GRENOBLE: LA COURSE AU LOGEMENT SOCIAL S’ACCELERE

Publié par Les Républicains 38 le

Grenoble brûle, les quartiers sont en ébullition, la ville se dégrade, la valeur de biens s’effondre dans une grande partie du territoire et 5 quartiers sont déjà en dessous du seuil de pauvreté tandis que la police municipale ne peut plus pénétrer dans un certain nombre d’autres et Eric Piolle (Verts/PG) accélère.

Comme l’a exprimé Olivier Noblecourt (PS) Adjoint sortant ( et sorti) au social lors du Conseil Municipal de lundi soir:  » la réponse c’est plus de logement social ». Christine Garnier Vice Présidente (Verts/PG) de la Métro a renchéri: elle veut construire  » 1000 logements sociaux par an dans l’agglomération ».

UN ECHEC PATENT DEPUIS 20 ANS N’EFFLEURE AUCUN ELU de GAUCHE

En effet le Conseil Municipal de Grenoble débattait lundi soir du logement social et à gauche, le coeur évidemment sur la main, on n’a eu de cesse de démontrer qu’on voulait loger tout le monde. Que cette politique conduite depuis 20 ans soit un échec patent n’effleure aucun de ces élus.  L’habitat social a t il permis aux familles en difficultés de sortir de leur condition ? La question de l’hébergement d’urgence s’est elle améliorée? Le nombre de demandeurs a t il été réduit? La ville est elle plus équilibrée, le vivre ensemble est il meilleur?

LES DESEQUILIBRES SOCIAUX VONT S’AGGRAVER

Peu importe. La surenchère de pourcentages a prévalu. Grenoble abrite déjà 43% du parc social de l’agglomération. Ce n’est pas Grenoble qui compte trop de logement social. C’est l’agglo qui n’en compte pas assez. Alors Christine Garnier veut porter à 25% la part du logements social dans la Métro. Les communes qui ont plus de 50 % de logements sociaux vont donc continuer à aggraver leurs déséquilibres sociaux ( a grand bénéfice électoral) et celles qui sont en « retard » vont rattraper!

NE REDUIRE le PARC SOCIAL NULLE PART, L’AUGMENTER PARTOUT

Grenoble résume à elle seule la situation: la municipalité n’envisage absolument pas de réduire la part du logement social dans les quartiers ou elle atteint de 50 à 99% ( Mistral).Par contre elle entend monter le pourcentage global à 25% ce qui signifie bourrer de logements sociaux les nouvelles opérations. Ainsi à l’esplanade sur un petit tènement la municipalité Piolle autorise 220 logements dont 110 sociaux!

A L’ESPLANADE LA POPULATION N’EST PAS d’ACCORD

La population n’est pas d’accord.Alors Vincent Fristot (Verts/Ades) a justifié la densification pour « rentabiliser les transports en communs « . Comme si la population devait  vivre mal pour rendre service aux transports en communs.Ou conduit le dogmatisme! Bien entendu cette course au logement social ne prend jamais en compte la part sociale de l’habitat privé qui est considérable. Il suffit de lever le nez dans Grenoble pour constater que la commune abrite beaucoup de familles et de travailleurs pauvres qui ne logent pas dans le parc public: quartier Berriat, dans le sud de la ville, aux Eaux Claires, dans le centre ancien.

GRENOBLE ABRITE LA MOITIE des PAUVRES de l’AGGLOMERATION

Ils ne sont pris en compte nulle part. Sauf que l’INSEE vient de confirmer que Grenoble abrite 20 000 des 40 000 personnes de l’agglomération en dessous du seuil de pauvreté ou bénéficiaires des minimas sociaux. Elles ne sont pas toutes dans le logement social.

LA VALEUR des BIENS S’EFFONDRE

L’effondrement de la valeur des biens ( – 30% en 2014 à Villeneuve et au Village Olympique)  a appauvri des populations entières. La réponse?   » encore plus de logement social » comme le dit Olivier Noblecourt. En parallèle il était le président du CCAS qui a fait exploser le budget au point qu’il est devenu le plus élevé de France après Paris. Logique.

Grenoble est déjà une ville faible en propriétaires: 40 % au lieu de 60% pour la moyenne nationale. C’est plutôt ce rééquilibrage là dont la ville aurait besoin pour disposer de contributeurs entre lesquels  répartir l’impôt foncier le plus élevé de France.

