Grenoble: L’ACCESSIBILITÉ DE LA VILLE GRANDE OUBLIÉE DE LA RÉVISION DE L’URBANISME

Publié par Les Républicains 38 le

On sait que Grenoble a voté en 2005 sur proposition de Pierre Kermen Adjoint ( Verts/ades) à l’urbanisme un Plan Local d’Urbanisme (PLU) qui organise la bétonisation systématique de la ville.

Aujourd’hui qu’il est en révision dans l’indifférence générale car les Grenoblois savent qu’ils n’ont aucune part à la décision et aucune  chance de le voir réorienté, sortent ici ou là des perles non prévues à l’occasion de tel ou tel débat bien formaté, avec des interlocuteurs connus pour ne jamais manifester une quelconque opposition au pouvoir local, bien au contraire.(ÉVALUATION de la PARTICIPATION à Grenoble: un BIDE RETENTISSANT)

DES INTERLOCUTEURS BIEN MAÎTRISÉS

Jérôme Safar avait organisé l’un de ces sempiternels  » échanges  » avec ces interlocuteurs bien maîtrisés sur « la ville qui produit ». C’était le 18 septembre dernier et le compte rendu vient d’être accessible.

Pas question d’inviter le chef d’entreprise qui a du fermer parce qu’il était victime de cambriolages à répétition. (AGGLO:10 SALARIÉS SUR LE CARREAU DU FAIT DE LA DÉLINQUANCE)

Ni une entreprise Grenobloise qui figure parmi les 286 Entreprises de l’Isère qui sont placées sous surveillance depuis le début de l’année pour demander si  » la ville qui produit » telle que la municipalité l’a organisée jusque là n’est pas une des causes de ses difficultés.(ISÈRE: LA LISTE DES 286 ENTREPRISES EN DÉFAILLANCE DEPUIS JANVIER)

Ni d’évoquer tous les clignotants économiques de l’Isère qui sont au rouge !(ÉCONOMIE EN ISÉRE: TOUS LES CLIGNOTANTS AU ROUGE)

NI GRENOBLE/SISTERON, NI TGV, NI CONTOURNEMENTS, NI IMPÔTS….

Avec Antoine RAYMOND (PDG de A.Raymond),Laurent PELISSIER (PDG de ECM Technologies), François BAZÈS (PDG de La Talemelerie, Vice-président de la CCI) qui a organisé récemment à la CCI la réunion avec J.Safar pour rassurer les commerçants sur la sécurité (!) la municipalité ne craignait pas que l’arrêt des travaux de Grenoble Sisteron, (M.DESTOT RAPPELLE SON OPPOSITION À L’AUTOROUTE GRENOBLE SISTERON) l’absence d’investissement sur les voiries depuis 20 ans et l’absence de toute programmation pour les 10 ans à venir, l’absence de ligne TGV depuis St Éxupéry ou la perte de la gare Dauphiné Savoie sur ligne Lyon-Turin ne lui soit rappelé. (GRENOBLE ET LE TGV : UN HANDICAP QUI S’AGGRAVE)

Ni le niveau d’impôts  que doivent supporter les entreprises et les ménages Grenoble étant la plus chère de France sur ce dernier critère. (« CHALLENGE »:  » GRENOBLE PREMIÈRE POUR L’IMPÔT SUR LES MÉNAGES »)

Pourtant liaisons,fluidité, impôts sont des critères lourds pour une ville qui veut produire.

« UN PROBLÈME QU’ON NE TROUVE NULLE PART AILLEURS SUR NOS SITES MONDIAUX »

Parmi les perles qui ont fait remonter à la surface la triste réalité quotidienne à laquelle sont confrontés les Grenoblois du fait des choix dogmatiques de la municipalité, Antoine Raymond a évoqué  » Ce qui pose problème, c’est plutôt l’accès pour les collaborateurs qui travaillent en ville et qui n’habitent pas sur place. Notons que quand les enfants doivent être déposés à l’école, il est difficile pour les parents de venir au travail en transport en commun. La situation est compliquée même avec des horaires souples. C’est un vrai problème qu’on trouve à Grenoble seulement et nulle part ailleurs dans nos sites mondiaux » .

