GRENOBLE: LES HABITANTS du CENTRE VILLE DEMANDENT des COMPTES à E.PIOLLE (Verts/PG)

Publié par Les Républicains 38 le

 » Il y a un an au même endroit la municipalité faisait le même diagnostic et demandait du temps pour travailler. Un an après la situation est encore plus catastrophique puisque notre quartier est devenu le terrain de jeu des marginaux, la saleté n’a jamais été aussi marquée, nous regardons tout cela avec désolation et colère et vos réponses ne sont que de l’enfumage . Pouvez-vous nous dire sur quels indicateurs vous allez vous baser , est-ce le nombre d’excréments? le nombre de marginaux ? pour reconnaitre que la situation ne passe pas au vert et nous dire quand avouerez-vous que votre idéologie n’est pas la bonne et qu’il faut peut être un peu plus de répression?  »

LES ELUS ACCULES TOUTE LA SOIREE

Cette intervention d’un habitant lundi soir à la Maison du Tourisme faite sur le ton de la gravité et avec beaucoup de calme reflète les dizaines d’interventions de Grenoblois excédés par la dégradation accélérée de la ville. Eric Piolle (Verts/PG) et ses élus ont été acculés toute la soirée par plus de 200 personnes qui demandaient des comptes. Une réunion avait été en effet organisée par l’Union de Quartier pour répondre à la demande des habitants à bout.

RABROUES, RIDICULISES

Elisa Martin la Première Adjointe ( Parti de Gauche) et le Maire tentaient d’esquiver, de noyer dans la réthorique habituelle mais se faisaient rabrouer, parfois ridiculisés. Ainsi lorsqu’ Elisa Martin suggéra au habitants d’occuper l’espace public à la place des marginaux,  Il y eut de grands éclats de rire.

En effet le centre ville de Grenoble a été privatisé par des bandes de zonards consommateurs de drogue et d’alcool qui s’étaient d’ailleurs rassemblés sur les escaliers de la maison du tourisme lundi soir de façon à ce qu’élus et population passent au milieu d’eux pour pénétrer dans la salle. Histoire de démontrer qu’il s’agit bien d’une lutte de pouvoir.

LES HABITANTS VIVENT UN CAUCHEMAR au QUOTIDIEN

En conséquences les habitants vivent quotidiennement un cauchemar qu’ils ont raconté tour à tour: rentrer ou sortir de chez soi avec ses enfants au milieu de 30 SDF avec leur chiens, slalomer entre les excréments, être agressés à sa porte par des drogués,  être importunés pendant des heures par les aboiements des chiens, subir des conditions d’hygiène douteuses, d’éventuels parasites.

LES COMMERçANTS VOIENT FUIR LEURS CLIENTS

Du côté des commerçants voir les clients fuir la ville, constater que ceux ci refusent de pénétrer dans leur commerce ou protester d’être importunés en permanence avec les conséquences dramatiques: pertes de chiffres d’affaire, baisse de la valeur des biens, impossibilité de trouver un acquéreur. 533 commerces sont disponibles sur le territoire de la ville de Grenoble.

UN QUOTIDIEN SORDIDE JETE à la FACE DES ELUS

Ce quotidien sordide que subissent habitants et commerçants a été jeté à la face des élus toute la soirée de lundi. Les esquives n’étaient pas à la hauteur. Eric Piolle a reçu un accueil glacial et ses généralités habituelles n’ont pas fait recette auprès de citoyens qui attendaient des réponses concrètes espérant que la municipalité alertée depuis plusieurs mois et avec acuité depuis quelques semaines arriverait avec des réponses. Il n’en a rien été et Eric Piolle avait perdu sa faconde.

TOUTE LA VILLE EST TOUCHEE

 » la façon dont nous réfléchissons doit nous permettre d’être en capacité d’apporter des réponses  » (!) a répondu Elisa Martin. Tandis que pour le Maire  » Il faut que la puissance publique donne une réponse » (!). On imagine l’enthousiasme soulevé par tant d’ingéniosité.

Certains habitants étaient très émus de raconter leur quotidien. D’autant que toute la ville est touchée. Cours Berriat, avenue Alsace Lorraine … partout la situation est intenable.  » Pourquoi n’applique t on pas la loi à Grenoble?  » demandait quelqu’un tandis qu’un autre lançait  » Madame Martin vient de nous dire qu’il n’y avait pas de solution, c’est ahurissant d’entendre ça  » .

Scènes de la vie quotidienne à Grenoble: à 11 h le matin, rue Philis de la Charce au centre ville

Scènes de la vie quotidienne à Grenoble: à 11 h le matin, rue Philis de la Charce au centre ville

Ou rue Felix Poulat

Ou rue Felix Poulat »

« C’EST DE L’ENFUMAGE M.PIOLLE »

 » C’est de l’enfumage M.Piolle, vous êtes OPJ ( Officier de Police Judiciaire) vous devez agir  » interpellait un Grenoblois.

Eric Piolle  acculé, vaincu ,avait la voix blanche. La réalité de Grenoble frappait fort:  » Les gens ne veulent plus entrer dans les magasins » a affirmé  une commerçante. Tel un papillon pris dans un filet le Maire de Grenoble a à peine pu tenter de se défausser sur la Métro qu’il a été accueilli par des huées . La représentante de l’Union de Quartier pourtant très déférente et équilibrée a repris aussi le Maire qui tentait de généraliser à toutes les villes:  » Il n’y a pas dans d’autres villes un tel laisser aller  » a t elle lancé fermement.

