GRENOBLE: le BUDGET « PARTICIPATIF » CACHE L’ESSENTIEL

Publié par Les Républicains 38 le

Des habitants de la place St Bruno à Grenoble ont pris leurs seaux , des brosses , des balais et ont nettoyé le sang laissé sur les trottoirs par les fusillades. Chaque matin les enfants posaient des questions qui devenaient choquantes. Ils voulaient interpeller E.Piolle le Maire (Verts/PG) qui leur demande de se « réapproprier l’espace public  » !

Quelques jours auparavant les habitants du quartier Malherbe avaient organisé le … ramassage des ordures. Devant le regard compatissant de l’élu (Verts/Ades) qui voudrait étendre cette formule à toute la ville!

Au centre ville et dans tous les secteurs la dégradation, le manque d’entretien , la saleté , la privatisation de l’espace public par des zonards est monnaie courante. On comprend que les grenoblois ne se soient pas massivement mobilisés pour l’alouette du  » budget participatif » présentée par la municipalité.

UN GROS LEURRE pour CACHER la PRISE OPAQUE des DECISIONS

L’extrême gauche a en effet construit de gros leurres pour cacher la prise opaque de ses décisions. D’un côté un lourd machinisme incompréhensible, inaccessible au grenoblois lambda, les « conseils citoyens indépendants » ( ni conseil, ni citoyen, ni indépendant) et de l’autre la mise à disposition d’un budget d’investissement dont les grenoblois disposent.

164 GRENOBLOIS  » ONT PRIS le POUVOIR »

Malgré une lourde campagne d’affichage très tentatrice (  » Si vous aviez 50 000 € vous feriez quoi pour la ville »?), une promotion tous azimuts, seulement 164 grenoblois ont participé à l’opération. Ce que Pascal Clouaire l’Adjoint (Verts/PG) à tout et rien résume par  » les grenoblois ont le pouvoir « . Avec cette municipalité on ne peut être surpris ni par le niveau de tromperie, ni sur l’enflure.

Selon le DL ( 22/6) ces 164 « porteurs de projets »  étaient réunis à l’hôtel de ville de Grenoble samedi. Au total ils pourront dépenser 800 000 € sur les 39 millions d’€ du budget d’investissement de la ville , lui-même réduit de 10 millions.

LA MUNICIPALITE PIOLLE (Verts/PG) NE SAIT PLUS ASSURER SES MISSIONS de BASE

La municipalité a soigneusement caché aux habitants qu’elle n’était plus en mesure d’assurer ses missions de base. Elle ferme une piscine – les Iris- à Villeneuve car elle n’a plus les moyens de l’entretenir. Elle regarde la Tour Perret s’effondrer et pleuvoir dans l’ancien Musée de Peinture. Elle prie le ciel qu’aucune pièce de la piscine Jean Bron ne cède parce qu’elle serait contrainte de la fermer ne disposant pas des crédits pour la réparer. Elle se tire les cheveux pour la chaudière de l’école Anthoard à remplacer et pour la toiture de Marie Reynoard qui fuit. Elle supprime la végétalisation et le puit de lumière de la nouvelle école prévue à Jean Macé faute de crédits.  Les HLM de l’Abbaye sont si dégradés que les habitants vivent dans des appartements dont  des  pièces sont inutilisables ou dans des moisissures , de l’eau sur les murs , certains dorment avec des cafards et des asticots…

Pour ne citer que quelques urgences.

UN POULAILLER COLLECTIf, UNE PISTE de SKAT, UN FOUR à PAIN

Pendant ce temps, à l’occasion de ce budget participatif,  les projets surgissent selon le DL  Ainsi l’idée d’un poulailler collectif dans la cité Abry  est proposé par une grenobloise qui en possède un à la maison. « Parce qu’au contact des  animaux on se sent apaisé « . Qui pourrait le nier? Ni que dans ce secteur de la ville ce soit la priorité? Ailleurs on veut une piste de skat . Ou encore l’installation d’un four à pain au centre du parc de Villeneuve (celui ou des enfants ont trouvé et joué avec un révolver chargé). Pourquoi pas?

L’AFFAIRE EST SERIEUSE…

Le che­min est encore long pour les dossiers présélectionnés explique le DL : « ils vont être instruits au cours de l’été, afin de les évaluer financièrement et techni­quement.Les 18 et 19 septem­bre, tous les Grenoblois de plus de 16 ans sont invités à voter pour les projets rete­nus » indique doctement Pascal Clouaire. L’affaire est en effet sérieuse.

APRES les FUSILLADES: SE REAPPROPRIER l’ESPACE PUBLIC …

La tactique ressemble un peu à la réponse de la municipalité Piolle après les fusillades ou  l’occupation de l’espace public par les zonards ou la saleté de la ville: elle demande aux habitants de se « réapproprier l’espace public  » et ne comprend pas qu’ils n’obtempèrent pas à cette belle injonction . Si le risque d’être mitraillé est minime mais inquiétant, celui de se voir houspillé par un zadiste ou de se mouvoir dans un environnement d’excréments et de pisse est plus probable. Alors les grenoblois répondent non.

… AVEC le BUDGET : CACHER l’ESSENTIEL

S’agissant du budget participatif c’est la même méthode. Du fait des retards de la ville et de ses besoins dans ses missions essentielles, les grenoblois ont beaucoup de mal à penser que débattre des broutilles, de la marge des investissements et des centres d’intérêt, soit autre chose qu’un moyen de cacher l’essentiel : la volonté de la municipalité de ne prendre aucune mesure pour remettre l’entretien de la ville à niveau et son impuissance à s’attaquer à aucun des sujets de fond qui minent et affaiblissent la cité.

En s’abstenant de participer ils votent avec leurs pieds. En attendant, nous l’espérons, d’utiliser leur bulletin.

Photo: pour interpeller E.Piolle les habitants du quartier St Bruno ont lavé le sang des trottoirs jamais nettoyés après la fusillade.( photo du DL)

 

 

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