« Un problème qu’on ne trouve nulle part ailleurs dans le monde ». Voilà une ville de plus en plus inaccessible depuis l’extérieur et de plus en plus impraticable à l’intérieur! Et Jérôme Safar entend accélérer cette tendance sans qu’on semble tousser du côté des interlocuteurs choisis par la municipalité…

LE COVOITURAGE PÉNALISÉ AUSSI PAR LES PLACES DE STATIONNEMENT !

S’agissant du covoiturage qui ne peut évidemment constituer une alternative aux déplacements compte tenu des différentes contraintes ( enfants, horaires…) mais un simple complément, une autre réalité de Grenoble a également surgi comme une évidence.
Pour Anne Fluttaz » chez ATOS, le covoiturage est autogéré par les salariés, mais il reste peu développé (moins que les transports en commun et le vélo) du fait du faible nombre de places de stationnement ».

Et oui Grenoble a réduit de 1,5 place de stationnement à 0,8 place le nombre de parking à construire pour chaque nouveau logement. Cela lui permet d’abaisser les coûts pour les promoteurs et de bétonner beaucoup plus.
La conséquence ? Plus de logements avec 0,53 voiture par personne ( source étude/ménages de la Métro) avec moins de places de stationnement.Même le covoiturage est pénalisé par cette décision absurde dont on connaît la raison: abaisser les coûts de construction pour les promoteurs afin de bétonner plus.(Enquête ménages/déplacements de l’agglo: En 10 ANS DES VOITURES PLUS NOMBREUSES et 2200 PLACES SUPPRIMÉES à Grenoble) .

« BLOQUÉS DANS LES BOUCHONS »

D’autant que  » le co-voiturage ne règle pas tout » a rappelé Antoine Raymond « Le covoiturage a ses limites: les utilisateurs du covoiturage sont bloqués dans les bouchons comme les autres automobilistes le matin »…( GRENOBLE, « BOUCHON » INTERNATIONAL: DESTOT et VALLINI RESPONSABLES )

Un ange a du passer dans la salle quand MM Safar, De Longevialle, L.Masson élus PS et apparentés ont vu cette réalité pénétrer en un lieu pourtant si balisé.(BOUCHONS AUX ENTRÉES DE GRENOBLE:  » UN IMPACT SUR L’ÉCONOMIE » pour le MEDEF)

D’ailleurs même François Bazés , Vice Président de la CCI a tout de même rappelé:  » Nous essayons de développer, avec le monde professionnel de la construction, des idées innovantes. Mais cela ne va pas régler le problème de fond sur les déplacements ».

« L’ACCÈS À GRENOBLE EST UN VRAI PROBLÈME »

« L’accès à Grenoble est un vrai problème. L’A480 et le Rondeau sont les deux points noirs de Grenoble. Cela aurait du être réglé depuis bien longtemps ». (ASPHYXIE DE L’AGGLO: JP GILLET (CCI): « ON N’A PAS BOUGÉ DEPUIS 20 ANS »)

Sans aller jusqu’à se demander ce qu’ils faisaient tous là , à 6 mois des municipales, autour des élus responsables de cette situation?

À discuter d’un PLU sans exiger que soient pris en compte les besoins de développement de l’agglomération en termes de liaisons?

Quelle cohérence y a t il à évoquer le degré de densification de la ville sans avoir préalablement exigé que soient traités les accès ? Sachant que Grenoble – contrairement à Lyon- n’a rien demandé à l’État pour ses contournements routiers et que rien n’est donc programmé pour elle dans les 10 prochaines années.

UN ATOUT DE NE PAS ÊTRE INTERPELLÉ SUR LES RÉALITÉS ?