LA MUNICIPALITE VISIONNE EN DIRECT SES MANQUEMENTS

Un fiasco complet d’autant que l’Union de Quartier avait pris la peine de rappeler les articles du code et de mettre en face des photos et du son sur ce qui se déroule quotidiennement à Grenoble!  Un long calvaire pour la municipalité contrainte de visionner en direct ses manquements

LES TOTEMS EPHEMERES:  » UNE ESTHETIQUE SOBRE  » ( E.PIOLLE)

En préambule Eric Piolle avait été tourné en ridicule par les images des Colonnes Morris de la société Decaux mises en regard des  » Totems éphémères  » conçus par la municipalité. Tous les habitants soulignant la laideur de ce matériel urbain, le fait qu’il n’était pas à jour, servait d’urinoir … Eric Piolle jugeant ses Totems comme ayant  » une esthétique sobre pour des objets fonctionnels  » sous les sarcasmes de la salle.

LA PRESENCE des CES PERSONNES EST UNE AGRESSION

La représentante de l’Union de Quartier soulignant que  » Le Maire a parlé de l’agression de la publicité pour les enfants mais imposer la présence de ces personnes lorsqu’elles ont absorbé des substances est aussi une agression » . La journée des Tuiles a commencé plus tôt que prévu.

M.CHAMUSSY ( UMP) RAPPELLE LES COÛTS

Les Totems à « l’esthétique sobre » ont un coût de 250 000 € qui s’ajoutent à la perte de recettes de 650 000 € . A cela il faut ajouter 120 000 € pour planter quelques arbres. Matthieu Chamussy conseiller Municipal (UMP) est intervenu pour rappeler ces chiffres en rectifiant ceux du Maire . Eric Piolle indiquant lui-même que la ville concevait de nouveaux Totems qu’il faudrait fabriquer , installer, entretenir en plus des 300 panneaux d’affichage sauvage qu’il veut installer ! Tout cela n’est pas budgété pour 2016.

 » DEFICIT COLOSSAL EN TERMES D’ECOLES »

Par contre il répondait non en faveur de l’utilisation de locaux qui appartiennent à la ville dans l’ancien Crédit Agricole rue Joseph Chanrion afin de développer le réseau de bibliothéques: la ville n’a plus de moyens. Il disait son impuissance face aux 40 classes à ouvrir du fait du « déficit colossal en termes d’écoles , y compris en termes d’entretien  » ( l’adjoint sortant aux écoles (app PS), Paul Bron toujours prêt à donner une leçon étant dans la salle ).

UNE SOUSCRIPTION pour la TOUR PERRET !

Dans l’incapacité d’entretenir le patrimoine il annonçait qu’il lancerait… une souscription publique pour réparer la Tour Perret! Les Grenoblois qui paient l’impôt le plus lourd de France seraient donc appelés à mettre la main au portefeuille. On croit rêver.

Par contre pour l’ancien hôtel de ville, l’ancien Musée de Peinture, l’Orangeraie  » tout ça dans un état déplorable » il ne savait comment faire. On sait que ces bâtiments prestigieux ont été abandonnés par la municipalité Destot/Safar (PS). La ville aujourd’hui ruinée voit décrépir peut être irrémédiablement son patrimoine le plus précieux.

A.BACK (PG) RIGOLARD pour la SECURITE des ECOLES du JARDIN de VILLE

Les Grenoblois présents sont sorti accablés de cet échange. le Roi est nu. D’autant que la séance s’est achevée par un numéro surréaliste d’un élu d’extrême gauche, Antoine Back , habitué des provocations, lequel, les mains dans les poches et rigolard est venu expliquer qu’il ne savait rien sur la sécurité des écoles maternelle et primaire du jardin de ville. La capacité de résistance de la dalle de Philippeville ne lui est pas connue mais il va faire une étude. On a appris par un parent d’élèves que la directrice de la maternelle avait fait évacuer les enfants du fait de son inquiétude. Les meubles les plus lourds des classes ont été sortis par précaution. Il en est de même pour l’école primaire.

La municipalité n’est pas informée des données techniques d’une dalle réalisée par un architecte Grenoblois, M.Cogné qui doit être joignable par téléphone ? Trop compliqué pour nos bureaucrates. Olivier Bertrand (Vert/ Ades) sur un ton de notaire a froidement envisagé l’évacuation des enfants et le transfert à Paul Bert.

A.CARIGNON:  » LA DEGRADATION de GRENOBLE S’ACCELERE DANGEREUSEMENT »

De son côté Alain Carignon , Ancien Maire qui participait à la réunion parmi les habitants a déclaré au DL : « j’attendais de la municipalité l’annonce de mesures fermes à l’occasion de la réunion des habitants du centre ville ce lundi soir. Je suis déçu comme tous les habitants » .Pour lui »  la dégradation de Grenoble s’accélère dangereusement. La municipalité doit tout changer car  tout est lié dans cette spirale négative qui tire inexorablement Grenoble vers le bas ».

Au fond le meilleur résumé a été établi par Eric Piolle lui même ,lequel à la fin , ne sachant plus que répondre aux habitants excédés par tant de faux semblants a lâché: « nos solutions sont inefficaces, on le constate» .

....Place Grenette l'aprés midi

….Place Grenette l’aprés midi

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