GRENOBLE: Le CAMP ASSIÉGÉ et RETRANCHÉ de la MUNICIPALITE PIOLLE

Publié par user1 le

Elisa Martin la Première Adjointe (PG) a été sévèrement interpellée dans le quartier de la Bajatière jeudi soir: une centaine de Grenoblois protestaient contre la décision de la municipalité de fermer la Maison des Habitants dans le quartier . Quelques jours avant Eric Piolle (Verts/PG) et Maryvonne Boileau (Verts/Ades) étaient accueillis pas des pancartes lors de l’inauguration d’un somptueux espace de Grenoble-Habitat que la seconde préside.

LA MAIRIE TRANSFORMÉE EN  » NUIT DEBOUT »

L’hôtel de ville devient une sorte de nouvelle  » Nuit Debout » avec les  syndicats qui organisent la résistance à la casse du service public. Les pétitions sont très nombreuses partout, dans tous les secteurs de la ville: du Village Olympique  ( bibliothèque Prémol) au centre ville ( alcoolisme sur la voie publique) en passant par Berriat  ( A.Raymond/Eiffage) , du collectif le Tricycle ( Théâtres) aux victimes des hausses de tarifs de stationnement , ( Grenoble, le Changement) partout la ville est sans dessus dessous , agitée ou révoltée.

P.CLOUAIRE (Verts/PG) A PRODUIT L’EFFET CONTRAIRE à CELUI ESCOMPTE

La technique de Pascal Clouaire Adjoint (Verts/PG) qui a mis deux ans pour annoncer un système très compliqué afin d’asphyxier les auteurs de pétitions et de rendre obsolètes celles qui avaient été engagées à produit l’effet contraire à celui qui était escompté: de nombreux grenoblois ont décrypté à cette occasion la méthode Piolle, sa fausseté , le fossé entre les affirmations et la réalité. Dans le secteur culturel en particulier, les acteurs ont vite compris et leur colère -pour avoir été pris pour des imbéciles- redouble.

LA MUNICIPALITÉ A TENTE D’UTILISER SES INSTRUMENTS POUR DÉTOURNER LE MÉCONTENTEMENT

Lors du dernier Conseil Municipal ,la municipalité a tenté d’utiliser ses propres instruments afin de détourner  et gérer le mécontentement. Ainsi pour la première fois, opportunément,  le Conseil Citoyen  » Indépendant « (A) avait été autorisé à poser une question sur la  « non consultation des citoyens » à propos de la hausse des tickets-résidents. Finies les demandes des « citoyens » qui réclamaient une mise en oeuvre plus rapide du programme municipal ou  proposaient un projet écologique avec réparations de vélos pour l’Orangerie en ruine dans une ville qui l’est aussi. Dans l’affolement général il fallait chercher des sorties.

LES CONSEILS CITOYENS « INDÉPENDANTS » TOTALEMENT DÉCRÉDIBILISÉS

Las, lundi  la vague était trop forte et la digue trop faible.  C’est trop tard. La totale perte de crédibilité des CCI, ces usines à gaz , ne leur permettra plus de jouer un rôle quelconque entre les élus et les citoyens. Poser une question à un CCI qui répondra que ce n’est pas son thème de l’année pendant que la municipalité organise la casse de Grenoble ne tient pas debout. Tout se joue en dehors d’eux. A trop avoir voulu étouffer, maitriser, rendre impossible toute réactivité, la municipalité s’est desservie elle-même. Elle est désormais seule, minoritaire,  face aux Grenoblois.

LES RÉPUBLICAINS GRENOBLOIS SE FONT L’INTERPRÈTE des MÉCONTENTEMENTS

Comme il est naturel les Républicains Grenoblois se font les interprètes de ces mécontentements. Dés le 16 juin Alexandre Roux, le secrétaire départemental, entouré de Adrien Fodil, François Tarantini et Nicolas Ponchut SDA Adjoints organisait au siège une réunion avec les élus Républicains de l’opposition municipale: Matthieu Chamussy, Richard Cazenave , Nathalie Béranger, Vincent Barbier détaillaient les actions conduites au conseil municipal qui suivrait.

Ce mardi 28 juin à 18 h30 c’est au tour d’Alain Carignon de plancher dans les mêmes conditions au même endroit sur ses propositions alternatives au plan « casse » d’Eric Piolle.Notre mouvement est donc pleinement mobilisé.