Demeurer silencieux sur ces questions alors qu’on est consulté est être solidaire et partager la responsabilité de la décision.Cela ne répond pas aux attentes des acteurs économiques asphyxiés par le cumul des problèmes: accès,impôts et taxes, insécurité et paupérisation de la ville.

D’ailleurs de son côté Laurent Pelissier ,PDG de la société ECM Technologies  a plutôt exonéré les élus de leur responsabilité en ne leur demandant pas de comptes: « Ce n’est pas à moi de m’occuper du transport de mes salariés.(…) j’ai besoin que mes collaborateurs soient là car je n’ai pas envie de me poser la question de qui est là ou pas là aujourd’hui » a t il dit.

Il est certain que pour une municipalité socialiste qui a bloqué l’achèvement de l’autoroute Grenoble Sisteron, le tunnel sous la Bastille, qui laisse 100 000 véhicules jour s’écraser à Voreppe en préférant s’attaquer au Vercors qui représente 2% des déplacements de l’agglo, cela peut sembler être un atout de ne pas être interpelée sur ces réalités.

LES DÉBATS BIDON SONT UNE FAIBLESSE

En fait – on le voit sur les impôts, sur l’insécurité –  camoufler le bilan par des débats bidon est plutôt une faiblesse.
Car le classement de Grenoble par  » Challenge » ou bien les voitures qui brûlent par dizaines font irruption et le ressenti des Grenoblois se trouve tout à coup justifié.

La situation est la même au plan économique.Tout le monde voit les rideaux baissés – 2 sur 3 commerces dans certaines rues – les  » à vendre et à louer » qui pullulent. (COMMERCE : GRENOBLE SAISIE PAR UNE VAGUE DE RIDEAUX BAISSÉS).

Quand Marcel Lély, PDG de Lély Environnement avait expliqué benoîtement à A.Vallini (PS) qu’il était contraint d’acheter chaque année des … camions supplémentaires pour faire face aux embouteillages dans l’agglomération afin d’évacuer les déchets, tous les discours sur le covoiturage, les vertus du vélo et de la marche à pieds ont volé en éclat.(A.VALLINI (PS) au MÉDEF.Pour A51, « IL FAUT QUE TOUT CHANGE POUR QUE RIEN NE CHANGE »)

LA MUNICIPALITÉ  » RESTE MOBILISÉE SUR CES QUESTIONS  » (!)

Sauf qu’évidemment les élus PS, alliés aux Verts/Ades ne veulent en tirer aucune conséquence. Une réunion comme celle du 18 septembre avec ces chefs d’entreprise est un moyen d’endormir la galerie, de se faire des cautions pour passer la période électorale et pouvoir poursuivre tranquillement la même politique dont on voit les résultats.

On n’ira pas jusqu’à se poser d’autres questions qui sont sur toutes les lèvres.

D’ailleurs A.Djellal adjoint (PS) à l’économie a pu tranquillement affirmer  » À propos des déplacements, il s’agit d’un vrai défi. Les infrastructures comme la rocade sud sont aujourd’hui sous-dimensionnées. Je vous garantis que nous restons fortement mobilisés sur cette question »  sans être contredit! Pourtant cela fait 20 ans que rien n’a été fait comme l’avait rappelé un autre Vice-Président de la CCI .

PAS DE VOIRIES SUPPLÉMENTAIRES POUR DE LONGEVIALLE

Et pourquoi Grenoble n’a demandé aucune programmation à la commission Mobilité 21 qui fait liste les projets pour les 20 prochaines années dans ces domaines? (LIAISONS ET DÉSENCLAVEMENT: RIEN DE PROGRAMMÉ POUR GRENOBLE)

D’ailleurs un autre Adjoint au Maire, Ph. De longevialle ( Modem app PS) a démenti A.Djellal. Reconnaissant que « Grenoble,(…) connaît des difficultés de circulation aux heures de pointe. Il y a un réel enjeu à travailler sur la rocade sud. Mais je ne crois pas que ce soit par des voiries supplémentaires que l’on résoudra le problème de la circulation à Grenoble. »

La chose est dite.L’avantage des supplétifs écartés est qu’ils peuvent mettre les pieds dans le plat.Mais quand on annonce aux acteurs de l’économie qui viennent de signaler tout de même quelques difficultés qu’on ne fera toujours rien pour les contournements, est il judicieux de rester silencieux?

