + 25% supérieures à celles de la moyenne des villes de plus de 100 000 habitants. A l’intérieur cette fameuse masse salariale qu’Eric Piolle reproche à Destot/Safar d’avoir fait exploser augmente encore de + 5,5% en 2015!

PREMIERE VILLE de FRANCE POUR L’IMPÔT SUR LES MENAGES

La coalition au pouvoir ne peut plus augmenter les impôts parce que Grenoble est déjà la première ville de France pour l’impôt sur les ménages! Voilà pourquoi Eric Piolle durcit le discours sur le bilan Destot/Safar qui est pourtant aux 2/3 celui de ses amis Verts/Ades qui ont géré Grenoble avec le PS pendant 13 ans (95/2008) sur 19.

HAUSSER le TON POUR OBTENIR UNE PAIX des BRAVES

Avec l’extrême gauche qui drive la politique de communication cette offensive face aux difficultés doit aussi se lire –paradoxalement- comme une volonté d’accord des forces de gauche. Surtout à l’approche des Régionales, Il s’agit de hausser le ton pour conclure une paix des braves. Eric Piolle ayant été un pilier de la majorité Queyranne ( PS) comme Président du groupe Verts. On voit mal comment Jérôme Safar (PS) pourrait durablement tenir une position aussi schizophrénique : allié à Piolle sur le côté pair du bd Jean Pain ( la Métro) dans l’opposition coté impair ( la Mairie) après avoir voté Piolle comme Maire. Ses « amis » socialistes devraient le ramener à la réalité.

UNE TACTIQUE POLITIQUE QUI A PRODUIT UNE SAIGNEE à GAUCHE

D’autant plus que la perte de Grenoble, puis du Conseil Départemental produit une saignée dans les moyens dont l’appareil socialiste disposait grâce à ces collectivités. On sait ce qu’il en était avec André Vallini et les cadres PS de la rue Fantin Latour.

D’autant que le bilan électoral de la même tactique politique menée par Olivier Bertrand (verts/Ades) a été aussi désastreux pour lui: membre de la majorité Vallini (PS) jusqu’à un an de la fin du mandat, allié à Ferrari (PS) à la Métro , il devenait tout à coup un pourfendeur des socialistes aux élections départementales! L’échec a été patent dans l’agglomération, l’humiliation certaine dans le département et le « sur place » à Grenoble un sévère avertissement.

LA PERSPECTIVE d’UNE VILLE PLACEE SOUS TUTELLE

Avec – cerise sur le gâteau- la perte du département par la gauche notamment du fait des candidatures multiples avec 11 cantons ou la droite était seule face au FN.

L’étranglement financier de Grenoble, dont la gauche dans toutes ses composantes est entièrement responsable, aura donc probablement des conséquences politiques dans les mois qui viennent. La perspective d’une ville placée sous tutelle avant la fin du mandat n’est pas à exclure. Cette hypothèse amène E.Piolle à hausser le ton contre Destot et Safar à la fois pour dégager sa responsabilité s’il se retrouve seul pour l’assumer et en même temps pour inciter les élus PS à se rapprocher de lui s’ils ne veulent pas être l’objet d’une trop forte mise en cause.

Une fois de plus il s’agit de préserver les intérêts électoraux des deux forces qui se partagent Grenoble et l’agglomération depuis 20 ans. Une fois de plus cela ne fait qu’une victime certaine: le contribuable.

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