P.CURTAUD (LR) à O.BERTRAND (Verts/Ades) :  » CE N’EST PAS LE DÉPARTEMENT QUI FERME LES BIBLIOTHÈQUES »

Le 23 juin au Conseil Départemental Olivier Bertrand (Verts/Ades) a été sévèrement tancé par les élus Républicains. Prenant prétexte d’une formulation dans une délibération culturelle , l’un des fossoyeurs de Grenoble à la manoeuvre dans la municipalité Piolle, attaché au clan Avrillier , a estimé que la majorité départementale  allait « encore une fois exclure la ville­ centre ».

Le vice­-président Julien Polat (Les Républicains) s’est déclaré « outré » par les dé­clarations de certains qui n’auraient, selon lui, que le « fait métropolitain à la bou­che » et qui voudraient « faire peser les lourdeurs de la Mé­tropole sur le Département ».

Puis l’élu en charge de la Cul­ture, Patrick Curtaud (LR)  lui a emboîté le pas: «Il n’y a pas de différence entre la ville­ centre et les villes périphéri­ques. Nos orientations vont concerner tous les acteurs du spectacle vivant !Que je sa­che, ce n’est pas le Départe­ment qui ferme actuellement des bibliothèques, qui baisse les subventions pour la MC2, les Musiciens du Louvre… Nous, on a des idées et on les met en place. Et si on aug­mente de 12 % le budget cul­turel, c’est que nous avons un vrai projet. »

JP BARBIER (LR) : « CE QUI ME GÊNE DANS LA POSITION DE GRENOBLE: SES DIFFICULTÉS NE SONT JAMAIS DE SA FAUTE »

Applaudisse­ments sur les bancs de la ma­jorité et poursuite, dans la fou­lée, par le président Jean­ Pierre Barbier  (LR) : « Moi, ce qui me gêne beaucoup dans la position de Grenoble, c’est que ses propres difficultés ne sont jamais de sa faute. Mon­sieur Bertrand, vous nous donnez sans arrêt des leçons sur la culture et le social, mais c’est vous qui fermez des bi­bliothèques dans les quar­tiers ! »

 » FAIRE UNE POLITIQUE CULTURELLE AVEC UNE AGGLOMÉRATION QUI NE VEUT PAS EN FAIRE »

Et vive conclusion de Jean­-Pierre Barbier : « No­tre difficulté aujourd’hui est de faire de la politique cultu­relle avec une agglomération qui ne veut pas en faire. Je ne peux pas vous laisser dire que le Département se désenga­ge, alors que c’est vous, à Gre­noble, qui vous désenga­gez… » (DL du 22/6/16)

Bref ou que la municipalité Piolle se tourne, elle prend des coups. Le temps de l’impunité pour elle aura été très court. Elle se vit désormais comme un camp assiégé, retranché sans capacité d’action ni de mouvement puisque ses opérations de com’ tournent maintenant au ridicule compte tenu de sa politique. Son assise politique est très étroite puisque le PS lui fait temporairement défaut.

LA QUESTION DU RETOUR DEVANT LES ÉLECTEURS SE POSERA CHAQUE JOUR DAVANTAGE

La question de son retour devant les électeurs après qu’elle ait tourné le dos à tous ses engagements se pose et se posera chaque jour davantage. Contrairement à ce qu’elle a pensé l’euro de foot, l’été qui arrive ne gommeront pas le grave malaise engendré par cette trahison de ceux qui l’ont élu.

Une fois de plus la dure réalité qu’elle a elle même créée , au fur et à mesure de l’application de la purge fera enfler un mécontentement qui s’exprimera à chacune des étapes. Plutôt que ce supplice chinois, on peut penser qu’elle préférera en appeler aux Grenoblois comme son modèle, Tsipras l’a fait en Grèce en effectuant le virage de l’austérité.

Dans le cas contraire le sémillant Eric Piolle se prépare au mieux à un destin à la Dominique Voynet. La seule Maire (Verts) d’une ville de 100 000 habitants. A l’issue de son premier mandat , elle n’a même pas pu briguer un second !

Photo de Une du DL: Elisa Martin (PG) interpellée par les habitants de la Bajatière