 » LA DIFFICULTÉ DE MOBILITÉ À GRENOBLE » ( J.SAFAR PS)

Car visiblement Jérôme Safar a rebondi la dessus. Pour lui  » Il faut que l’on évite de se focaliser sur des points négatifs qui jouent contre l’attractivité de la ville » .

On le comprend ! Reconnaissant « Il y a un décalage entre la difficulté de mobilité à Grenoble (qui est réelle)  » J.Safar a répété sa  propagande selon laquelle  » l’attractivité de notre territoire est une réalité  » .

Ne s’appuyant sur rien de concret puisqu’aucun grand équipement de recherche international, aucune entreprise locomotive depuis Thomson SGS à Crolles (1992) qui a donné les dérivés que l’on sait n’a été gagné par sa municipalité.

TOUT EST FAUX , PETIT, VAUT POUR UNE SOUS PRÉFECTURE

Au contraire ce sont des échos de fuite d’entreprises qui parviennent le plus souvent, l’accessibilité étant un frein colossal comme la réputation non usurpée d’insécurité endémique. L’absence de rénovation du centre de l’agglo contrairement à Lyon ou Bordeaux pèse aussi très lourd dans l’image d’abandon de la ville.

Évidemment J.Safar a parlé du « pole Gare » comme d’une panacée qui viendra on ne sait quand, financé on ne sait comment. Un « pole gare » sans ligne de TGV spécifique depuis Saint Exupéry. Ce qui interdit aussi la libération de la ligne ancienne Grenoble/Lyon pour réaliser des trains inter cités.(TGV BLOQUÉ : l’INCIDENT QUI DÉMONTRE LE RETARD DE GRENOBLE )

Bref tout faux. Tout petit. Des réflexions pour Sous Préfecture.

 

A.DJELLAL (PS) S’APPUIE SUR LA MUNICIPALITÉ CARIGNON

NB À noter que A.Djellal a expliqué  « Nous devons continuer à garder des espaces réservés aux entreprises à Grenoble. C’est le cas à Allibert, à Technisud. Ce sera le cas du sud de Mistral, où nous allons créer un village d’entreprises innovant » .

Or Technisud – comme la venue de Thomson à Crolles  – sont des réalisations de la municipalité Carignon.

Allibert est un spectacle de désolation qui vaut la photo ci dessous et témoigne de l’attention de cette municipalité à la réalisation de projets!

La friche Allibert en plein Grenoble

La friche Allibert en plein Grenoble, rien n’a été fait par la municipalité

À Mistral la municipalité n’a jamais été capable d’assurer la sécurité des commerces qui ferment leurs portes les uns après les autres,( MISTRAL À GRENOBLE: « l’automa-shit », UN COMMERCE INNOVANT)  a construit deux bâtiments de logements étudiants dont l’un est resté vide la dernière année universitaire ,faute de candidats à l’occupation. (GRENOBLE: UN IMMEUBLE DE LOGEMENTS ÉTUDIANTS VIDE À MISTRAL !)

Elle n’a pas vu qu’une galerie avait été construite dans l’un de ses immeubles de HLM par les dealers qui avaient aussi installé des caméras de surveillance sur la voirie.((UNE CAVE ATELIER de DROGUE,un SOUTERRAIN à MISTRAL propriété de l’OPHLM!)

Maintenant elle annonce pour après les élections un  » village d’entreprises ». Qui peut la croire?

 

 

 

 

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