AUCUNE de CES BELLES ÂMES NE VIT DANS UN QUARTIER de « MIXITE »

Evidemment aucune de ces belles âmes ne vit dans un quartier qu’elle recommande ou qu’elle construit! Aucun élu ne fera une acquisition dans l’opération de l’esplanade car chacun sait bien le risque que va courir la valeur du bien avec 50 % de logement social. Eric Piolle, Olivier Bertrand, Olivier Noblecourt et tous les autres… « dis moi ou tu habites, je te dirai qui tu es ».

LA SITUATION SE DEGRADE à BONNE et à BOUCHAYER VIALLET

D’ailleurs la situation est tendue dans les nouveaux quartiers avec de l’ordre de 35% de logement social comme De Bonne et Bouchayer-Viallet : sous le double effet de la densification excessive ( 1200 logements à Bonne!) et d’une part sociale élevée les problèmes de cohabitation s’accentuent. Les garages de Bonne ont été pillés, les riverains de Bouchayer supportent des nuisances et encore n’ont ils pas mesuré que leur quartier avait été installé en bordure de voirie là ou l’organisme de contrôle de la pollution recommande de ne pas construire pour protéger la santé des populations.

R.CAZENAVE (UMP):  » TROP DE MIXITE TUE LA MIXITE »

Richard Cazenave ( UMP ) a qualifié de “dangereuse” la vision de la municipalité. « Nous pensons que vous al­lez à l’encontre d’une réelle mixité de l’habitat, c’est une leçon que le passé nous a ap­prise : trop de mixité tue la mixité. Le vrai problème est de rendre le logement exis­tant accessible à des popula­tions qui en sont exclues. La mixité que vous proposez aboutira à une ségrégation des populations, vous prépa­rez un avenir détestable » a t il déclaré au Conseil Municipal.

GRENOBLE: JUSTE DERRIERE VILLEURBANNE pour la DENSITE

Un avenir inscrit dans les lignes du passé récent: la bétonisation à outrance de la ville ( Grenoble est la 3 eme ville de France pour la densité, juste derrière Villeurbanne ) produit les résultats que chaque Grenoblois constate. Avec 14 M2 d’espaces verts par habitant contre 31 M2 à la moyenne des grandes villes, c’est l’asphyxie qui menace. Eric Piolle poursuit imperturbablement une politique qui échoue. 15 000 nouveaux habitants au polygone, autant à Flaubert, 650 logements à l’esplanade…

LE CHIFFRE de DEMANDEURS NE VARIE PAS MALGRE 6000 NOUVEAUX LOGEMENTS!

Il a annoncé vouloir construire au moins 450 logements sociaux par an dont 100 logements familiaux. Bien entendu cela ne modifiera rien au faux chiffre de « 14 000 dossiers en attente de logements sociaux « .  On se demande bien pourquoi ce chiffre ne varie pas alors que Grenoble a construit 6000 logements en 5 ans! Et compte 7000 logements vacants.

CONSTITUER UN RESERVOIR ELECTORAL

Il est évident qu’on a à faire à des indicateurs trompeurs et qu’on additionne de la demande d’hébergement d’urgence  ( pour laquelle E.Piolle a créé un appel d’air) avec de la demande de mutation. Ce que veulent la gauche et l’extrême gauche, ce n’est pas répondre à un besoin, mais constituer un réservoir électoral .

E.PIOLLE :  » NOUS AVONS PRIS LA PRESIDENCE d’ACTIS »

D’ailleurs avec sa suffisance habituelle Eric Piolle s’est affiché une fois de plus satisfait de lui-même. Parlant de lui  au Conseil Municipal lundi  il a déclaré  » Nous avons pris la présidence d’Actis ». Ce  » nous  » de majesté semblait accréditer l’idée qu’avec la présidence de l’OPHLM assurée par Eric Piolle, un grand manteau de bonté céleste couvrait maintenant les demandeurs de logements.

Mais les dangers auxquels les Grenoblois vont être confrontés du fait de cette politique n’ont rien de célestes et aucun grand manteau ne pourra les camoufler.

Photo: le quartier Vigny-Musset construit à côté de Villeneuve par la municipalité Destot/Safar (PS) grâce à un PLU élaboré par Pierre Kermen ( Verts/Ades) et voté en 2004 par une majorité PS/Verts….

 

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